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La réussite n’est pas toujours une affaire de talent ou de compétences, d’ailleurs, elle est très subjective, quand certains vont considérer qu’ils ont réussi parce qu’ils ont une Rolex à 50 ans, d’autres seront heureux d’avoir pu faire un potager ou aidé un proche dans des moments difficiles. Dans ce contexte, comment évaluer la réussite d’un rédacteur web freelance ? Par une estimation de son salaire ? Par le nombre d’heures qu’il passe à rédiger ? Par le temps libre qu’il réussit à se dégager ? Ou bien par l’intérêt qu’il porte aux missions qu’il rédige ? Nous avons tous une perception différente de la réussite et des attentes qui nous sont propres… nous devons donc nous fixer des objectifs qui nous ressemblent et qui répondent parfaitement à ce qu’on attend DE NOUS-MÊME (et pas des autres).

Tous formatés ?

J’espère que ce n’est plus un secret pour vous : nous sommes tous manipulés, depuis toujours. Cette phrase ne sort pas de mon chapeau et je ne suis pas pro-théorie du complot, mais c’est un fait. On nous dit depuis toujours qu’il faut manger de la viande parce que c’est bon pour la santé, qu’il faut boire beaucoup de lait pour bien grandir (interrogez les Japonais – qui ont la plus longue espérance de vie – vous verrez leur avis sur le sujet) et que l’eau contenue dans des bouteilles en plastique est meilleure… Ça, c’est pour la consommation. Pour le reste, nous sommes tout autant conditionnés : image du couple, de l’amour, de l’éducation, de la virilité, tout y passe ! Les films, les informations télévisées, la presse, la mode, notre emploi : on nous dicte ce que l’on doit faire depuis toujours, on nous gave de “vérités” qui n’ont absolument rien de vrai, on nous crée des besoins qui ne sont basés que sur des envies… envies qui n’existeraient certainement pas si on ne nous avait pas “excités”, “donné envie” avec ces pubs qui inondent notre quotidien.
Signez un CDI et vous aurez un crédit pour pouvoir consommer plus. Faites de grandes études et vous gagnerez plus, pour pouvoir dépenser plus et offrir une “vie de rêve” à vos enfants (vraiment ?).

Vous vous demandez où je veux en venir et quel est le rapport avec la rédaction web ? J’y viens tout de suite, car je fais régulièrement un constat assez amer : en tant qu’entrepreneuse et formatrice, je me retrouve très souvent confrontée aux doutes de certains lecteurs ou élèves : “vais-je vraiment réussir en tant que rédacteur web ?”, “y a t-il vraiment des clients dans ce domaine”, “comment dépasser mes peurs et me lancer à mon compte ?”.
Lorsque je gratte un peu, je me rends compte que ces questions découlent d’un mal être, d’une peur qui engendre des blocages au quotidien :
– peur du regard de l’autre ;
– peur de perdre un CDI, considéré comme un “pass sécurité” ;
– peur de ne pas être à la hauteur ;
– peur de ne pas réussir tout de suite et donc, de devoir réduire un certain niveau de confort.

Je comprends bien évidemment que ces peurs soient légitimes et je pourrais vous dire que je les ai connues moi aussi… mais je vous mentirais. Ces peurs découlent d’un conditionnement que je n’ai finalement peut-être jamais vraiment connu. D’après moi, entreprendre est synonyme de liberté : liberté de créer, liberté de s’organiser comme on veut, liberté d’apprendre ce que l’on veut, de travailler avec qui on veut, etc. etc. Personnellement, je n’ai pas peur de ce que l’on nomme “l’échec”, car pour moi, la notion d’échec est justement une question de perception. Jamais je n’échouerai professionnellement car j’apprendrai systématique de mes erreurs. Si vous me suivez, vous vous souvenez peut-être de ma citation favorite (de Nelson Mandela) : “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends”.
Je considère en revanche que je peux échouer dans d’autres domaines : échouer dans l’éducation de mes filles, échouer dans mes relations amicales, familiales, amoureuses. Mais professionnellement, il n’y a pas d’échec, car j’estime que l’on peut systématiquement se recycler et qu’il n’y a pas de sous-métier, qu’on est dans un pays qui nous soutient lorsqu’on veut entreprendre et joue au filet de sécurité quand on se retrouve dans la m***de.
La sobriété ne me fait pas peur pour la simple et bonne raison que j’ai grandi dans un environnement dénué de superficialité et j’ai été élevée par des parents très peu matérialistes… Je n’ai pas peur d’entreprendre car je sais que quoi qu’il arrive dans mon travail, à partir du moment où ceux que j’aime sont en bonne santé, j’ai le POUVOIR d’être heureuse puisque je peux passer d’excellents moments avec eux.

L’état d’esprit de l’entrepreneur existe

Du haut de mes presque 35 ans (allez, j’en profite, il me reste quelques jours ! :-p), je peux dire que j’ai rencontré pas mal de monde, notamment des entrepreneurs. D’ailleurs, je dois me rendre à l’évidence : je commence à m’entourer naturellement de personnes qui entreprennent, même dans mes relations amicales, au quotidien. J’ai remarqué plusieurs choses (c’est très subjectif, mais c’est justement le principe du blogging !) : il existe plusieurs profils chez les entrepreneurs qui réussissent :
– ceux qui sont débrouillards depuis toujours et qui adorent les challenges ;
– ceux qui ont vécu un traumatisme et sont allés de l’avant (croissance post-traumatique) ;
– ceux qui ont confiance en eux et qui n’ont pas de stress au niveau matériel (soit parce qu’ils ont de l’argent de côté, soit parce qu’ils ne sont pas matérialistes) ;
– ceux qui ont impérativement besoin de réussir, car ils n’ont pas le choix (enfants à charge, perte d’emploi, etc.) ;
– ceux qui ne font partie d’aucune de ces catégories, mais qui ont compris que rien ne tombait du ciel et qu’il fallait travailler pour parvenir à ses fins.

À l’inverse, il existe également un mindset des entrepreneurs qui stagnent (voire, ne réussiront jamais) :
– ils doutent de tout car ils manquent de confiance en eux ;
– ils cherchent des réponses auprès des mauvaises personnes (ils attendent sans doute qu’on confirme leurs doutes pour mieux appréhender un éventuel échec et pouvoir le justifier par la suite) ;
– ils sont trop orgueilleux, refusent de démarrer en bas de la pyramide, même s’ils ne connaissent rien au job (car ils valent “mieux que ça”) ;
– ils ne sont pas bien entourés (leurs proches ne les encouragent pas) ;
– ils sont très mal organisés et n’appliquent pas du tout la loi de Pareto (ils perdent du temps dans des actions chronophages et totalement inutiles pour leur business) ;
– ils ne démarchent pas les clients, de peur d’essuyer des refus…

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Ce n’est pas une tare de ne pas avoir “le bon mindset”, c’est juste une histoire de vie…

Réussite ou échec : cercle vertueux ou vicieux | À vous de choisir

Ceux qui échouent

Très souvent, ceux qui échouent ou galèrent ressentent le besoin de partager leur désarroi : ils se ruent sur les réseaux sociaux et autres canaux de diffusion pour partager leur misère dans l’attente qu’un autre rédacteur déchu leur confirme leurs doutes. Ensemble, ils alimentent ce que j’appelle des “groupes de la déprime”, pensant qu’ils ont trouvé une vraie communauté. Résultat : ils n’avancent absolument pas et se tirent tous vers le bas. Quand je vois ce genre de chose : je fuis, car je me sens désemparée, comme aspirée dans une spirale négative et toxique qui me vide totalement de mon énergie.

Ceux qui réussissent

Ceux qui réussissent ont pleinement conscience de tout ce que je viens d’expliquer, dans leur parcours de vie, ils ont vu des personnes évoluer, d’autres décrocher. De plus, ils sont lancés dans leur activité et ont suffisamment de clients pour profiter de leur vie pro et perso, sans avoir besoin d’aller se rassurer sur les réseaux sociaux. Résultat : ils sont peu visibles et interviennent très rarement pour participer à des débats chronophages qui leur demanderaient beaucoup de temps et d’énergie. Ils sont épanouis et préfèrent échanger avec des entrepreneurs qui réussissent et avec lesquels ils pourront partager des conseils et astuces…
Ce comportement n’est pas élitiste, mais naturel : nous cherchons généralement à nous entourer de personnes qui ont le même état d’esprit que nous (exactement comme le font ceux qui sont pessimistes d’ailleurs).

Je constate donc qu’il existe deux mouvements très marqués : ceux qui doutent et n’arrivent pas à s’extraire de leur spirale infernale, et ceux qui vont de l’avant et entrent dans une sorte d’accélérateur, un cercle vertueux de la rédac’.

Réussir en rédaction web : une question de mindset ou de perception ?

Les deux mon général ! Pour réussir, il faut soit être acculé, soit être bien dans ses baskets… Mais quand peut-on considérer que l’on a réussi professionnellement ?
Arf, cette question est très subjective comme je vous l’ai dit. Si vous me posez la question, je vous répondrai avec cette citation de Confucius : “Trouve un métier que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un jour de ta vie”.

Pour moi, le rédacteur web doit prendre du plaisir dès le début, il doit trouver ça “fun”, même s’il vient de découvrir le métier et qu’il écrit sur des gobelets en carton ou la reproduction des escargots en Ouganda. Oui, le métier évolue, plus on avance, plus ça devient intéressant, chaque étape me paraît indispensable pour que le plaisir aille crescendo.
Etant fille de commerçants ambulants, j’ai vu mes parents stocker des tonnes de marchandises dans un garage, mettre des étiquettes, se lever à 4 h du matin pour aller installer des stands, rentrer, préparer le repas, faire la sieste, puis se remettre au boulot pour gérer les stocks et préparer le camion pour le lendemain. Alors c’est sûr que POUR MOI, la rédaction web avait un aspect nouveau, extrêmement simple et accessible : de chez moi, avec un ordinateur, je pouvais générer un CA sans aucune marchandise ni contrainte (se lever très tôt, travailler dans le froid, revenir broucouille certains jours).
Oui, je pense que mon histoire personnelle m’a motivée à aller de l’avant, oui, pour moi, gagner 30 € par jour en rédac web était énoooorme lorsque j’ai commencé. Donc oui, tout dépend d’où l’on vient, de qui l’on est et de l’endroit où l’on place notre curseur “bonheur”. Réussir en tant qu’entrepreneur est une question d’envie, de compétences, mais aussi de débrouillardise et de perception… c’est un fait. Mieux vaut donc être honnête avec soi-même… et idéalement avec les autres :-p

Bonne rédac’ !

Lucie

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