Combiner travail et voyage, vous y aviez déjà songé ? Travailler en tour du monde, c’est l’option que choisiraient 16 % des globe-trotteurs. Si vous rêvez d’explorer les terres de l’Asie, de l’Amérique du Sud ou de l’Afrique, mais que votre budget est serré, tout n’est donc pas perdu ! Voyons comment allier tourisme et vie professionnelle.

Travailler pendant un tour du monde : un moyen de financer son projet

Vous le savez sans doute déjà, un tour du monde est une aventure qui coûte cher, très cher même. Selon Tourdumondiste.com, qui s’est imposé comme un site de référence pour les aspirants globe-trotteurs, un tel projet reviendrait en moyenne à 15 000 €. C’est le résultat d’une enquête réalisée en partenariat avec l’association Aventure du bout du monde. Ce budget varie bien entendu en fonction de la durée du voyage. Si pour la vie sur place, certains choisissent le système D, se logeant en mode Pékin express, l’achat des billets d’avion reste un poste de dépenses onéreux (environ 3 500 €) et incompressible.

La question du financement est donc centrale quand on souhaite passer de l’étape du rêve à celle de sa concrétisation. Pour financer un tour de la planète, il existe plusieurs options :

  • utiliser ses économies ;
  • ouvrir une cagnotte en ligne et faire appel à la générosité de sa famille, de ses amis ou de parfaits inconnus sensibles à la finalité d’un projet bien ficelé ;
  • emprunter ;
  • vendre tous ses biens (l’immobilier comme le mobilier) ;
  • se faire sponsoriser ;
  • obtenir une bourse de voyage (pour les étudiants) ;
  • concilier voyage et travail.

Travailler tout en voyageant serait ainsi la voie choisie par 16 % des baroudeurs !

Comment travailler en faisant le tour du monde : les options

Trouver un emploi sur place

Pour les aventuriers qui choisissent de financer leur périple tout en travaillant, la première option consiste à trouver un emploi sur place. En plus d’être une source de revenus, partager le quotidien professionnel des locaux permet de s’immerger davantage dans la culture du pays hôte et de tisser des liens forts avec les habitants. Mais cela nécessite le plus souvent des autorisations spéciales, car les visas touristes n’offrent pas la possibilité d’exercer une activité, même bénévolement.

Les règles varient d’un État à l’autre. Aussi, avant d’envisager de trouver un job durant son voyage, il est préférable de se tourner vers le ministère des Affaires étrangères. Certains pays, comme l’Australie, autorisent les jeunes de 18 à 35 ans à allier tourisme et travail avec le working holiday visa (WHV), le visa vacances-travail.

Même si c’est une pratique répandue, il vaut mieux éviter le travail au noir, comme partout.

Notons qu’il existe aussi d’autres moyens qui permettent de travailler en faisant le tour du monde en l’échange d’un hébergement et, parfois, de nourriture :

  • Le wwoofing (world wide opportunities on organic farms) : proposer ses bras bénévolement au sein d’une exploitation agricole bio contre gîte et couvert.
  • Les chantiers participatifs : participer à des projets de construction utilisant, le plus souvent, des méthodes et matériaux respectueux de l’environnement, contre un logement.
  • Le gardiennage : comme en France, il s’agit d’entretenir une maison et de s’occuper des éventuels animaux en l’échange d’un logis, pendant que les propriétaires sont absents.
  • Les petites annonces de travail contre hébergement : jardinage, ménage, travaux de ferme, cours de langue… De nombreuses personnes dans le monde proposent de loger les touristes contre de menus services.
  • Etc.

Exporter son job et l’exercer en télétravail

Avec l’essor du télétravail, exporter son métier à l’étranger pendant un voyage au long cours est tout à fait possible. Les nouvelles technologies permettent de travailler de n’importe où pour peu que l’on dispose d’une connexion internet et bien sûr, d’un ordinateur. Certaines entreprises ne voient aucun inconvénient à ce que leurs employés travaillent à des milliers de kilomètres, même s’agissant de postes d’encadrement.

D’autres font le choix de professions qui peuvent s’exercer à distance. Finies les contraintes : ils pérégrinent au gré de leurs envies tout en développant leur business. Ils sont freelances, on les appelle les nomades digitaux (ou digital nomads).

Alors quels sont les métiers qui offrent cette liberté d’exercer de n’importe où dans le monde et de dégager une source de revenus en voyageant ? Ils sont nombreux. Le plus souvent ils appartiennent à l’univers du numérique : graphistes, développeurs web, community managers, rédacteurs web

S’y ajoutent les métiers du conseil, du coaching, du marketing, du design, de l’écriture (journalisme, correcteur, traducteur), de la photographie… La liste est assez longue finalement. Ce qui compte, c’est d’exercer son job en indépendant et de ne pas avoir besoin de rencontrer physiquement ses clients.

Attention toutefois : même si les choses évoluent, avec certains pays créant des visas de travail dédiés aux nomades digitaux, il n’est toujours pas possible de sauter dans un avion sur un coup de tête avec votre laptop sous le bras pour travailler depuis l’étranger. Si vous rêvez de destinations tropicales (ou pas) en dehors de l’Espace Économique Européen, vérifiez d’abord les conditions d’obtention d’un visa de travail.

À propos de la facturation depuis l’étranger

Tout est dit dans cette vidéo !

Travailler en tour du monde : bonne ou mauvaise idée ?

Voyons quels sont les inconvénients majeurs au fait de travailler et voyager en même temps. Pour moi, il n’y en a qu’un : celui de devoir partager son temps entre business et tourisme et d’avoir l’impression de ne pas profiter pleinement de son séjour. Mais finalement, ceux qui se font cette réflexion sont plutôt les personnes qui financent elles-mêmes leur projet et prennent un congé sabbatique pour réaliser ce rêve de toute une vie. On peut comprendre qu’il ne soit alors pas question d’autre chose que de tourisme.

Pour les autres, il s’agit surtout d’un état d’esprit et d’un mode de vie. Dans ces conditions, travailler pendant son tour du monde ne présente que des avantages :

  • ne pas mettre son business sur pause durant un long voyage autour du monde ;
  • pouvoir rester plus longtemps sur place ;
  • s’enrichir des rapports humains avec les populations locales.

Vous l’aurez compris, à mes yeux, travailler en voyageant est une bonne idée, assurément. Je rêverai de la concrétiser puisque mon métier offre cette souplesse. Et vous, prêt à tout quitter pour tenter l’expérience du travail nomade autour du monde ? Devenez rédacteur web et dans 7 mois, vivez votre rêve !

Stéphanie Soulier – Correctrice, rédactrice et chargée éditoriale dans l’équipe de Lucie Rondelet, ancienne élève Origami 4

Sources :

https://www.tourdumondiste.com/statistiques-tour-du-monde

lucie rondelet instagram

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