Vos photos, infographies et autres graphiques sont très appréciés par les internautes. Ils attirent le regard, aèrent le texte… Et c’est absolument tout ce qu’ils font si vous ne les optimisez pas pour le SEO ! Pourtant, ils pourraient en faire tellement plus. Par exemple, faire ressortir le site de votre client sur Google Images. Pas mal, n’est-ce pas ? Pour cela, rien de plus simple : vous devez penser au référencement des images pour les moteurs de recherche. Voici les bases indispensables du SEO pour les visuels.

Pourquoi le référencement des images est-il important ?

Parce qu’elles peuvent vous amener du trafic

Le référencement des images peut vous amener du trafic, même si l’impact des visuels a été drastiquement limité par Google en 2017. Jusque-là, lorsqu’un internaute cliquait sur votre illustration dans Google Images, cela se répercutait directement sur vos statistiques de visites dans la search console. Depuis 2017, l’internaute arrive sur une page intermédiaire. Pour entrer sur votre site et être pris en compte dans les statistiques, il doit cliquer sur l’image ou sur le lien. Autrement dit, certains sites ont vu une diminution importante de leur trafic suite à ce changement. Mais tout n’est pas perdu : d’irréductibles internautes effectuent ce clic supplémentaire pour en savoir plus.

Pour griller la priorité à ceux qui font du SEA ?

Les sites e-commerce doivent référencer leurs images pour le SEO. En effet, selon les périodes et la façon dont Google place ses annonces, un visuel bien référencé peut apparaître au-dessus ou à côté des publicités… et cela sans payer !

Voyez plutôt :

Effet du référencement des images face au SEA

Quelles images peut-on optimiser pour le référencement naturel ?

Vous ne devriez référencer que les images intéressantes, celles qui apportent de la valeur ajoutée à l’internaute. Vous cherchez à fournir de la qualité au travers de vos écrits, il doit en être de même pour vos visuels. Vous avez fait une infographie ou un magnifique schéma pour illustrer un concept ? Soignez-en le référencement naturel ! De même, si vos photos sont originales. En revanche, si votre illustration vient d’une banque d’images, vous ne devez pas l’optimiser.

Google précise : « Nous vous recommandons de n’inclure des images que lorsqu’elles ont un intérêt direct pour les internautes. Nous déconseillons vivement l’utilisation d’images ou de texte non originaux. »

Jusqu’à présent, aucun site ne semble avoir été sanctionné pour avoir optimisé des visuels libres de droits. Vous devez toutefois rester vigilant : Google permet la recherche par image. L’algorithme est donc capable de reconnaître le contenu d’un visuel. La pénalisation des sites qui référencent des fichiers provenant de banques d’images pourrait n’être qu’une question de temps… le temps d’ajuster les lunettes de Google.

Les attributs, les éléments essentiels du référencement des images

Le nom de votre fichier

Si vous êtes l’auteur de la photo, il est probable qu’elle se nomme img1254862.jpg ou qu’elle porte un barbarisme similaire. Si vous voulez que Google remarque votre image et lui donne une certaine importance, vous devez modifier son nom. Le plus simple, c’est de créer un nom descriptif de l’image, long de quelques mots séparés par un tiret. En principe, il s’agit de vos mots clés. La logique veut donc que vous choisissiez une image parce qu’elle est pertinente pour votre sujet, pas parce que ses couleurs ressortiront bien sur votre page.

Le texte alternatif

Aussi qualifié d’attribut Alt, c’est la pièce maîtresse du référencement des images. Il s’agit du texte qui s’affichera si le visuel ne se charge pas. Ce n’est pas sa seule vertu. En effet, il est lu par le robot de Google pour identifier le contenu de l’image. Il doit donc être le plus descriptif possible. Les mots qui le composent ne doivent pas nécessairement être séparés par un tiret, mais il est préférable d’éviter les caractères spéciaux, notamment les accents.

Le titre

Il s’agit du texte qui s’affiche lorsque l’internaute passe sa souris sur le visuel. Il doit apporter une information complémentaire à celles présentes dans les deux premiers attributs cités. Il ne sert pas directement au référencement de l’image, mais il pourra être pris en compte par Google pour la comprendre.

La légende

Peu utilisée, elle permet pourtant de contextualiser les visuels. Google peut en tenir compte lorsqu’il doit choisir les illustrations les plus pertinentes à fournir pour une requête de l’internaute. La légende doit être soignée : c’est le moyen idéal pour faire passer un message aux lecteurs. Leur regard est attiré par l’image, vous pouvez donc être certain qu’ils liront les lignes qui la suivent directement.

La description

Elle permet de donner des informations supplémentaires au sujet du visuel, si elles n’ont pas déjà été fournies dans les champs susmentionnés. En principe, elle n’a pas d’intérêt pour le référencement naturel des images.

L’impact de l’optimisation des attributs d’une image

Un de mes articles de débutante se positionne très mal sur la SERP. Toutefois, son image atteint une place décente : la 8e position. Elle était pourtant très mal optimisée. J’ai donc modifié ses attributs : en 24 heures, elle avait gagné deux places dans Google Images.

Voilà où elle se situait la veille de l’écriture de cet article :

Effet d'une image mal optimisée

Et moins de 24 heures plus tard :

Bien référencer une image

La preuve, une fois encore, que quelques mots peuvent faire toute la différence ! Pour la petite histoire, j’ai voulu faire encore mieux, et le résultat ne s’est pas fait attendre : l’image est retombée à la 8e place ?. J’ai vite corrigé ma bêtise… ? Après tout, les blogs servent à faire des expériences SEO !

Vous vous demandez combien de temps attendre pour voir des résultats en SEO ? Lucie vous répond :

Le référencement des images passe aussi par une taille adaptée au support

Vous pourriez être tenté d’utiliser de grands visuels riches en pixels pour attirer l’œil des internautes. Cette optique est correcte pour le design du site, mais pas pour l’optimisation des images.

Une image trop lourde ralentit le temps de chargement de la page. Il y a 10 ans, vous étiez sans doute prêt à attendre 5 secondes, mais l’internaute moderne n’a plus cette patience. Votre image doit faire maximum 40 Ko pour la version ordinateur et 20 Ko pour la version mobile. Si elle dépasse ces limites, vous devez utiliser un éditeur d’images pour la réduire.

Un visuel trop grand peut être problématique sur un site en responsive design : autrement dit, sur la majorité des sites. L’illustration pourrait déborder lorsque l’internaute consulte une page sur son smartphone. Pour éviter cela, vous devez opter pour des images de 320 pixels de large maximum.

Et vous, faites-vous le référencement de toutes vos images ou seulement des plus intéressantes ?

Anne Beckers — Correctrice et coach dans l’équipe de Lucie Rondelet et ancienne élève Origami 2

Sources :

  • Bonnes pratiques relatives aux images Google
  • Isabelle Canivet, Bien rédiger pour le Web
  • Olivier Andrieu, Réussir son référencement web

 

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