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Baskets blanches, pantalon de survêt’ et T-shirt : ce 17 octobre 2018, c’est un Vincent Courson respirant la “Googlitude” que j’ai rencontré. Arrivée avec quelques minutes d’avance au Village by CA d’Angers, je sens toutefois que le temps du porte-parole SEO de Google est précieux. Regard toutes les 2 minutes sur sa montre, légèrement surpris de devoir attendre le fameux “quart d’heure angevin” avant de pouvoir débuter sa conférence. Lorsqu’il démarre, accrochez vos ceintures ! Le train à grande vitesse est lancé, les informations défilent à toute allure dans un jargon technologico-franglais : novices s’abstenir. Cela ne semble toutefois pas poser de problème à l’assemblée composée, d’après mes observations, d’étudiants en marketing, chargés de communication digitale, webentrepreneurs, propriétaires de sites et blogueurs. Les questions ne fusent pas lors des pauses consacrées aux échanges et pour cause : il n’y a pas eu de scoop. L’auteur du blog de Google n’a fait qu’approfondir des éléments déjà communiqués par le géant du web. Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de cet article : c’est l’expérience utilisateur. Allez venez, je vous explique !

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Mobile First Indexing : la version mobile n’est plus une option

Comment se comporte l’utilisateur de Google ? Il se sert de plus en plus de son smartphone ou de sa tablette pour effectuer des recherches. Google s’adapte et très logiquement choisit d’indexer en priorité les contenus adaptés aux mobiles puisque cela correspond au quotidien de son internaute.

Ce qui signifie que s’il existe deux versions d’un site, une desktop (pour ordi) et une pour mobile : c’est la version mobile qui sera scannée par le Googlebot. Cela ne pose donc pas de problème à tous ceux qui ont un site “responsive” (adapté aux mobiles). Ceux qui doivent se remettre en question sont :

  • ceux qui n’ont pas de version mobile de leur site (paaaas bien) : pas pratique pour l’utilisateur donc pas mis en avant par Google ;
  • ceux qui ont une version mobile allégée de leur site et donc incomplète ;
  • ceux qui possèdent une URL mobile différente de celle du site principal, par exemple : “m.monsite.com” car seule celle-ci sera prise en compte pour le référencement naturel, larguant derrière elle sa version desktop dans les tréfonds du SERP.

Ki ki faut faire pour être bien vu ? Avoir une version mobile au top :

  • contenu primaire ;
  • meta-datas ;
  • données structurées ;
  • Hreflang ;
  • rel “canonical” inchangé ;
  • crawl budget optimisé : bande passante suffisante, serveur puissant…

Le retour des propriétaires de sites par rapport à ce nouveau fonctionnement :

  • ils ont reçu beaucoup de notifications (ce n’est pas bien méchant lorsque tu ne gères qu’un seul site mais lorsque tu en as des dizaines voire des centaines multiplié par X notifications, ça surcharge) ;
  • les caches seraient indisponibles (je répète studieusement, car perso je ne m’en sers pas).

Speed Update : la vitesse doit être au rendez-vous

Revenons à notre fil conducteur : vous, moi, eux, bref ceux qui utilisent internet pour rechercher une information. Que faites-vous lorsque après avoir cliqué sur un lien…  rien ne vient ? Ou alors qu’une balle rebondit pour vous faire patienter (c’est déjà mieux) ? Perso, je reprends mon sac et mon manteau et je repars aussi sec toquer à la porte d’un site qui me fera entrer plus rapidement.

Plus ça va, plus le mobinaute est impatient. Il s’habitue à ce que ça aille vite donc le très rapide devient la norme et le reste “ça rame”.

Google notre “Monsieur-je-sais-tout” l’a bien compris et s’adapte pour nous satisfaire. Donc, à la question : “la vitesse est-elle un critère de positionnement dans le SERP ?” La réponse est un grand “oui” ! C’est valable également pour les versions mobiles.

J’attire toutefois votre attention sur une notion importante : rien ne sert de se tirer la bourre pour être une  ½ seconde plus rapide que votre concurrent, c’est de l’énergie dépensée pour rien. Il faut être rapide point. C’est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est d’avoir un site lent, vous voyez ce que je veux dire ?

Schématiquement :

  • les rapides sont logés à la même enseigne, c’est ensuite le contenu qui fera la différence ;
  • les lents sont pénalisés car ils font râler les utilisateurs.

C’est bien gentil tout ça me direz-vous mais comment savoir si je fais partie des bons élèves ? Pas d’affolage, vous pouvez évaluer la vitesse de votre site à l’aide de différents outils. Cela dit, une fois ces outils en main, concentrez-vous sur les paramètres (metrics) qui ont un impact sur l’utilisateur :

  • Chrome User Experience Report ;
  • Lighthouse ;
  • Page Speed Insights ;
  • Webpagetest ;
  • Test My Site.

Psssssst : pour la p’tite histoire, il semblerait que Webpagetest et Test My Site suscitent des débats dans le milieu du Web car ils sont plus ou moins sous le giron de Google lui-même. Voilà, c’était juste pour faire ma commère.

Reste une question : quand est-ce que je peux me considérer comme lent ? (Enfin mon site, vous m’aurez comprise…) Alors ce que je vais faire, c’est que je vais vous donner une info, après libre à vous d’en faire ce que vous voulez : au delà de 3 secondes, le taux de rebond augmente de 25 % à chaque seconde supplémentaire, voilà c’est dit.

Bon à savoir :

Il existe deux manières d’évaluer la vitesse d’un site :

Données de labo… Données réelles…
…ou comment le site répond sur la machine du développeur.

C’est intéressant pour analyser des évolutions en ne faisant varier qu’un seul paramètre, le reste étant fixe.

…ou comment le site répond chez moi à Saint-Maurice-la-fougereuse bras tendu au dessus de ma tête pour espérer capter un peu de WIFI…non ? Bon ba de la 3G alors…non plus ? Bon tant pis…

Et c’est cette situation qui intéresse Google car elle est plus représentative des besoins de son utilisateur chéri.

Accelerated Mobile Page (AMP) : LA nouvelle technologie à connaître

Alors là, tout le monde semblait connaître sauf moi mais j’ai fait style qu’il n’y avait aucun problème et surtout pas de questions, mon Dieu non ! Trop de risques d’être démasquée dans mon imposture… Ce que j’ai compris (quand même) :

  • c’est une nouvelle technologie qui combine j’sais pas quoi et j’sais pas quoi (HTML, Javascript et système de cache). Grosso modo, c’est top et ultra rapide ;
  • ça permet d’avoir un contenu dynamique, moderne et au visuel aguicheur ;
  • c’est ce qui apparaît dans les carrousels (les bandes avec des photos/vidéos qui apparaissent en haut du SERP sur certaines requêtes).

Cette technologie est tellement rapide et design qu’elle est difficile à concurrencer. Comprenez, si vous voulez une place dans un carrousel : mettez-vous à l’AMP. Vous pouvez consulter des études de cas en suivant ce lien : it’s in english but you can use Google Translate.

Pas de problèmes… enfin si peut-être :

  • il faut vérifier que ce format soit compatible avec vos partenaires (de publicité par ex.) ;
  • le contenu est stocké sur un serveur appartenant à Google : comme ça, la boucle est bouclée n’en parlons plus ! Évidemment, l’intervenant n’est pas le plus à l’aise du monde sur cette question mais il joue le jeu face aux questions très polies sur cette omniscience du moteur de recherche. Réponse claire et assumée : pour l’instant AMP c’est à 95 % Google, mais ça a vocation à devenir plus neutre. Voilà.

Search Console : la nouvelle version arrive

Bon, on est entre nous donc je vous le dis : ce n’était peut-être pas l’actu la plus croustillante de la soirée mais c’est bien de le savoir quand même. La Search Console (SC) se refait une santé et se met à la page. La migration de l’ancienne version vers la nouvelle se fait progressivement depuis janvier 2018. Ce qui change :

  • l’interface se modernise et devient (enfin) mobile friendly ;
  • le back-end est unifié ;
  • elle fonctionnera selon une nouvelle logique, que voici que voilà :

problème détecté → notification → explication à l’utilisateur de la SC → test → résolution du problème. Paf-Pouf, l’affaire est dans le sac.

Les fonctionnalités évoluent également :

  • Nouvel outil d’inspection d’URL : est-elle indexée ? Est-elle responsive ? Date du dernier crawl ? Contient-elle du duplicate content ?  Est-elle associée à de l’AMP ? Résultats enrichis ? Contient-elle des données structurées ? Des erreurs 301 ? 404 ? ;
  • autres évolutions : 16 mois de données de trafic, nouvelles informations pour les recettes de cuisine (résultats enrichis), nouveaux filtres dans le rapport de performance qui permettent de montrer les données pour les résultats Web Light  et Google Play Instant .

Petit Couac : la nouvelle Search Console ne possède pas l’outil pour supprimer une URL, poing poing poing poiiiing. Comme c’est pourtant pratique, l’équipe de Google “y travaille”, elle cherche une solution pour qu’il y ait moins d’erreurs de suppression en mode “Oups, j’ai cliqué sans faire exprès et tout a disparu”.

Bonus (infos glanées au détour d’une question) :

  • il y a toujours au moins 24 h de décalage entre le SERP et la SC mais les gros sites (Amazon et Cie) bénéficient de mises à jour plus régulières. Voilà, c’est dit. Ça ne change pas grand chose pour nous mais c’est dit ;
  • le fait que le site soit sous WordPress n’est pas un frein au SEO à condition qu’il soit correctement installé (à bon entendeur…) ;
  • pour espérer obtenir un “Featured Snippet”, il faut rédiger un contenu hyper précis sur une question qui ne l’est pas moins.

Je conclue sur un super teasing : un outil d’information sur les crawls va arriver… tadam !

À retenir

Voilà, vous savez tout ce que j’ai appris, moi la fille cool de FRW (auto-kiff) à cette conférence SEO menée par Vincent Courson, le mec cool de chez Google. Si vous ne deviez retenir qu’une chose c’est l’ex-pé-rience u-ti-li-sa-teur (UX) : mettez-vous à la place de l’internaute et vous aurez tout compris. 🤓

Liens qui pourraient vous être utiles :

  • blog webmaster-fr : le blog officiel de Google sur lequel Vincent Courson est auteur ;
  • Village by CA d’Angers : le camp de base des startups du Maine-et-Loire ;
  • Web Camp Day : l’événement webmarketing du 24 mai 2019 à Angers (décidément ça bouge dans le coin !).

Ingrid B., élève de la Formation en Rédaction Web SEO “Liberté” de Lucie 🙂

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