Quand on débute dans l’écriture pour le Web, il est fréquent de commettre quelques erreurs face à un briefing de rédacteur. Certaines peuvent quelque peu agacer les clients. Pour vous aider à faire vos armes, voici un petit tour d’horizon des petites maladresses des rédacteurs web juniors.

Ne pas respecter les consignes éditoriales

Cela paraît tellement évident, mais l’erreur la plus fréquente des rédacteurs web débutants est de s’affranchir des instructions du client. Or, le brief éditorial doit être respecté à la lettre pour espérer le satisfaire. Il peut arriver qu’il soit très long et sa lecture un peu fastidieuse, c’est vrai. Avec l’expérience, vous finirez par choisir vos missions également en fonction des consignes de rédaction. Lire un document de 4 pages pour un seul contenu à rédiger peut s’avérer chronophage. Mais lorsqu’on débute, c’est très formateur.

Aussi, prenez le temps de bien lire la commande de votre client. Surlignez les points importants comme le nombre de H2, le nombre de mots, le ton, la présence d’un call to action… S’il le faut, notez tous ces points sur votre carnet de prise de notes. Faites vos recherches puis rédigez votre texte. Au moment de la relecture, reprenez le brief et checkez les consignes point par point pour vérifier qu’elles ont bien été respectées. C’est le seul moyen de vous assurer que votre contenu répond aux attentes. Si on vous demande 1 000 mots, n’en livrez pas 700. Si on attend de vous un texte structuré avec 4 intertitres, n’en mettez pas que 2… Et ainsi de suite.

En faire plus que demandé dans le briefing de rédacteur

Vous aimez bien faire ressortir les mots importants en gras ? C’est d’ailleurs ce que vous faites pour votre propre blog et vous adorez procéder ainsi. Oui, mais voilà, votre client ne vous a rien demandé, lui. Alors, pourquoi barbouiller votre texte de termes mis en relief ? C’est assez simple finalement : n’en faites pas plus que ce qui est attendu. En tout cas, ne le faites pas si vous ne vous êtes pas entendu au préalable sur ce point avec votre client.

C’est valable pour tout : les liens hypertextes, les balises HTML… Imaginez la tête du client qui va prendre connaissance d’un contenu qui n’est pas conforme à sa demande, avec du gras, des liens et des balises (oui, j’y vais fort 😉). Que va-t-il faire ? 2 possibilités :

  • Vous renvoyer votre texte en réclamant que vous enleviez les éléments non prévus dans le briefing : dans ce cas, vous perdez du temps tous les deux.
  • Ôter lui-même le superflu : il perd alors un temps fou et risque de ne plus faire appel à vous par la suite.

Autre exemple avec la prestation de correction. On vous demande de corriger les fautes et coquilles présentes dans un article. Certaines tournures ne vous plaisent pas, aussi vous reformulez quelques phrases. Encore une fois, votre client risque de ne pas être satisfait. Il est certain que la frontière entre correction et reformulation est parfois ténue. Le mieux restera toujours d’échanger avec votre client avant le démarrage de la prestation pour bien cerner ses attentes. Son style ne vous plaît pas ? Lui, au contraire, peut y être très attaché et vous risqueriez de le vexer. Gardez cela à l’esprit.

Confondre balisage HTML et styles

Voici encore un cas couramment rencontré. Le briefing de rédaction web demande expressément un balisage HTML. À la place, le client se voit livrer un texte avec les styles du traitement de texte utilisé (titre 1, titre 2…). C’est très joli, peut-être, mais ce n’est pas ce qu’il voulait. Lorsqu’un client vous demande un texte balisé, il attend qu’il contienne les balises HTML. En tant que rédacteur web, vous n’avez pas besoin de maîtriser l’entièreté du langage HTML. Vous n’êtes pas développeur. Les balises <hn>, <em>, <strong>, <ul> et <li> suffisent en général amplement. Veillez à bien les écrire (pas d’espace avant les chevrons, h en minuscule…) et à correctement les fermer.

Vous pouvez vous aider du module complémentaire Docs to Markdown pour Chrome : il les génère automatiquement. Une petite vérification s’impose quand même après. Pour peu que vous ayez mis une espace après la dernière lettre de votre titre avant d’aller à la ligne, vous vous retrouvez avec un blanc précédant la balise de fermeture. Faites aussi attention aux listes à puces : ce générateur oublie systématiquement de fermer les balises de vos tirets.

Lorsque vous n’êtes pas certain d’avoir correctement balisé votre texte et voulez être sûr de ne pas avoir oublié de balise fermante, allez jeter un œil au rendu grâce à un éditeur de HTML. Très pratique !

Pour faciliter la relecture de votre article, vous pouvez éventuellement fournir à votre client un document avec les deux versions à la suite : l’une avec le balisage HTML et l’autre sans, bien plus lisible.

Ne pas corriger les fautes d’orthographe dans les mots-clés du brief

Combien de briefs SEO contiennent des fautes d’orthographe dans les mots-clés ! Une erreur répandue est de ne pas les corriger et de penser que si le client a écrit le mot « tire bouchon » sans trait d’union, c’est qu’il faut le placer de la même manière. #bruitdebuzzerréponsefausse. Non, vous devez corriger les fautes présentes dans le briefing !

Dites-vous que si votre client était un crack en orthographe, il n’aurait peut-être pas besoin de faire appel à un rédacteur. Si vous travaillez avec une agence de stratégie digitale, sachez que le métier de votre interlocuteur c’est référenceur, pas expert en orthographe. Il est pressé, rédige parfois les consignes aux créateurs de contenus à la va-vite et dans la précipitation, des traits d’union peuvent disparaître et des fautes se glisser dans certains mots. Vous ne lui en tiendrez pas rigueur, mais lui, si !

Être hors sujet

Imaginez : votre client vous demande d’écrire une fiche produit pour du matériel de trekking, une tente ultralégère pour 2 de la marque XYZ TREK, modèle ARF800. Vous avez beau chercher sur le Net, vous ne trouvez pas cette référence. Qu’à cela ne tienne, vous décidez de vous appuyer sur le modèle ZUT500 de la marque. Je suis bien obligée de remettre un petit coup de buzzer ! Si on attend de vous que vous décriviez un modèle, il faut vous reposer sur les éléments en votre possession (une photo, un descriptif technique…). Vous n’avez rien de cela ? Alors, contactez votre client, mais ne prenez pas l’initiative de décrire un autre produit. Ce n’est pas ce que l’on vous demande et vous serez à côté de la plaque. À votre avis, comment réagira votre client ?

Et vous, à vos débuts, laquelle de ces erreurs avez-vous commise face un briefing de rédaction web ? Une autre pépite à partager – en toute bienveillance – avec nous ?

Stéphanie Soulier – Correctrice, rédactrice et chargée éditoriale dans l’équipe de Lucie Rondelet, ancienne élève Origami 4

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