L’introduction a un pouvoir : celui de diminuer le taux de rebond d’une page. Elle est mauvaise ? Le visiteur quitte le site. Elle le séduit ? Il s’attarde pour en savoir plus. Si vous voulez que vos textes soient lus, vous devez peaufiner le chapô. Court, mais riche : il doit saisir la curiosité de l’audience, lui promettre une solution ou des conseils, offrir un peu de détail sur le contenu et éviter les généralités. Alors, voici 7 étapes simples pour rédiger une bonne introduction.

1. Ciseler la phrase d’accroche

Pour rédiger une bonne introduction, vous devez commencer par soigner la première phrase : si celle-là n’est pas lue, le reste ne le sera pas non plus.

Elle doit être concise et claire. Si vous débutez avec une phrase de 50 mots, le lecteur se lassera immédiatement. Si vous commencez avec une phrase simple, il entrera progressivement dans le texte, sans s’en rendre compte. 

Elle doit interpeller le lecteur, saisir son intérêt. Pour cela, introduisez votre article avec :

  • des statistiques ou des faits interpellant ;
  • les enjeux des informations que vous dévoilez dans votre contenu ;
  • l’information la plus importante de votre article.

C’est d’ailleurs ce type d’incipit que vous retrouvez dans beaucoup de romans. Les écrivains manient l’art de saisir la curiosité du lecteur dès les premières lignes. Ainsi, ils introduisent rarement leur œuvre par une mise en contexte. Ils optent pour un dialogue ou une action voire par un fashback temporaire qui vous plonge au cœur de l’histoire. Certes, vous ne pouvez pas faire cela pour un article, mais vous pouvez vous en inspirer.

2. Indiquer l’intérêt de l’article pour l’internaute dès l’introduction

Une bonne introduction doit expliquer au lecteur pourquoi il devrait se soucier de votre contenu. En quoi ce sujet va-t-il l’aider dans sa vie personnelle ou professionnelle ? Sera-t-il diverti, instruit, choqué, épaté ?

Autrement dit, vous devez identifier un besoin, un problème ou simplement, une bonne raison de lire le texte

Parfois, vous n’arriverez pas à identifier les raisons pour lesquelles votre contenu doit être lu. Dans ce cas, vous devez remettre en cause votre sujet : il n’est peut-être pas assez pertinent pour votre audience.

N’oubliez pas d’expliquer au lecteur que vous avez une solution à son problème. Certes, il s’en doute, sinon vous n’auriez pas écrit d’article. Mais c’est encore mieux de lui dire clairement. Cet élément pèsera lourdement dans sa décision de lire, ou non, votre texte.

3. Répondre au titre dans le chapô

Un article doit répondre au problème soulevé dans le titre, ou fournir les informations promises. Sinon, il est déceptif pour le lecteur : il se sent trompé et déçu. 

Cette contrainte existe aussi pour la rédaction de l’introduction vu qu’elle doit offrir un aperçu du contenu. Ce préambule permettra au lecteur de déterminer s’il est intéressé par le texte. Si l’audience choisit de poursuivre la lecture, elle sait à quoi s’attendre.

4. Donner du contexte (mais pas trop) pour écrire une bonne introduction

Vous pouvez introduire votre article en donnant au lecteur des éléments de contexte, mais avec parcimonie. Une erreur courante est de « chauffer » le public avec un texte à rallonge. Le problème, c’est que cela n’a aucun intérêt pour les internautes. 

Vous avez tendance à écrire de très longues introductions ? Alors vous en avez probablement besoin pour vous immerger dans la rédaction. Si cette technique vous convient, c’est parfait, à condition de revoir votre introduction lorsque vous avez terminé de rédiger. Vous pourrez probablement supprimer 30 voire 50 % du texte sans nuire à sa clarté.

Découvrez la vidéo qui complète cet article : 

5. Éviter les généralités dans l’introduction

C’est valable pour l’ensemble de votre article, mais plus encore pour l’introduction : supprimez les phrases génériques, qui pourraient s’appliquer à n’importe quelle thématique. Si une phrase peut être utilisée dans un texte sur un sujet totalement étranger à celui que vous êtes en train de traiter, modifiez-la.

« Le SEO est une technique délicate, comportant de nombreuses variables et dont le résultat n’est pas toujours certain. » Si vous remplacez « SEO » par « chirurgie cardiaque », « investissement boursier » ou « bouturage », cette phrase est utilisable dans un texte médical, financier ou horticole. Conclusion : elle est trop générale.  

6. Ajouter de la précision pour préparer le lecteur

Soyez attentif aux noms et adjectifs utilisés dans votre texte, en particulier dans le titre et l’introduction. 

Choisissez des termes qui créent des images mentales, qui apportent des précisions ou qui font appel aux cinq sens du lecteur. Votre article sera plus vivant et mémorable, il incitera davantage à l’action.

Si vous utilisez des adjectifs creux, galvaudés, le lecteur n’aura aucune réaction. Pire, vous aurez l’air d’en faire trop ou de dissimuler la vérité avec des mots qui en jettent (génial, extraordinaire, etc.).

7. Rédiger l’introduction avec concision 

C’est probablement la recommandation la plus difficile à appliquer : malgré toutes les informations qu’elle doit transmettre, l’introduction doit rester brève.

Idéalement, elle consiste en un paragraphe représentant 10 à 15 % de la longueur totale de l’article. Si elle est trop longue, n’hésitez pas à supprimer des phrases ou à les déplacer dans le corps du texte, pour ne garder que les points essentiels.

Dernière chose : vous pouvez rédiger le chapô après avoir écrit le reste de l’article. Ce sera beaucoup plus facile.

Et vous, quelles sont vos astuces pour rédiger une bonne introduction ?

Anne Beckers — Coach dans l’équipe de Lucie Rondelet et ancienne élève Origami

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