Vous envisagez de créer un site pour vous ou l’un de vos clients, et vous vous demandez quelles règles suivre pour la création de contenus ? Vous avez raison, l’écriture web est particulière et ne s’improvise pas. Passons en revue les spécificités de la rédaction web, de ses bases à la ligne éditoriale en passant par le style l’optimisation pour les moteurs de recherche.

 

1 – Comprendre les spécificités de l’écriture web, le b.a.-ba

Pourquoi des règles particulières pour rédiger pour le Web ?

On n’écrit pas sur Internet comme on écrirait un roman. Écrire pour le Web obéit à des codes spécifiques qui ne correspondent pas aux standards littéraires. La faute au support, – le smartphone ou l’ordinateur – et à l’environnement du lecteur, source incessante de distraction. La lecture sur écran fatigue les yeux. De plus, l’internaute, qui dans plus de la moitié des cas est un mobinaute, est sollicité de toutes parts. Pendant qu’il vous lit, il peut recevoir des messages ou des notifications, sans compter qu’il se trouve le plus souvent dans les transports en commun, une salle d’attente ou dans la rue et doit prêter attention à son environnement. Sa disponibilité n’est donc pas la même que lorsqu’il lit un livre ou un journal tranquillement installé dans son canapé. Votre façon de rédiger doit lui faciliter la tâche (si vous voulez convertir).

Petit guide de la rédaction web : les bases à connaître

Faire des phrases courtes

Le tout premier impératif de l’écriture web est de faire des phrases courtes. Plus elles sont brèves, plus elles sont faciles à comprendre. Exit donc les suites de mots interminables. Veillez à ne pas dépasser 20-25 mots. Bien sûr, il s’agit d’une recommandation générale. Sur un texte de 1 000 mots, vous pouvez vous autoriser quelques phrases longues, dès lors que votre propos reste compréhensible.

Opter pour un style clair et fluide

Dans la même veine, vos contenus doivent être clairs et fluides. L’objectif est que l’internaute ne décroche pas. Si votre texte est compliqué, que pour saisir le sens d’une phrase, il doit la relire plusieurs fois, vous prenez le risque qu’il se décourage et finisse par partir. Pour cela, vous éviterez soigneusement les tournures alambiquées. Vous privilégierez les mots simples et courts. Vous vous abstiendrez d’utiliser un langage soutenu et du jargon trop technique (sauf si votre public est composé d’experts).

Au risque de vous étonner, on dit que le contenu web doit pouvoir être compris par un enfant de 7-8 ans. En gardant cela en tête, vous vous efforcerez de vulgariser autant que possible. Appliquez le principe suivant : une idée par phrase. Cela vous facilitera le travail d’écriture.

Délivrer les informations importantes au début

Vous pensiez pouvoir tenir en haleine votre lecteur en plaçant à la toute fin de votre texte les promesses formulées dans le titre ou dans l’intro ? Oubliez ! À moins de talents dignes d’un copywriter pour relancer l’attention régulièrement par des petites formulations magiques, vous prenez le risque de décourager, encore une fois, l’internaute. L’excès de teasing ne fait pas bon ménage avec la rédaction web. Aussi, apportez les réponses promises dès la première partie de votre développement.

2 – Saisir les subtilités du référencement naturel et son lien avec la rédaction web

Pour un site internet, le contenu est fondamental. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un des piliers de l’optimisation pour moteurs de recherche, avec les aspects techniques (les balises, les URLs…) et les backlinks (les liens extérieurs pointant vers votre site). Lorsque les robots de Google visitent un site (le crawlent dans le jargon), ils sondent les pages en quête de texte pour leur permettre d’en comprendre l’essence. Certains qualifient même Google « d’obsédé textuel ». Pas de texte… pas d’optimisation. Pas d’optimisation… pas de visibilité sur le Web. CQFD.

Dès lors, vous percevez mieux l’importance de bichonner le contenu rédactionnel d’un site web.

Pour qu’une page soit bien positionnée sur une requête clé, elle doit :

  • Être suffisamment longue : les textes qui se placent en tête des résultats font près de 2 000 mots en moyenne.
  • Disposer d’une forte valeur ajoutée : il ne sert à rien de recycler un article lu et relu maintes fois, si c’est pour ne pas lui apporter de plus-value (cela peut-être un angle différent par exemple).
  • Offrir du contenu original : il ne s’agit pas d’aller copier le contenu d’un concurrent. C’est du plagiat donc répréhensible. En plus, Google risquerait de placer votre page dans son index secondaire.
  • Être bien rédigée : elle doit être exempte de fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe, mais aussi être dotée d’un champ sémantique riche et d’un vocabulaire varié.
  • Être optimisée : choix de la requête principale, des requêtes secondaires, placement naturel des mots-clés, c’est un travail de haute couture.

Google expose les bonnes pratiques sur la qualité des pages web dans ses guidelines, renforcées ces dernières années par l’importance des critères EAT (expertise, autorité, confiance).

3 – Définir une ligne éditoriale dans sa stratégie de création de contenu web

Avant de démarrer la rédaction d’un site, il est nécessaire de définir son persona, son client cible. C’est pour lui (ou elle) que vous écrirez. Est-ce plutôt un homme, une femme ou bien peu importe son genre ; quel âge a-t-il (elle) ; que fait-il (elle) dans la vie ; quelles sont ses passions… ? Une fois que vous aurez dressé son portrait-robot, vous saurez à qui vous vous adresserez dans vos écrits. Connaître sa cible est donc primordial. Si le site vend des produits high tech et que vous « parlez » à un public plus large que les geeks, vous convertirez moins parce que votre communication ne sera pas assez spécifique.

Une fois votre avatar client fixé, il vous reste à déterminer la ligne éditoriale. Ce sont toutes les règles qui doivent s’appliquer à l’écriture des contenus d’un site web. Elles précisent non seulement le persona, mais aussi la tonalité, le style, la fréquence de publication des articles sur le blog… Pourquoi est-il important de les définir ? Parce qu’elles permettent de ne pas s’égarer et de publier du contenu harmonieux et cohérent avec l’objectif de vente.

Notez que si vous rédigez pour un client, toutes ces informations doivent vous être communiquées via la charte éditoriale, le document reprenant tous les conseils de rédaction pour un site déterminé.

4 – Prendre des cours d’écriture web ou déléguer la rédaction de ses contenus

Nous l’avons vu, rédiger pour le Web ne s’improvise pas. L’amateurisme ne paiera pas. Vous voulez apprendre le métier de créateur de contenus numériques ? Avant de prendre des cours de rédaction web, vous pouvez commencer par faire quelques exercices d’écriture web. Ils vous permettront de vous entraîner et aussi, de confirmer – ou pas – votre appétence pour ce métier. Où trouver des idées d’exercices ? Les opportunités sont partout autour de vous :

  • Pour apprendre à synthétiser : résumez le dernier livre/film que vous avez lu/vu.
  • Pour apprendre à vulgariser : rendez accessible un sujet pointu (scientifique par exemple).
  • Pour vous initier à l’écriture journalistique web : résumez une actu récente.
  • Pour ne plus faire de fautes d’orthographe : faites des dictées.
  • Etc.

En panne d’inspiration ? Lucie a pensé à tout ! Découvrez une playlist de 10 exercices d’écriture web sur sa chaîne YouTube. Cap sur l’entraînement à la rédaction web ! Découvrez le premier épisode sans plus attendre :

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⏩ Le métier de webrédacteur vous attire ? Ce guide complet pour devenir rédacteur web freelance répondra à toutes les questions que vous vous posez.

⏩ Vous préférez déléguer votre rédactionnel ? C’est une bonne résolution si vous n’avez pas la fibre littéraire et qu’écrire n’est pas votre truc. Rendez-vous sur La Rédac Du Web, la market place des rédacteurs SEO premiums ! Vous y trouverez votre perle rare, le rédacteur web (ou rédactrice web !) qui sera capable de comprendre votre offre, l’âme de votre marque pour toucher vos lecteurs et Google.

Stéphanie Soulier – Correctrice, rédactrice et chargée éditoriale dans l’équipe de Lucie Rondelet, ancienne élève Origami 4

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