Je voulais rédiger cet article depuis longtemps et il me semble aujourd’hui que c’est le bon moment. Tout d’abord, je rentre à peine d’un court séjour à Bali, certes riche en enseignements, mais aussi lourd en bilan carbone. Ensuite, je viens de recevoir le message d’une amie très impliquée dans le « zéro déchet » qui, je l’avoue, m’a fait énormément culpabiliser. Pour couronner le tout, je viens de lire l’e-mail d’un collègue blogueur qui propose de se retrouver une semaine afin de réfléchir autour de la thématique de l’environnement avec tout un groupe de blogueurs professionnels et élèves d’Olivier Roland. Le but sera de faire un point sur notre empreinte écologique et chercher des solutions pour la réduire. Je m’interroge donc sur le sens de ce que je fais. Est-ce que tout ce contenu publié régulièrement est réellement « catastrophique » ? Peut-on réellement être un rédacteur web éco-responsable ? Est-il possible d’entreprendre sur le web tout en protégeant la planète ? Je vais commencer cet article avec un extrait de l’e-mail reçu dans ma boîte personnelle, envoyé par mon amie. Il fait froid dans le dos… mais bonne lecture quand même !

Éco-responsabilité, quand une amie me secoue…

Concernant l’urgence climatique, j’avoue que j’aimerais retrouver mon optimisme d’il y a quelques temps. Je vois en effet que la prise de conscience est réelle. Mais l’action qui doit en découler doit être massive pour essayer de freiner le phénomène. Pour la question de cycle, en réalité je ne m’en fais pas pour la planète. Elle est capable de résilience, elle nous survivra (elle se débrouillera même mieux sans nous !). Non, moi je pense surtout qu’on risque de ne pas du tout être adapté au nouveau cycle qui se profile.
Quand le permafrost aura complètement fondu et libéré les virus et bactéries dont on ignore tout (sans parler des milliards de tonnes de gaz à effet de serre), va-t-on survivre à ça ou être victime d’une catastrophe sanitaire comme on n’en a jamais vue ? La Terre se réchauffe de 0,2° par an. Quand on fait le calcul, dans 10 ans on en sera à + 2°. Or, à + 2, 100 % des coraux meurent, entrainant dans leur chute un total déséquilibre de la biodiversité et nous avec. Même avec une refonte TOTALE de notre mode de vie, on arrivera à limiter la hausse des températures à + 1,5° (soit la mort de 70 % des coraux, c’est pas top mais toujours mieux que 100). Mais ça sous-entend un changement radical de nos comportements.
Faire une croix sur l’Internet illimité, supprimer les avions, réduire autant que faire ce peut l’usage de la voiture, limiter la consommation de viande et de poissons, dire adieu au café et au chocolat, etc. Quand je vois qu’aujourd’hui les gens sont payés pour voyager, prendre des photos, les poster sur Instagram pour donner envie à toute une communauté de followers de voyager tant et plus… je ne vois vraiment pas comment on va s’en sortir.
On vit dans un tel luxe, dans un tel confort, que l’on considère tout cela comme normal. C’est devenu notre norme. Arrêter totalement de prendre l’avion pour notre plaisir personnel ? Tellement de gens ne sont pas prêts à ça. Chacun veut sa part de bonheur, sa part de loisirs et je le comprends. On a grandi là-dedans. C’est tellement difficile de faire marche arrière. Mais on fait clairement un gros fuck à la génération à suivre. J’aime bien le mouvement #sorrykids pour ça. « désolée les gosses, j’ai préféré voyager plutôt que de songer au fait que vous alliez cramer dans un four. »
Je suis à un tel point de négativisme que lorsque les parents que je reçois au cabinet me demande « et vous pensez que lorsque notre fils aura des enfants, il va transmettre ses gènes / ses difficultés ? » J’ai envie de leur répondre : « Vous croyez vraiment que d’ici qu’il puisse se reproduire il aura encore le choix d’avoir des enfants ? »
Bref, parfois, de plus en plus souvent même, je me coupe de tout ça, des réseaux sociaux, j’essaye de me préserver à minima dans ma bulle. Et puis je pense à mes enfants. J’en ai la nausée et je préfère alors assumer le choix de les avoir mis au monde et de me confronter directement à tout ça en essayant de faire ce que je peux. Je me force même si ça me saoule de renoncer à plein de choses, à commencer par les voyages à l’autre bout de la planète, pour pouvoir continuer à me regarder dans un miroir.
Compte tenu de mon profil (je voyage beaucoup et je poste énormément sur Internet), vous pouvez imaginer à quel point je me sens coupable. Je garde cependant un espoir et ne suis pas aussi défaitiste pour plusieurs raisons.

Rester positif et agir comme on le peut pour être un rédacteur web éco-responsable

Un chauffeur de taxi balinais passionnant

J’ai voyagé de Tirta Gangga à Denpasar (Bali) en voiture avant-hier et j’ai profité de ces 3 h 30 de trajet pour discuter avec Comet, le chauffeur. Ce dernier était hindouiste, une religion qui me fascine et m’interroge, elle est celle dont je me sens la plus proche (je suis agnostique). Nous avons donc parlé durant plus de 3 h de sa religion et de sa vision du monde.

Il m’a dit notamment qu’il ne désirait pas voyager, car sa priorité était de respecter l’équilibre entre le Cosmos qu’il appelle « Dieu », la nature (animaux inclus) et ses semblables. Le fait de voyager ne lui permettait pas de continuer à prier tous les matins, honorer les ancêtres et s’occuper de sa famille. De plus, cela n’était pas écologique et cassait donc son rythme, risquant « d’abîmer » son karma.

Je lui ai demandé ce qui était bon et mauvais pour le karma. Il m’a répondu qu’il se basait une nouvelle fois sur ces trois priorités :

  • la Puissance Divine ;
  • la Nature ;
  • l’Autre.

Le but de sa vie est donc de respecter cet équilibre en respectant les autres, en reconnaissant la puissance divine et en acceptant la vie telle qu’elle se présente. Accepter le positif et le négatif lui permet d’atteindre un équilibre à la façon du Yin et du Yang. Cela lui permet aussi de respecter son prochain en acceptant les différences sans jugement. Comet accepte donc les différences et le mal, il ne juge rien ni personne, ce qui ne l’empêche pas d’avoir une opinion !

Si vous allez à Bali, n’hésitez pas à prendre contact avec Comet, ce chauffeur ouvert d’esprit : http://cometbali.blogspot.com

Bali et le respect de la Nature

Pour rappel : Bali est une petite île indonésienne qui résiste à l’influence musulmane (plus de 88 % de la population du pays).

D’après lui, Bali a su résister aux différentes invasions grâce à la non-violence. Il pense que les Balinais sont si positifs et respectueux qu’ils développent un bon karma dans tout le pays. Même si cette vision reste subjective, ceux qui voyagent à Bali ne peuvent que reconnaître l’atmosphère unique qui s’en dégage. On se sent en sécurité, on peut laisser ses affaires sans prendre le risque de se les faire voler et on est constamment accueilli par des sourires francs, sans arrières pensées. On ressent une énergie positive constante et agréable. On se sent en paix.

Pour revenir à l’écologie, je trouve que les Balinais (hindouistes en tout cas) font office d’exemple : ils se contentent de faire le bien autour d’eux, de respecter la Nature, les Autres et le Cosmos. Lorsque j’ai jeté une peau de banane par la fenêtre (au moment où nous traversions une bananeraie), le chauffeur m’a dit : « OK, c’est bon, c’est biodégradable ». De nombreuses gourdes écologiques sont proposées dans tout le pays ainsi que des points d’eau pour les remplir. Une multitudes de restaurants vegans et végétariens voient le jour. Bien sûr, il y a également un intérêt touristique dans cette démarche, mais est-ce vraiment « mal » ?

Peut-on se débarrasser de la « culpabilité écologique » ?

Ceux qui suivent ma formation le savent, j’aime toujours poser le contexte avant de démarrer… hum, c’est bon il est bien posé là je crois ! Mais c’était important pour moi de partager avec vous mon état d’esprit du moment. État d’esprit qui découle de mon voyage, des conversations que j’ai eues avec les habitants et des récents échanges avec mes amis et collègues.

Comment moi, avec ma chaîne YouTube, ma formation en ligne, mon Instagram et « tout le bordel », je peux réduire mon impact écologique ? Eh bien je ne peux pas vraiment ! En tout cas, je ne veux pas, pas dans l’immédiat.

Je vis en Nouvelle-Calédonie contre mon gré (suite à une séparation), je suis donc obligée de rester ici, seule avec mes enfants sur cet archipel où je mange beaucoup de choses importées et où je ressens le besoin vital de quitter régulièrement l’île pour retrouver ma famille, mes amis (et vous !). Oui, c’est égoïste, je pourrais me nourrir d’igname, vivre en tribu sans Internet, m’habiller en robe mission et ne plus voir ma famille… mais je pense qu’un rédacteur web éco-responsable peut avoir un impact plus fort en agissant autrement. Je vous explique.

Il faut être réaliste et vivre avec son temps, avec les moyens qu’on a. La question se pose et je me dois d’y répondre : puis-je réduire personnellement mon bilan carbone ? Oui, légèrement. MAIS, en tant « qu’influenceuse » (à mon tout petit niveau), je peux en revanche profiter de mes différents canaux de diffusion pour aider ma communauté à tendre vers une approche plus écologique du métier.

Ce blog comptabilise plus de 30 000 visites par mois, ma chaîne YouTube a dépassé les 200 000 vues. Si je réussis à vous faire réduire votre bilan carbone, j’aurai gagné davantage qu’en restant dans mon coin en tribu, non ? Alors on peut se dire « elle est gonflée celle-là, c’est « faite ce que je dis, pas ce que je fais » ! Mais non, vous allez voir. Je ne vous demande pas d’aller vivre en autarcie, de manger des racines et de vous marginaliser, mais vous allez voir qu’on peut réduire notre impact écologique en étant nombreux à réaliser plusieurs actions simples !

Agir pour la planète, derrière un écran d’ordinateur… et autour

Je vais partager avec vous quelques idées qui contribueront à faire de la rédaction web un métier écolo. Ces idées pourront être complétées et enrichies grâce à vos commentaires alors profitons de cet article pour agir à grande échelle ! Bon, « grande », tout est relatif mais c’est déjà ça 😉

1 – Nettoyer sa boîte e-mail

Votre activité de rédacteur web vous oblige à travailler en ligne, vous envoyez et recevez donc énormément de messages dans votre boîte de messagerie. Pour être un rédacteur web éco-responsable, pensez à nettoyer régulièrement cette boîte afin d’éviter le stockage dans des data centers qui consomment beaucoup d’énergie.

Je vous conseille aussi d’utiliser plutôt Google Doc que des fichiers de type Word car les pièces jointes alourdissent les messages. Vous pourrez ainsi partager un simple lien et n’oubliez pas d’activer le partage avec modification au lieu de mettre une PJ.

Enfin, rendez-vous dans votre espace « spams » et pensez à refuser tous les messages et à vous désabonner de tout ce qui est inutile.

2 – Ne pas utiliser des signatures en .jpg ou .png

Préférez quelques mots simples à une signature « chiadée » dans vos e-mails. Même si cela fait « plus pro », interrogez-vous sur l’impact de chaque e-mail envoyé. Pensez-vous réellement que les clients se disent « ooohh, cette rédactrice est excellente ! Elle a respecté le briefing, il n’y a pas une faute d’orthographe, le style est bon… ah zut, elle n’a pas de signature dans son e-mail. Next ». Non, ce n’est pas réaliste, on est bien d’accord ! Utilisez la loi de Pareto et allez à l’essentiel.

Et aussi : ne faites pas de cartes de visite ! Je n’en ai pas et je me porte très bien 😉

3 – Envoyer des images légères

Que votre client vous demande d’intégrer des images ou que vous ayez un blog, pensez toujours à revoir la taille des images. Elles doivent faire idéalement moins de 300 ko. Cela aidera le site à se charger plus vite et vous économiserez encore une fois du stockage dans les data centers.

4 – Faire ses recherches sur Ecosia quand on le peut

Ecosia ne sera pas votre ami pour l’optimisation SEO puisque ce n’est pas l’algorithme de Google qui est exploité. En revanche, ce moteur de recherche écologique sera idéal lorsque vous partirez à l’assaut de sources fiables. Car Ecosia finance la plantation d’arbres en fonction du nombre de requêtes tapées.

5 – Mettre son ordinateur en veille ou l’éteindre

Vous n’avez plus besoin de l’écran car vous faites une petite pause ? Le rédacteur web éco-responsable que vous êtes, pensera à économiser de l’énergie en mettant son ordinateur en veille ou en l’éteignant complètement. Parfois, le mode veille est préférable car le redémarrage peut consommer plus d’électricité.

6 – Travailler dans un endroit lumineux

Conseil tout bête, mais qui peut avoir un impact à grande échelle : si vous le pouvez, travaillez dans une pièce naturellement lumineuse. Vous pouvez aussi vous déplacer au fil de la journée dans votre maison en fonction du soleil. Vous économiserez ainsi l’énergie d’une lumière artificielle.

Au passage, essayez d’équiper votre maison avec des leds qui sont beaucoup moins énergivores. Ça fera aussi du bien à votre portefeuille 😉.

7 – Désactiver les notifications

Vous recevez sans doute de nombreuses notifications, notamment des réseaux sociaux. Pensez à les désactiver pour éviter les messages inutiles dans votre boîte de messagerie. Pour Facebook par exemple, il vous suffit de cliquer sur « se désabonner » à la fin de chaque e-mail de notification.

8 – Mettre à profit le fait d’être à la maison

Être rédacteur web signifie souvent travailler de chez soi, mettez cela à profit pour :

  • étendre votre linge au lieu d’utiliser le sèche-linge ;
  • prendre le temps de faire vos propres repas, avec un minimum de plastique et un maximum de produits frais, locaux et de saison ;
  • préparer votre liste de course à l’avance pour éviter les trajets superflus du style « ah mince, j’ai oublié l’huile d’olive, j’y retourne ! » ;
  • aérer votre maison plusieurs heures (ça, c’est plutôt pour limiter les polluants dans votre cocon et vos poumons) ;
  • nettoyer votre intérieur avec des produits sains. Savon noir pour le sol, la cuisine et la salle de bain. Vinaigre blanc pour les vitres par exemple ;
  • faire un petit potager ;
  • ne pas chercher à s’habiller à la dernière mode. À la maison on peut traîner avec de vieux habits alors profitez-en ! Personnellement, j’achète mes vêtements sur un site de fripe en ligne (Once Again)

Toutes ces actions sont certes chronophages, mais si vous les faites « en conscience », c’est-à-dire que vous vous concentrez sur ce que vous faites dans le moment présent, votre organisme sécrètera de la dopamine et vous serez plus productif dans la journée !

Si vous entretenez votre potager, que vous étendez votre linge en chantant et que vous prenez du plaisir à préparer un repas sain, vous verrez sans doute la différence au niveau de votre concentration.

Prenez également 5 min pour méditer tous les matins. J’en profite pour partager cette excellente conférence de Frédéric Lenoir sur la méditation, la pleine conscience et la philosophie avec les enfants (passionnant !) :

9 – Choisir des clients soucieux de l’écologie

Si choisir ses clients n’est pas aisé pour un rédacteur web débutant, il n’en est pas de même pour un rédacteur confirmé. Si vous êtes rédacteur web SEO et que vous avez déjà un bon portefeuille clients, alors vous pouvez dès à présent commencer à démarcher des web entrepreneurs et autres sites e-commerce sensibles aux dérèglements climatiques. Ainsi, vous pourrez écrire sur des sujets qui vous tiennent à cœur et tenterez de faire passer des messages via votre plume / clavier.

Rien ne vous empêche de donner un coup de pouce à des associations afin de les aider à être mieux référencées par exemple. Il me semble important de privilégier les missions qui permettent de :

  • publier du contenu avec une vraie valeur ajoutée ;
  • ne pas se sentir (trop) bridé dans la rédaction ;
  • refuser les textes qui vont à l’encontre de vos valeurs ;
  • ne pas vendre des produits qui sont anti-écologiques.

Je termine cette liste en précisant que le métier de rédacteur web n’est pas vraiment polluant. Comparé à d’autres métiers, il permet au contraire de réduire l’impact écologique. Vous n’en êtes pas convaincu ? Je vous invite à lire un autre de mes articles sur la rédaction web et l’écologie.

Les discours culpabilisants sont-ils efficaces ?

Face au discours assez culpabilisant (mais sans condescendance) de mon amie, j’ai décidé de faire un petit point et de revenir sur la teneur de son message. À la question « son message est-il efficace » ? La réponse est évidemment « oui », la preuve ! Ce qu’elle dit, je le savais plus ou moins. J’avais entendu par-ci par-là les chiffres qu’elle décrit. Il m’est d’ailleurs arrivé à moi aussi récemment d’avoir l’estomac noué le jour où ma fille aînée m’a demandé si sa sœur serait tata. Je lui ai répondu « oui, si tu veux avoir des enfants ». Mais au fond de moi, je me suis dit que j’étais peut-être en train de lui mentir.

Ce que je pense, c’est que nous devons prendre ces messages en compte, les écouter, les accueillir et nous laisser secouer. Ce que je crois aussi, c’est qu’il vaut mieux « agir imparfaitement que ne rien faire », comme dirait Olivier Roland même s’il faisait référence à l’entrepreneuriat.

Prenons l’exemple de la viande : si l’on m’empêchait de manger de la viande avec un discours moralisateur, cela me pèserait et j’aurais énormément de mal à m’y faire. En acceptant que je ne pouvais pas changer du jour au lendemain et qu’il valait mieux agir un peu que pas du tout, je me suis mise à réduire considérablement ma consommation de viande l’année dernière. En moins d’un an, me voilà écœurée par le bœuf, le canard et le poulet (je ne mange plus de veau et d’agneau depuis plus de 15 ans). Il m’arrive encore de consommer un peu de charcuterie mais je me sens très vite dégoûtée. Je ressens dans ma bouche et mon estomac que je mange du cadavre. Bref, je peux passer plusieurs semaines sans en manger.

Je ne pense pas être spécialement bornée et encore moins rebelle, mais je dois avouer que tout ce qui est imposé m’agace. Lorsque c’est moi qui choisis ce que je fais, alors la pilule passe beaucoup mieux. Tout ça pour vous dire que ces discours « culpabilisants » peuvent nous faire changer « à notre échelle ».

Mais je crois aussi qu’il vaut mieux que plusieurs millions de personnes revoient leurs priorités au quotidien, en douceur, plutôt que quelques milliers qui changent radicalement de vie jusqu’à n’avoir plus aucune empreinte carbone. En fait, je suis persuadée qu’on aura plus de chances d’obtenir des résultats en demandant aux gens de changer petit à petit, sans leur dire que les efforts à faire sont colossaux. Un changement positif en entraîne un autre, et mine de rien, cela peut aller assez vite. Alors ne perdons pas espoir !

Imaginons par exemple que cet article soit partagé. Certes, il alimentera les data centers, mais il pourra aussi participer à une petite prise de conscience. Si celle-ci est multipliée et que chaque personne qui a lu l’article décide d’agir à son échelle et entraîne d’autres personnes avec elle (comme mon amie l’a fait avec moi), alors cela pourra avoir un impact de plus en plus important.

Nous devons communiquer au maximum pour que certaines pratiques deviennent des habitudes. Imaginez un instant que Cyprien (13 Millions d’abonnés sur YouTube) se mettent à faire de temps en temps des vidéos engagées. Cela aurait beaucoup plus d’impact que la chaîne YouTube de Nicolas Hulot, qui a pourtant été ministre de l’écologie et dont la chaîne YouTube est suivie par… tenez-vous bien : 5 300 abonnés ! Notons au passage que les abonnés de Nicolas Hulot n’ont, a priori, plus besoin d’être sensibilisés à l’écologie, contrairement à la majorité de ceux de Cyprien ou Nabila (4,4 millions d’abonnés sur Instagram) par exemple.

Note importante : j’ai volontairement choisi des personnalités « du web » qui sont « comme tout le monde » et qui ont néanmoins un pouvoir d’influence. Il me semble inutile de tenter de faire de la politique dans un tel article. 

Plus nous serons nombreux à changer et à tenter d’influencer positivement les autres, plus nous aurons de chances de toucher des personnes qui ont une plus grande influence. Gardons-le à l’esprit et ne lâchons rien !

Devenir un rédacteur web éco-responsable en s’engageant pour la planète

Si vous m’avez lue avec attention jusqu’ici (merci !) et que vous avez décidé de modifier quelques unes de vos habitudes pour la planète et surtout pour nos enfants, je m’en réjouis et je suis ravie d’avoir pris ce temps pour partager mes réflexions.

Je viens également de vérifier le coût de mes nombreux déplacements en avion. De juin dernier à fin novembre (car j’ai encore quelques voyages à faire ces prochains mois), mon bilan carbone a été évalué à 670 € par la Fondation Good Planet.

Mise à jour du 09/08/2019

Je viens de financer la plantation de 267 arbres pour compenser mon empreinte carbone. Cela m’a coûté finalement 801 € et je ne bénéficie d’aucun avantage fiscal car je suis résidente fiscale en Nouvelle-Calédonie. J’ai choisi de planter ma petite forêt dans le Tarn, non loin de mon vrai chez moi. J’espère que cela donnera l’exemple et que ceux qui peuvent le faire le feront aussi.

Plantez vous aussi des arbres ! Pourquoi ne pas par exemple offrir des plantations d’arbres à vos enfants au lieu de leur acheter des jouets en plastique ? 😉 Je suis sûre que l’idée pourrait leur plaire. Voici le site web de Reforest’Action 

Pour le reste, je continuerai à tendre progressivement vers un style de vie plus engagé. « Progressivement », oui, car je sais d’avance que je ne tiendrai pas le coup en tribu. 😊

La planète s’en sortira, c’est une évidence, car elle n’a pas besoin de nous. Nous avons en revanche besoin d’elle et nous verrons bien comment les éléments s’adapteront à nos bêtises. Notre Terre pourrait nous étonner positivement, ou décider de nous décimer pour renaître sans cette « vermine ». Car oui, soyons réalistes, l’Humain est une plaie pour la Terre.

Prenons cela comme le destin, ou le « char de bœufs », si bien décrit par Frédéric Lenoir dans la vidéo partagée ci-dessus et acceptons-le. Quoi qu’il en soit, nous pouvons tous agir à notre manière, alors faisons-le et ne culpabilisons pas de travailler sur le web.

Merci pour votre attention, bonne rédac’ !

Lucie

lucie rondelet instagram

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