Vous êtes rédacteur, copywriter, web designer, développeur… et vous exercez en freelance ? Vous participez, peut-être sans le savoir, à la gig economy. Aussi appelée travail à la tâche, économie des petits boulots ou encore uberisation de l’emploi, cette nouvelle organisation du travail est précaire. Pourtant, vous êtes nombreux à rêver d’indépendance et de flexibilité. Les slasheurs, auto-entrepreneurs et autres gig workers seraient-ils stupides au point de renoncer à la sécurité au profit d’une liberté vacillante ? Non, pas ceux qui ont opté pour une voie médiane : la talent economy ou économie du talent. Découvrez ce qu’est la gig economy et comment n’en garder que les avantages en valorisant vos compétences !

Gig economy : définition et contexte

Gig est un terme employé par les anglophones pour désigner une performance musicale, théâtrale… Son utilisation dans un contexte économique fait référence aux musiciens qui cherchent à se produire dans les salles de spectacle afin de toucher un cachet. Ils doivent trouver un nouveau gig chaque soir afin de vivre en attendant d’être repérés par une maison de disques.

C’est ainsi que la gig economy désigne les tâches rémunérées à la prestation, sans contrat à long terme et sans certitude de gagner de l’argent les jours suivants.

Elle trouve son prolongement dans l’économie de plateforme, lancée par Uber et reprise dans de nombreux secteurs : traductions, services à domicile, rédaction, design…

Les inconvénients de l’économie de la pige

Le manque de sécurité

En France, l’insécurité du statut d’auto-entrepreneur est progressivement compensée par la mise en place d’un véritable régime de protection sociale. À certaines conditions, un indépendant peut être couvert en cas de maladie ou d’arrêt de son activité. Malheureusement, un risque majeur subsiste : la perte temporaire ou le manque de revenus. Si vous ne trouvez pas de clients ou que vos tarifs ne suffisent pas à couvrir vos frais, vous subissez les risques de votre activité de plein fouet.

La spirale infernale de la rentabilité

Acculé par le besoin d’argent, vous pourriez être tenté de rejoindre une plateforme de mise en relation des porteurs de projets et des prestataires. Immédiatement rassuré par la perspective d’avoir des missions régulières, vous tombez dans un engrenage dont certains ont bien du mal à se sortir.

Vous devenez une marchandise présentée dans un catalogue auprès de milliers d’autres, toutes concurrentes. Vous êtes tarifé et noté. Sauf dans de rares exceptions — car elles existent et il faut saluer ces initiatives —, les tarifs sont à peine suffisants pour vous permettre de vivre. N’imaginez donc pas mettre de l’argent de côté pour faire face aux périodes creuses !

Coincé dans ce mécanisme endiablé, vous produisez inlassablement en espérant faire décoller votre chiffre d’affaires. Vous n’avez plus le temps pour développer vos compétences ou chercher des clients qui vous rémunéreront à votre juste valeur.

Bien entendu, les missions peu rémunérées sont une occasion — en or ? — pour s’entraîner et acquérir de l’expérience. Je vous invite d’ailleurs à découvrir l’avis de Lucie sur les plateformes de rédaction :

Le débutant doit les voir comme un tremplin et non une finalité s’il veut gagner le jeu de la gig economy : la flexibilité, sans l’insécurité. Parce que l’économie de la tâche a aussi des avantages.

Les avantages de l’économie des petits boulots

La diversification des risques

Un salarié fait dépendre sa sécurité financière du bon vouloir et de la rentabilité de l’entreprise pour laquelle il travaille. Son avenir professionnel se joue dans un secteur spécifique et au sein d’une seule société dont il ne peut influencer les décisions stratégiques.

En revanche, vos revenus de freelance dépendent de plusieurs entreprises actives dans différents secteurs. Vos risques sont donc répartis. Une divergence de vues ou la faillite d’un de vos clients ne devraient pas mettre en péril votre activité. Bien entendu, vous devez toujours veiller à ne pas dépendre majoritairement d’un seul de vos clients.

La flexibilité géographique et calendaire

Le développement de la technologie permet aux gig workers de travailler à distance. Vous n’êtes plus lié par un lieu et un horaire. Et cela comporte beaucoup d’avantages :

  • Vous organisez votre emploi du temps : vous êtes plus disponible pour votre famille et vos amis, vous pouvez pratiquer vos loisirs… En plus, vous travaillez aux heures pendant lesquelles vous êtes le plus productif.
  • Vous trouvez du sens dans votre travail : vous n’êtes pas rémunéré pour votre seule présence — ce qui mène beaucoup de salariés au boreout —, mais pour la tâche que vous accomplissez.
  • Votre rétribution est directement liée à la qualité de vos prestations : au plus vous êtes performant et compétent, au plus vos tarifs seront élevés.
  • Votre zone de prospection est mondiale : vous ne devez pas vous limiter à un secteur géographique spécifique pour trouver des clients.

La spécialisation

C’est ici que votre avenir de freelance se joue : rejoindrez-vous la masse des indépendants précarisés, ou construirez-vous une véritable expertise pour atteindre les rives luxuriantes du monde des talents workers ?

Parce que le freelancing, c’est aussi l’occasion de devenir une main-d’oeuvre hautement qualifiée, recherchée par les entreprises et rémunérée en conséquence. L’expérience et la spécialisation, par exemple en référencement naturel, sont votre sésame pour passer du statut de marchandise à celui d’artisan. Un client n’achète pas votre temps, mais votre talent.

Être rentable et libre à l’ère de la gig economy

Vous rêvez d’un agenda rempli de commandes bien rémunérées ? Formez-vous !

La façon de vous former dépend de votre secteur d’activité. La plupart des professions qui se sont développées grâce au Web (rédacteur, web designer, webmaster…) peuvent être apprises sur le tas ou grâce à des formations en ligne. En effet, ces activités 2.0 se passent d’un diplôme traditionnel. Il ne faut toutefois pas négliger les preuves de votre expertise : rares sont les clients qui vous croiront sur parole ! Un certificat de fin de formation ainsi qu’une démonstration de vos compétences seront vos alliés pour développer votre rentabilité le plus rapidement possible.

Une fois formé, ne perdez pas votre temps à effectuer des missions qui ne nécessitent que peu de capacités ou dont le résultat n’a aucune valeur ajoutée. Ne refusez pas une offre qui vous semble compliquée et cherchez des clients qui attendent un véritable travail de pro… même si ça vous fait peur !

Et si vous êtes un rédacteur web freelance ou que ce métier vous intéresse, j’ai une bonne nouvelle pour vous : la formation de Lucie a fait ses preuves pour plusieurs centaines d’élèves qui sont devenus rédacteurs SEO. Pourquoi pas vous ?

Anne Beckers — Correctrice et coach dans l’équipe de Lucie Rondelet et ancienne élève Origami 2

Sources :

Banque nationale du Canada

Assurance chômage pour les travailleurs indépendants

Mavenlink : The white collar gig economy

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