En tant que rédacteur web débutant ou confirmé, vous ne pouvez plus ignorer ce terme : le briefing ou brief. Il désigne l’ensemble des informations et des consignes données au rédacteur web par son client — une agence de stratégie digitale, par exemple — afin qu’il puisse effectuer correctement son travail. Eh oui, c’est souvent ainsi : avant de vous lancer dans la rédaction d’un contenu, vous devrez impérativement prendre connaissance de certaines exigences qui vous sont imposées à travers un cahier des charges éditorial. Alors, comment être sûr de bien faire ? Découvrez sans plus attendre mes 5 conseils pour lire un briefing en rédaction web et ainsi maximiser vos chances de faire le bonheur de vos clients ! Envie d’un petit bonus ? Je vous rappelle en fin d’article les 4 erreurs à ne surtout pas commettre. 😉

1. Prendre en compte ce qui n’apparaît pas (nécessairement) dans les consignes de rédaction

Premier conseil — qui peut paraître un tantinet paradoxal — : pour bien lire un briefing, il faut commencer par avoir en tête ce qui n’en fait pas partie. Je m’explique.

Pour vous mettre dans de bonnes conditions de rédaction, il est nécessaire d’être parfaitement au fait des objectifs, notamment commerciaux, de votre client. Pour ce faire, le mieux est encore de communiquer directement avec lui en amont. À défaut, vous pouvez vous balader sur son site afin de glaner quelques informations. De cette manière, même si un élément n’apparaît pas dans le briefing ou vous paraît obscur, vous serez capable de vous faire une idée de ce qu’on attend de votre travail.

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Veillez donc aux à-côtés du briefing. Souvent, de précieux éléments de compréhension vous ont été fournis en amont du briefing lui-même. Cela peut être :

  • dans une vidéo ;
  • lors d’un appel téléphonique ;
  • au moment de la signature d’un contrat ou dans le contrat lui-même ;
  • etc.

Prendre des notes tout au long de vos échanges avec votre interlocuteur vous permettra d’aborder les briefings avec plus de préparation et, donc, de sérénité.

💡 Ce conseil vaut tout aussi bien au moment de votre formation en rédaction web : la plupart du temps, il vous faudra agréger plusieurs informations en plus de la consigne de l’exercice elle-même. Alors, ouvrez l’œil et l’oreille !

2. Distinguer les différents éléments à prendre en compte lors de la première lecture du briefing

Un briefing, c’est un peu comme un crabe ou une écrevisse. Avant d’arriver au contenu, il faut dé-cor-ti-quer ! C’est mon deuxième conseil : avant de vous mettre à rédiger, prenez des pincettes, craquez la carapace et utilisez une série d’ustensiles pour extraire toute la chair possible. Bref, prenez le temps d’identifier tout ce que le client attend de vous. Or, cela commence par dissocier les différents éléments qui composent ce singulier document.

Mais quels sont-ils ? En règle générale, on retrouve dans un brief :

  • des informations à propos du type de production attendu ;
  • des éléments relatifs à l’objet, la thématique, l’objectif du texte et sa cible ;
  • des consignes concernant les spécificités du contenu et le contexte de sa réalisation.

Autrement dit, impossible de se mettre à écrire sans préalablement répondre aux questions suivantes :

  • Que dois-je écrire (type d’opération intellectuelle à réaliser) ?
  • Sur quoi dois-je écrire (objet et thématique) ?
  • Pour qui et pourquoi (objectif et cible) ?
  • Comment procéder (éléments contextuels) ?

Je vais maintenant détailler ces différents points d’intérêt.

3. Identifier très précisément dans les guidelines le type d’opération intellectuelle à réaliser

Vous venez de le voir : c’est l’un des éléments principaux, sinon l’élément principal, que l’on retrouve dans un briefing. Lorsque vous vous mettez à lire un brief, assurez-vous de bien cerner l’opération intellectuelle qui est attendue de vous. Il peut, par exemple, s’agir d’effectuer :

  • une correction ;
  • une retranscription ;
  • un résumé ;
  • une reformulation à partir d’une ou de plusieurs sources ;
  • une création originale de contenu personnalisé (script, article de fond, page à propos, etc.).

Il est capital de bien comprendre ce que vous allez devoir faire. Pour vous faciliter la tâche, voici un petit tour d’horizon de ces différents types de missions que vous pouvez être amené à réaliser..

La correction

La correction consiste à repérer les erreurs orthographiques et les coquilles. Lorsqu’on vous demande un travail de correction, vous devez donc en principe vous contenter de faire appel à vos connaissances en matière d’orthographe, de grammaire, de syntaxe et de typographie.

La retranscription

Un client peut vous demander un travail de retranscription (travail de sous-titrage, retranscription d’un script ou d’un entretien, etc.). Dans ce cadre, vos doigts sont mis à contribution : il vous faut être attentif et taper ce que vous écoutez.

Le résumé

Un résumé est une synthèse des éléments présents dans un document (texte, audio, vidéo). Pour mener à bien cette tâche dans les règles de l’art, vous devez normalement reprendre la structure du document, ainsi que toutes les informations essentielles ; le tout en conservant le ton et le style adoptés dans le document original (à moins que le briefing ou le client ne vous indique autre chose).

La reformulation à partir d’une ou de plusieurs sources

Alors que le travail de synthèse vise à réduire le texte en en conservant la structure, le ton et le style, la reformulation vise à conserver un texte d’une longueur comparable, tout en modifiant la structure et, éventuellement, le ton et le style. Leur point commun : faire avec les informations présentes dans le ou les documents d’origine.

Lorsque vous travaillez à partir de plusieurs sources, le travail se complique quelque peu. Pourquoi ? Parce que vous devez comparer, interpréter, classer et éventuellement généraliser les informations venues de différents canaux.

La création d’un contenu original et personnalisé

Ce type de contenu va encore plus loin que la simple application de connaissances (correction) ou la restitution d’informations (retranscription, résumé, reformulation), puisqu’elle implique de :

  • faire des liens originaux entre différentes sources ;
  • prendre de la distance et porter un regard critique sur ce qui a été lu.

Un briefing de ce type vous amènera à construire une analyse ou un jugement personnalisé, menant au-delà des sources consultées. Certains articles de blog ou pages à propos peuvent, à mon sens, être classés dans cette catégorie.

Exemple : lorsque vous écrivez une page à propos, vous ne devriez pas simplement reformuler le parcours professionnel de votre client ou résumer les informations qu’il vous a fournies. Les meilleures pages à propos parviennent à faire passer quelque chose de plus et à créer un lien d’intimité entre votre client et sa cible.

📖 C’est d’ailleurs ici que le copywriting et le storytelling sont les plus utiles au rédacteur web. Pour en savoir plus, lisez cet article qui explique comment écrire une page à propos.

4. Cibler l’objet, la thématique, l’objectif et le client type du contenu à rédiger

Voici mon quatrième conseil : la lecture du briefing doit vous amener à faire le lien entre le type d’opération à effectuer (conseil 3) et les éléments suivants.

  • L’objet du texte : parlez-vous d’une notion, d’un produit, d’un service, d’un phénomène, d’un personnage, etc. ?
  • Sa thématique : allez-vous présenter la direction d’une grande entreprise de nettoyage industriel ou les services d’une petite autoentreprise en puériculture ?
  • Son objectif : le but principal du contenu est-il de convaincre de passer à l’action, d’informer, de distraire, etc. ?
  • La cible : à qui s’adresse le texte ?

En règle générale, le brief comporte toutes ces informations. En outre, vous avez très probablement connaissance de certaines d’entre elles avant même de recevoir le briefing. Dans tous les cas, il est capital de se les remettre en tête avant de commencer à rédiger, sans quoi le hors-sujet vous guette !

5. Être attentif aux éléments de contexte des spécifications rédactionnelles et planifier la tâche

Dernier conseil. Prenez en compte — et, pourquoi pas, notez précisément — les différentes consignes relatives au contexte et aux modalités précises de rédaction. J’entends par là, par exemple :

  • le timing à respecter (la redoutée deadline) ;
  • le nombre de mots ;
  • la structure (si celle-ci est imposée) ;
  • les demandes concernant l’usage d’outils particuliers (le client ou l’agence de stratégie digitale peut vous donner des indications méthodologiques ou vous imposer l’utilisation de certains logiciels, notamment quand il s’agit d’articles SEO) ;
  • le traitement des images, si cela est pertinent ;
  • enfin, bien sûr, le style et le ton.

Lire un briefing avec soin vous permettra de mieux vous organiser pour effectuer le travail demandé. Concrètement, vous deviendrez capable de :

  1. mieux définir les différentes tâches à réaliser (recherches, lecture, analyse, etc.) ;
  2. les planifier de façon plus efficiente.

Avant même de vous lancer dans la rédaction du contenu, vous saurez clairement où vous allez et combien de temps vous pouvez consacrer à chaque étape.

En bonus : les 4 principales erreurs à ne pas commettre lorsque vous devez lire un briefing en rédaction web

Erreur 1 : ne pas prendre le temps de lire le briefing jusqu’au bout avant de démarrer votre travail ! Soyons clairs : il est primordial de toujours lire un briefing en entier avant de démarrer. Pourquoi ? Car certaines informations capitales peuvent être indiquées à la fin du document ; ne pas le lire entièrement vous expose donc au risque de « louper » certaines exigences du client.

Erreur 2 : prendre un type d’opération intellectuelle pour un autre. C’est une erreur qui revient souvent en cours de formation, notamment. Ne reformulez pas si on vous demande de corriger ; ne résumez pas si on vous demande de reformuler ; n’allez pas chercher plusieurs sources si on vous demande de reformuler un seul article, etc. Je sais, cela peut être diablement frustrant de s’en tenir à une correction lorsqu’on est face à un texte sans queue ni tête ! Mais c’est le jeu et — finalement — c’est aussi ce qui contribue à faire la richesse de notre métier.

Erreur 3 : oublier les éléments de contexte. Par exemple, si le briefing indique un nombre de mots ou de caractères, veillez à respecter ce critère (la règle en vigueur, concernant ce point précis, consiste à ne pas dépasser plus ou moins 10 % du volume demandé). De façon plus générale, respecter les points de détail du briefing est important et sera toujours très apprécié par le client. Dans le cas contraire, vous prenez le risque de créer des allers-retours inutiles et, in fine, de le fâcher.

Erreur 4 : commencer à rédiger sans avoir planifié la période de travail. Vous lancer tête baissée dans la rédaction d’un contenu sans avoir bien balisé les étapes à suivre et le temps dont vous disposez pour celles-ci vous fait courir le risque de ne pas pouvoir terminer dans les temps ou bien d’en faire trop ; combien de rédacteurs web débutants et même chevronnés ne parviennent pas à terminer un article parce qu’ils ne se sont donné aucune contrainte temporelle !

🏁 Et voilà… Cet article est déjà fini. J’espère qu’il vous aura été utile. Je me suis surtout concentré sur la teneur rédactionnelle « pure » des briefs, sans aborder la question du SEO. Qu’à cela ne tienne, vous trouverez beaucoup d’autres infos sur ce thème sur le blog, et notamment dans ce guide complet sur l’optimisation des contenus.

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À bientôt !

Nicolas Delforge, ancien élève Origami 5 et coach FRW

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