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En avril 2018, j’ai été interviewée par Bertrand, de la chaîne YouTube BA-Biz. Pour ceux et celles qui ne l’auraient pas encore entendue, je vous propose de la découvrir au travers de l’article ci-dessous. Bonne lecture et encore merci à Bertrand pour son accueil chaleureux.

Bertrand : Bonjour Lucie, comment ça va ? 

Lucie : Je vais très bien et toi ?

B : Ça va très bien merci. Je te propose de commencer par un petit jeu. Pourrais-tu nous donner 5 indices concernant le lieu géographique dans lequel tu te trouves ? 

L : Alors, je vais dire :

  • le cagou, un animal endémique du territoire ;
  • le plus grand lagon du monde ;
  • le nickel ;
  • référendum 2018 ;
  • Mélanésie.

 

B : Merci beaucoup Lucie. Sans revenir sur ton parcours, peux-tu nous dire dans quoi tu t’es spécialisée ?

L : Je me suis spécialisée dans la rédaction web et plus précisément la formation en rédaction web SEO, qui permet un meilleur référencement dans les pages de résultats des moteurs de recherche.

 

B : Génial. Comment ça t’es venu ? Qu’est-ce qui a fait que dans ton parcours que tu t’es retrouvée là-dedans ? Car il me semble que la rédaction web est plutôt un milieu masculin.

L : Pas du tout ! 80 % de mon audience est féminine. L’écriture est davantage une activité féminine, à l’image des classes littéraires. En 2012 je cherchais comment arrondir mes fins de mois et j’ai découvert la rédaction web. Je me suis rapidement rendue compte qu’en quatre fois moins de temps, je gagnais beaucoup plus que ce que je gagnais par le biais de mon job initial. J’ai quitté mon travail et en 2015, j’ai créé une auto-entreprise de rédaction web. C’est en 2018, devant le constat d’un manque de rédacteurs de qualité, que j’ai monté mon blog et ma plateforme de formation en ligne, en transformant mon auto-entreprise en SARL.

 

B : Donc à un moment donné tu as voulu franchir le cap et offrir tes services à ceux qui, comme toi, ont envie d’apprendre à écrire pour le web et tu as rencontré un succès fulgurant. Est-ce que tu as été surprise ou est-ce que tu te doutais qu’il y avait vraiment une attente ?

L : Non, lorsque j’ai eu l’idée de former des gens je me suis rendue compte qu’il y avait un besoin énorme, donc je me doutais que ça allait marcher. J’ai créé mon blog en juin, j’ai vraiment commencé à l’alimenter à partir de septembre et j’ai été pratiquement harcelée par mes lecteurs qui me demandaient une formation. Je l’ai donc lancé rapidement, en janvier, alors que j’avais prévu environ un an pour la sortir.

 

B : Est-ce que tu as lancé ton blog en parallèle de ton métier ? 

L : Mon métier c’était rédactrice web et j’avais du temps pour faire autre chose à côté.

 

B : Combien de temps environ pour que la mayonnaise prenne ? 

L : C’est allé hyper vite. Je suis partie tout l’été en France et je suis rentrée début septembre. Le 07 octobre, le jour de mon anniversaire, j’ai reçue ma première demande de coaching, soit après environ un mois de blogging, et mi-décembre j’avais déjà 1 000 inscrits sur ma mailing list. Ça a donc pris direct et comme je suis rédactrice web SEO, mon blog a été très bien référencé en quelques semaines.

 

B : Génial. Donc ton blog prouvait que tu avais un vrai savoir-faire et que tu savais faire ce que tu enseignais. 

L : C’est ça. Étant donné qu’il est très bien référencé sur la rédaction web et la formation en rédaction web, ça me fait gagner en notoriété, ce qui est le but du SEO.

 

B : Selon toi, l’une des clés du succès c’est la qualité du contenu. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? 

L : Le contenu doit apporter de la valeur ajoutée, sans cela l’internaute ne sera pas intéressé. Il y a donc tout le côté SEO, c’est-à-dire l’optimisation du contenu pour l’algorithme de Google, mais ce qui est de plus en plus important pour lui, c’est l’expérience utilisateur (UX). Premièrement c’est très important, si on a une certaine d’éthique, d’apporter de la valeur en évitant d’écrire n’importe quoi et de partager un savoir. Par ailleurs, si une personne clique sur le lien d’une page et que celle-ci lui plaît, il y a de fortes chances qu’elle continue sa visite et qu’elle découvre le site en cliquant sur d’autres liens, mais aussi qu’elle y revienne. Tout ceci est pris en compte par l’algorithme de Google et lui indique que le site en question est intéressant, il a donc tout intérêt à le valoriser. C’est donc très important d’avoir du contenu de qualité pour éviter que l’internaute quitte le site après quelques secondes, ce qui entraîne à force, une sorte de pénalisation de la part de Google qui considère que la page manque d’intérêt. Dans l’avenir, il y aura de plus en plus de sites de qualité mis en avant par Google.

 

B : Oui, d’ailleurs on le voit déjà avec Facebook par exemple. Il est important de faire en sorte de ne pas publier du contenu uniquement pour le SEO et qu’il y ait un fond derrière. 

L : Oui et aujourd’hui, très peu de gens le prennent en compte et se contentent d’utiliser des outils SEO pour bourrer leur contenu de mots-clés sans comprendre ou prendre en considération l’expérience utilisateur. Ces gens-là ont donc un train de retard et se forment là-dessus alors que ça ne sert à rien, c’est trop tard.

 

B : Alors c’est quoi un contenu de qualité selon toi ?  

L : Un contenu qui apporte de la valeur ajoutée et qui lui donne envie de lire l’article ou d’interagir en mettant un like ou un commentaire par exemple. Il faut donc optimiser le contenu en travaillant une requête clé, mais aussi en trouvant un fil conducteur. Il faut apporter de la nouveauté, proposer un style qui donne envie de lire et évidemment, donner des informations pertinentes et intéressantes en rapport avec la requête clé qu’a tapé l’internaute sur Google.

B : Si je demande à n’importe quel blogueur, je suis sûr qu’ils sont quasiment tous convaincus de faire de la qualité, pourtant force est de constater que tous n’arrivent pas à en vivre ou à générer des revenus et encore moins à attirer du trafic. Aurais-tu quelques conseils pour rendre un contenu plus intéressant ? 

L : Il n’y a pas juste l’histoire du contenu. Quand je surfe sur le web, je dirais que 70 % des blogs sont mal optimisés pour le référencement naturel, dans le sens où leur balisage HTML est de mauvaise qualité. Leurs articles ne sont pas structurés de la bonne manière, ils ont souvent zappé les H1, H2, H3, etc. et ensuite ils n’ont pas ciblé de requête clé en suivant un fil conducteur, ce qui est la base. L’algorithme de Google indexe en priorité les pages qui ont un bon balisage HTML et qui sont structurées, car il les comprend très vite. Devant une page qui est mal structurée, il ne va perdre son temps, il va passer à la suivante et la mettre en file d’attente. Ainsi, une page peut mettre des semaines et des semaines à être indexée et sera probablement mal positionnée. Un article bien structuré lui, sera rapidement indexé et aura plus de chances d’être bien référencé. J’ai récemment coaché l’une de mes élèves et je lui ai demandé un article concernant la plateforme Scribeur sur la base d’un briefing que je lui avais préparé (mots-clés, champ sémantique, etc.). Une fois rédigé et publié, il s’est retrouvé en première position de Google en moins de 48 h.

 

B : Donc le balisage fait déjà une énorme partie du travail ? 

L : Oui. Il faut réunir plusieurs paramètres pour obtenir des résultats. C’est ça le vrai rédacteur web SEO et il y en très peu. Soit les rédacteurs s’intéressent uniquement au contenu, dans ce cas il s’agit de blogueurs qui ne sont pas spécialisés en SEO, soit ils sont rédacteurs web et écrivent uniquement ce qu’on leur demande. En revanche, le rédacteur SEO qui comprend ce qu’il fait et qui ne se contente pas de répondre à des briefings, il y en a très peu.

 

B : Tout à fait. J’ai moi aussi eu l’expérience de ce type de rédacteurs et aujourd’hui, pour nourrir certains de mes blogs je fais appel à eux et soit on tombe sur des articles absolument fades ou sans personnalité, soit sur des articles sur-optimisés en termes de SEO et qui ne veulent plus dire grand chose. C’est rare de trouver le triptyque : angle rédactionnel, singularité de la plume et optimisation SEO. Tu t’es donc attelée à former des gens là-dessus ? 

L : Oui et d’ailleurs tout à l’heure tu m’as demandé : est-ce que quand tu as commencé, tu t’es dit que ça allait marcher ? Oui ! Car je sais que ce triptyque là n’existe quasiment pas. En 2017 j’étais enceinte et j’accumulais les commandes. À cette époque, mon salaire de rédactrice web avoisinait les 7 000 €. J’ai eu dans l’idée de trouver quelqu’un pour prendre le relai le temps que je sois d’attaque de nouveau, j’ai cherché, mais je n’ai trouvé personne, même chez les pros. C’est comme ça que je me suis dit que je pourrais à mon tour former des gens, afin qu’ils puissent y arriver. En plus j’adore former, j’ai d’ailleurs un diplôme d’enseignement qui m’a beaucoup appris en matière de pédagogie, ce qui plaît beaucoup à mes élèves. Aujourd’hui, je me consacre uniquement à la formation et je permets en plus à une quarantaine de personnes de monter leur entreprise tous les 6 mois (formation Origami).

 

B : Oui je pense que tu as mis le doigt sur un constat qu’on est nombreux à faire. La rédaction de qualité sur le web manque sur le web, donc merci d’apporter des rédacteurs de qualité sur la toile pour nous. Aujourd’hui, comment arrive-tu à te maintenir à jour pour rester au top des tendances ? 

L : Déjà j’ai mon blog, qui est un laboratoire formidable relié à Google Analytics et Search Console. J’ai également créé un nouveau site avec mes élèves : La Rédac du Web, qui regroupe des articles rédigés par leurs soins. Ils peuvent ainsi se faire repérer par des clients potentiels qui pourront trouver leur bonheur sans payer de commission puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire. Enfin, je travaille encore pour des gros blogueurs pour optimiser leur site, ce qui me donne plusieurs laboratoires supplémentaires pour tester et analyser les résultats.

 

B : Effectivement cela permet de partager de vraies choses testées et éprouvées sur le terrain. 

L : Oui c’est très ludique. D’ailleurs je coache pas mal de blogueurs auxquels je demande systématiquement de connecter leur site aux outils de Google pour que je puisse leur faire des recommandations. Lorsque quelques mois après je reçois de mails de remerciement pour me dire que ça a fonctionné, c’est vraiment top. Imagine combien de labos j’ai aujourd’hui !

 

B : Existe-t-il des spécialités chez les rédacteurs web ou est-ce qu’ils doivent être capables de tout faire ? 

L : Un rédacteur web doit être polyvalent. S’entraîner sur des sujets que l’on n’aime pas permet d’être vite très à l’aise sur la rédaction des sujets que l’on préfère. Il doit être capable d’aller chercher de l’info, de la synthétiser et de la vulgariser, c’est vraiment la base. Il doit pouvoir écrire sur tout ! J’ai notamment écrit pas mal d’articles juridiques, alors que ce n’est pas du tout ma formation, dont un qui a fait la une du Huffington Post. L’avocate de l’agence de stratégie digitale avec laquelle je travaillais pensait qu’il avait été écrit par un avocat. C’est ça la clé d’un bon rédacteur web.

Une fois que l’on est formé et habitué à rédiger, on peut se permettre de se spécialiser dans ce que l’on aime. Je pense néanmoins qu’il faut passer par cette case. Mes élèves ont tous des profils très différents. Certains sont passionnés par l’assurance, l’immobilier et heureusement ! D’autres sont sur le marketing, les langues, les voyages, la cuisine, bref, de tout ! Si vous avez besoin de rédacteurs, n’hésitez pas à faire appel à eux.

 

B : Je souligne que tu ne formes pas seulement les rédacteurs web, tu les mets aussi en contact avec des personnes qui pourraient avoir besoin de leurs services.

L : Oui. En fait, il existe deux formules dans ma formation. Dans la formule Liberté, les élèves peuvent suivre les cours tranquillement et ils avancent seuls, à leur rythme. En revanche, dans la formule Origami, je mets en relation des clients et des rédacteurs. Je suis ces élèves-là de près et je les connais donc très bien. Je corrige tous leurs exercices (35) donc je connais leurs forces et leurs spécialités.

 

B : Un rédacteur est capable de rédiger combien d’articles en moyenne ? Combien de clients peut avoir un rédacteur web ?

L : Tout dépend de la dextérité et de la capacité de chacun. Je suis moi-même allée jusqu’à 12 000 mots par jour, soit 24 pages Word. Un bon article de blog fait environ 1 000 mots et un bon rédacteur rédige entre 500 et 1 000 mots de l’heure. Leur objectif est ensuite de trouver des clients qui vont leur passer des commandes sur le long terme pour lui apporter une certaine sécurité et idéalement des commandes par lot (1 article par semaine pendant 6 mois par exemple). De cette manière, c’est plus simple pour le rédacteur de respecter les délais.

 

B : C’est aussi mieux, car on finit par s’habituer au style du blogueur, ce qui n’est pas toujours facile au début. 

L : Oui et le rédacteur qui a déjà écrit plusieurs articles connaît le contenu et est donc moins susceptible de se répéter. Il connaît mieux le blog et sait se rendre indispensable.

 

B : Il faut également prendre en compte la flemme de changer. Cela demande plus d’efforts d’aller chercher un nouveau rédacteur que d’en garder un, même si on en n’est pas forcément content, alors si on en est content… 

L : Je suis super contente que tu le soulignes, car je dis toujours à mes élèves d’aller chercher les clients en surfant sur internet pour trouver des sites sur lesquels ils peuvent aider. Je les invite à chercher le propriétaire du site et à lui proposer des axes d’amélioration et une collaboration. Tu parles de ceux qui ont la flemme de changer de rédacteur, mais si quelqu’un vient à eux et les séduit avec leur message, ils seront beaucoup plus enclins à accepter.

 

B : Oui et je vais même donner 2-3 conseils pour les rédacteurs. Pour repérer les sites qui ont besoin de rédacteurs, c’est assez simple. Il faut chercher des gens qui ont des blogs et qui renvoient vers des réseaux sociaux. Si sur ces réseaux, ils ont entre 300 et 10 000 fans sur Facebook et entre 100 et 3 000 abonnés sur YouTube, c’est probablement des clients potentiels qui ont du budget. C’est surtout une phase critique pendant laquelle ces blogueurs manquent de temps. Ils n’ont généralement pas encore installé leur équipe, mais ils ont les moyens d’engager. En les contactant, j’écrirais même un échantillon d’article de 200-300 mots pour montrer le style rédactionnel. Dernier conseil, proposer un service “clé-en-main” qui fait gagner du TEMPS aux clients, comme l’intégration sur WordPress par exemple. Moins le blogueur en fait et mieux c’est. 

L : C’est exactement ça ! Et ces conseils sont en partie ce que j’explique dans ma formation pour trouver des clients dans les modules 1 et 7.

 

M : Si on veut en savoir plus sur toi, où est-ce qu’on peut te trouver ?  

L : Je suis très visible :

Il suffit aussi de taper Lucie Rondelet sur les moteurs de recherche pour me trouver. J’en profite tout de même pour préciser que je suis de moins en moins “accessible” dû à la forte demande de la part de mon audience et au temps que je consacre au suivi de mes élèves.

Pour trouver des rédacteurs web de qualité, rendez-vous sur La Rédac du Web.

 

B : Quelle est la place du réseau dans ton succès actuel ?

L : Pas énorme pour ma part, car je suis très loin de tout, je travaille sans arrêt, et je n’ai que peu l’occasion d’échanger avec des web-entrepreneurs. J’adorerais pouvoir le faire davantage ! Cela pourrait m’aider pour partager des informations intéressantes, notre passion commune et aussi me retrouver dans un groupe où nous parlons le même langage, en toute convivialité.

Avoir un réseau est bénéfique pour booster sa notoriété, dégager du temps, souffler un peu aussi. Car c’est un métier très chronophage.

B : Quel est ton entrepreneur coup de cœur ?

L : C’est Antoine PEYTAVIN, un web entrepreneur qui œuvre dans le coaching marketing et le web marketing. Il est généreux, sympathique, simple, contrairement à d’autres confrères qui exposent leur notoriété. J’apprécie ses conseils épurés qui m’ont beaucoup aidée pour le développement de mon blog.

B : Merci pour tes conseils et ta vision engagée du métier.

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