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Ça y est ! Vous avez décidé de vous lancer comme rédacteur web et de créer votre entreprise de rédaction. Vous hésitez simplement sur le choix du statut. Vos amis, votre famille, chacun y va de son conseil et vous êtes perdu. De nombreux statuts juridiques existent et plusieurs éléments sont à prendre en compte pour faire le bon choix. Petit tour d’horizon des possibilités.

Les facteurs à prendre en compte

Ils sont de deux sortes.

Inhérents à l’activité :

  • montant des investissements : certaines entreprises nécessitent l’achat de matériel et/ou d’un local. Si vous souhaitez être rédacteur web (et si vous lisez cet article sur ce site, il y a de grandes chances que ce soit le cas), vous n’aurez besoin que d’un ordinateur et d’une connexion internet. Peu de frais donc.

  • typologie clientèle (TVA) : les particuliers ne récupèrent pas la TVA, les professionnels, si. En tant que rédacteur web, votre clientèle se constituera vraisemblablement d’entreprises (petites ou grandes). Si vous êtes assujettis à la TVA, vos clients pourront la récupérer.

  • crédibilité vis-à-vis des parties prenantes : les banques, les fournisseurs ou même certains clients peuvent se montrer frileux selon votre statut et votre activité. En rédaction web, c’est rare.

  • activités réglementées : certains métiers sont réglementés (professions juridiques ou médicales par exemple) et ne peuvent être exercés que dans le cadre de statuts juridiques spécifiques. Ce n’est pas le cas de la rédaction web.

Inhérents au porteur de projet :

  • volonté/nécessité de s’associer : certains statuts permettent de s’associer, d’autres non.

  • patrimoine personnel : selon que vous ayez un patrimoine personnel (maison, argent, etc.) ou non, le statut choisi sera d’autant plus important en cas de faillite.

  • fiscalité personnelle du porteur de projet : l’imposition diffère également selon le statut juridique. Selon votre situation personnelle, il sera plus intéressant d’être soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur la société.

  • protection sociale attendue : les indépendants et les salariés ne dépendent pas du même régime social et n’ont donc pas la même protection sociale. Certains statuts vous offrent la possibilité d’être affilié à la sécurité sociale.

Les différents types d’entreprises valables en rédaction web

Entrons à présent dans le vif du sujet et voyons les différents statuts juridiques existants en France pour devenir rédacteur web professionnel. Ils se divisent en deux catégories : les entreprises individuelles et les sociétés.

Entreprises individuelles (personne physique)

Une entreprise individuelle est une entreprise qui est la propriété exclusive d’une personne physique. Le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel se confondent. C’est-à-dire que si l’entreprise crée des dettes, ce sera à la personne physique de les rembourser. L’entrepreneur en rédaction web est soumis à l’impôt sur le revenu. Les formalités sont simplifiées : pas de statuts à déposer ni de capital à fournir. L’embauche de salariés est possible et votre conjoint peut avoir le statut de conjoint collaborateur, c’est-à-dire qu’il est déclaré mais pas forcément payé.

Micro-entreprise

Anciennement auto-entreprise, la micro-entreprise est sans doute le statut le plus répandu chez les rédacteurs web. Ce statut a l’avantage de la simplicité. Les formalités de création sont faciles et rapides.

Vous n’avez pas de comptabilité réelle à effectuer, juste à noter le détail des recettes et des dépenses dans un livre prévu à cet effet. Vous êtes imposé sur le revenu et c’est votre chiffre d’affaires qui est pris en compte donc vous ne pouvez pas déduire vos charges. C’est le Fisc qui appliquera un abattement forfaitaire pour celles-ci. Si vous n’engendrez pas de CA, vous ne payez pas de charges sociales.

Vous n’êtes pas assujetti à la TVA (jusqu’à un certain seuil) et ne pouvez donc pas la récupérer sur vos achats, de même que vos clients professionnels, qui eux seront obligés de la verser à l’État. Enfin, le CA est plafonné à 35 200 euros pour les prestations de services, comme la rédaction web. Au-delà le CA est soumis à la TVA jusqu’à hauteur de 70 000 euros.

Besoin d’informations complémentaires ? N’hésitez pas à consulter le site officiel dédié à l’auto-entreprise

Entreprise individuelle (EI)

Proche du statut de micro entrepreneur, l’entreprise individuelle nécessite cependant une publication dans un journal légal. Autre différence, le calcul de l’imposition s’effectue sur le résultat réalisé et non sur le CA. Ce dernier n’est d’ailleurs pas plafonné. Si l’entreprise individuelle a les avantages de la micro-entreprise, elle en a aussi les inconvénients : responsabilité illimitée, confusion des patrimoines personnel et professionnel.

Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

Comme son nom l’indique c’est l’entreprise individuelle mais avec une responsabilité limitée. L’entrepreneur individuel doit remplir une déclaration d’insaisissabilité afin de protéger ses biens personnels. Ainsi, en cas de difficultés financières, ceux-ci ne pourront pas être saisis.

La liste des biens protégés est enregistrée au fichier des hypothèques ainsi qu’au registre du commerce ou au répertoire des métiers. Notez que, depuis la loi Macron (2015), la résidence principale de l’entrepreneur est automatiquement protégée contre les créanciers.

Les biens étant affectés à l’entreprise individuelle et qui peuvent donc être saisis par les créanciers sont ceux nécessaires à l’activité en question et ceux utilisés pour l’exercice de l’activité, comme votre ordinateur ou votre téléphone par exemple.

Sociétés (personne morale)

Les sociétés sont une entreprise avec une existence juridique à part entière, c’est-à-dire dissociée de la personne physique. L’entreprise a donc son propre patrimoine tandis que l’entrepreneur, en tant que personne physique, a une responsabilité limitée. Les formalités sont plus complexes (statuts, comptabilité, etc.) et l’entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés.

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

Moins connue que la SARL, ce type d’entreprise a un seul associé. Il a le mérite d’offrir un cadre juridique précis. Le capital minimum est fixé à 1 euro et la responsabilité est limitée aux apports. Comme vous êtes seul maître à bord, la prise de décision est simplifiée. Vous êtes obligé de tenir une comptabilité, mais le commissaire aux comptes n’est pas obligatoire, sauf si vous dépassez un certain seuil de CA. La constitution est plus complexe mais les formalités peuvent être réalisés par un expert-comptable ou un avocat.

Société à responsabilité limitée (SARL)

Il s’agit de la forme de société la plus courante en France. Similaire à l’EURL, elle peut compter de 2 à 100 associés. Leur responsabilité est limitée aux apports, c’est-à-dire au montant de leurs parts sociales. Cependant des règles particulières s’appliquent au gérant majoritaire en cas de dépôt de bilan.

Société anonyme (SA)

C’est une entreprise de capitaux par actions à responsabilité limitée. Son fonctionnement est régi par les articles L-225 et suivants du code du commerce. Depuis 2015, le nombre minimum d’actionnaires est fixé à 2 et il n’y a pas de maximum. Ce qui explique que les grosses entreprises ont souvent ce statut juridique. Comme dans la SARL, la responsabilité des actionnaires est limitée à leurs apports. Le montant minimal du capital social est de 37 000 euros. L’entreprise est gérée par un conseil d’administration qui comprend entre 3 et 18 membres, actionnaires ou non, personnes physiques ou personnes morales. À moins de vouloir créer votre propre société de rédacteurs web, il est peu probable que vous choisissiez ce statut.

Société par actions simplifiée (SAS)

C’est une entreprise plus souple que la SA ou la SARL car ce sont les statuts qui fixent son organisation. Elle compte au moins deux associés qui ont une responsabilité limitée à leurs apports. Le capital minimum est fixé à 1 euro. La principale contrainte est la nomination obligatoire d’un président pour représenter et diriger la société. Les pouvoirs du dirigeant sont fixés par les associés qui peuvent les restreindre. Enfin, le dirigeant relève du régime des assimilés salariés et est donc assujetti au régime général de la sécurité sociale. La constitution juridique est donc plus complexe et coûteuse.

Société par actions simplifiée à associé unique (SASU)

Le fonctionnement de la SASU est similaire à celui de la SAS mais est encore plus souple. Une SASU a, comme son nom l’indique, un seul associé. C’est sa principale différence avec la SAS car la plupart des règles applicables à cette dernière le sont aussi à la SASU. Le président de la SASU bénéficie du régime général de la sécurité sociale. Il est assimilé à un salarié. Les cotisations sociales sont calculées sur la rémunération du dirigeant. Si celui-ci n’en a pas, il ne paie pas de cotisations. Dans ce cas, il peut également continuer à percevoir ses allocations Pôle emploi (notamment l’ARE : aide au retour à l’emploi). Ce statut juridique peut se révéler intéressant pour un rédacteur web selon sa situation personnelle. Par exemple, si vous bénéficiez d’une pension d’invalidité, vous pourrez continuer à la percevoir.

Les statuts hybrides en rédaction web

En dehors des statuts classiques, il existe des statuts hybrides, qui vous permettent d’avoir les avantages du salariat sans pour autant devoir rendre des comptes à un patron.

Portage salarial

Les entreprises de portage salarial vous permettent d’être à la fois indépendant et salarié. Vous signez un contrat de travail, généralement un CDD dans un premier temps puis, si tout se passe bien un CDI. Vous êtes donc salarié de la société de portage. Votre client, lui, signe un contrat avec celle-ci et non directement avec vous. En tant que salarié, vous êtes affilié au régime de la sécurité sociale, cotisez au chômage, bénéficiez d’une mutuelle. Vous percevez un salaire et vos frais sont pris en compte. Vous cherchez vous-même vos clients. La société de portage vous offre des garanties de paiement au cas où votre client ne vous réglerait pas. Bien sûr, cela a un coût et vous ne récupérez donc pas la totalité de votre chiffre d’affaires en salaire. Mais en contrepartie, vous bénéficiez d’avantages et la société s’occupe des formalités administratives. Cela peut donc être intéressant pour un rédacteur web.

La coopérative d’activités et d’emploi (CAE)

Au fonctionnement assez proche des sociétés de portage salarial, la coopérative d’activités et d’emploi en diffère cependant sur plusieurs points. Tout d’abord, la CAE vous propose un dispositif en deux temps.

En premier lieu, vous signez un CAPE : contrat d’appui au projet d’entreprise. Cette période peut durer jusqu’à trois ans. Durant ce temps, vous testez votre projet, en toute sécurité. Si vous êtes demandeur d’emploi et percevez des allocations, vous continuez à en bénéficier. Vous ne recevez pas encore de salaire mais vos frais sont remboursés par le chiffre d’affaires que vous générez. La coopérative vous fournit un statut juridique (et donc une immatriculation), s’occupe des formalités administratives, gère votre comptabilité et établit vos factures.

Ensuite, si votre activité fonctionne bien, vous pouvez devenir entrepreneur salarié et associé au sein de la coopérative. Vous cumulez ainsi les avantages du salariat (sécurité sociale, salaire, droits au chômage, etc.) et de l’indépendance (vous décidez de la conduite de votre activité). Comme pour le portage salarial, cela a un coût, vous reversez un pourcentage de votre chiffre d’affaires à la coopérative et lorsque vous êtes salarié, vous devez également payer des charges, salariales et patronales.

C’est un statut intéressant quand on veut créer son activité mais qu’on n’est pas sûr de soi. Cela permet de se lancer tranquillement d’autant que rien ne vous empêche de quitter la coopérative et de créer votre entreprise par vous-même une fois que vous êtes certain de l’avenir de votre entreprise.

Retrouvez plus d’informations ici.

L’astuce en plus : le dispositif business story

Ce dispositif permet de rencontrer un expert-comptable lors de trois séances, gratuitement, afin de discuter de votre projet. L’expert-comptable est un professionnel qui maîtrise parfaitement les rouages de l’administration et peut vous conseiller pour votre création d’entreprise. Pour trouver l’expert-comptable adhérent au dispositif le plus proche de chez vous, rendez-vous sur ce site internet.

Vous connaissez à présent les statuts juridiques qui vous permettront de vous déclarer en tant que rédacteur web, il ne vous reste donc plus qu’à créer votre entreprise ! N’hésitez pas à “liker” et partager si vous avez aimé !

Bonne rédac’ et belle aventure à vous !

Lucie

Article commandé à Véronique de Plum’Ondaine
(Rédactrice web indépendante et élève de la Formation Origami)

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