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L’idée de faire une digital detox m’est venue un matin. Je vous raconte.
Chez nous, le matin c’est réglé comme du papier à musique. 7 h tapantes : je réveille ma grande de 4 ans. Après 15 min d’étirements de chat et de petits grognements, elle daigne enfin sortir du lit. 7 h 20 : elle arrive en pyjama dans la cuisine avec la frange dans les yeux et s’installe devant son cacao encore à moitié endormie. 7 h 30 : elle plonge enfin sa première tartine de beurre dans son chocolat et la grignote du bout des lèvres… 20 min plus tard, elle attaque mollement la deuxième, je n’y tiens plus, je craque : je sors discrètement mon smartphone. Je fais mon p’tit tour sur Facebook pour lire les publications du groupe Parlons Rédaction Web puis sur Instagram pour jeter un œil au dernier post de Lucie et je finis par LinkedIn pour ne pas manquer LA connexion qui pourrait faire décoller ma carrière (heureusement que je ne suis pas accro à Twitter, Pinterest et Snapchat, car ce petit manège pourrait durer bien plus longtemps…).

Avec du recul, je me demande quelle crédibilité j’aurai lorsque dans 10 ans je ferai la morale à mon adolescente pour qu’elle lâche son portable à table… Serais-je en train de devenir une digital addict à l’insu de mon plein gré ? 🤔

Note : cet article a été commandé à Ingrid B., élève de ma formation en rédaction web SEO “Liberté” 🙂

Se déconnecter : plus facile à dire qu’à faire…

Il fut un temps où je prônais un mode de vie « slow » : j’avais troqué mon téléphone connecté contre un modèle basique et supprimé mon compte Facebook.

Aujourd’hui, mon smartphone ne quitte plus la poche arrière de mon jean, pourquoi ? Premièrement, parce que je suis littéralement accro à la rédaction web et que j’utilise chaque moment libre pour lire un article ou regarder une vidéo qui pourrait m’aider à progresser. Deuxièmement, j’ai inconsciemment peur de passer à côté de quelque chose en me déconnectant…

La peur de manquer une commande

Tous les matins, je fais mon p’tit tour sur les plateformes de rédaction web :

  • Édit Place : Youpi ! une super commande disponible pour un lot d’articles sur des cocktails : j’adooore ! Je clique et le message suivant apparaît : « Désolé, cet offre n’est plus disponible » (je me permets de reprendre la faute d’orthographe par souci de fidélité à la réalité) ;
  • Textbroker : Tiens ! Une commande sympa à 4*, je file brancher le chargeur de mon ordi et je la réserve… trop tard, elle est prise… ☹️
  • Scribeur : 11 h 7, 36 commandes disponibles, 11 h 9 : « Aucun texte en attente de rédacteur ou bien vous n’avez pas le niveau de qualité requis… » Arf !

Autant de raisons de me faire culpabiliser d’avoir délaissé mon portable quelques heures…

La peur de ne pas être assez réactive

Et si un client m’écrivait ? Et si je manquais son appel ? Et si je ne recevais pas son mail ?

Comme je débute juste mon activité de rédactrice web, je ne peux pas me permettre de passer à côté d’un client en ne lui répondant pas dans les heures qui suivent son message. Je me trompe peut-être, mais je trouve que ça montre vraiment la volonté qui m’anime de percer dans ce métier. J’ai donc peur que le client pense que je m’en « fiche » si je ne réponds pas rapidement.

Le besoin d’être présente sur les réseaux sociaux

Pour l’instant je ne suis pas « au taquet » sur les réseaux sociaux et je n’ai pas encore travaillé correctement mon profil pro. Une fois que ce sera fait, mon objectif sera de créer une vraie communauté à laquelle j’apporterai une valeur ajoutée. Créer du contenu de qualité, publier des photos qui m’ont touchée, partager des commentaires inspirés et apporter des réponses dans un délai raisonnable sont autant de missions qui rendent le smartphone quasi indispensable à mes yeux.

Le besoin de réassurance

Bon, j’ai fini mon texte. Il est bien. Non il est nul. Arf, je ne sais pas si ma cliente va l’aimer… mais si, ce n’est pas si mal. Non, je n’y arriverais jamais… 

« Ting » (son de notification Facebook) : « Lola Rédactrice Web aime votre post »

« Ting » : Alice a écrit « Super, continue comme ça ! »

« Ting » : Anna a écrit « Bravo »

😊← sourire bêta de mon égo reboosté

Détox digitale : des solutions pour les webentrepreneurs !

Même si je n’ai pas l’impression de nourrir une addiction aux nouvelles technologies, je pense que je fais quand même quelques entorses à mes valeurs, notamment lorsque je consulte mes mails alors que je suis en famille.

Je n’ai pas envie de réaliser un jour que je souffre du syndrome « du membre fantôme » lorsque j’oublie mon téléphone à la maison. Je ne veux pas non plus devenir irascible parce que le WIFI ne passe pas chez ma meilleure amie. Je pense donc qu’une petite cure sans internet me ferait le plus grand bien. Je partage avec vous les solutions que j’ai trouvées pour pouvoir m’offrir une détox digitale sans mettre en péril mon travail.

Les astuces pour déconnecter sans risques

Au niveau personnel, je vais faire un tri dans les applications que j’ai installé sur mon portable et prendre le temps de me désabonner des newsletters qui ne m’intéressent plus. Au niveau professionnel, voici les solutions que j’ai identifiées point par point :

  • les commandes sur les plateformes : je vais faire mon « petit marché » avant de déconnecter et réserver un nombre raisonnable de commandes avec des deadlines à long terme ;
  • les clients : je vais mettre en place une réponse automatique sur ma boîte mail ;
  • les réseaux sociaux : un petit post sympa peut prévenir la communauté que l’on se met au vert.

Matériel de survie à prévoir :

  • un réveil ;
  • le bon vieux réflex payé une fortune et totalement délaissé depuis Noël ;
  • un petit carnet à glisser dans la poche au cas où une idée de génie surgirait ;
  • un téléphone fixe au cas où…

Les bénéfices de ce jeûne digital

Selon Catherine Price, l’auteure de Lâche ton téléphone, s’offrir une détox digitale permet de se reconnecter à ses besoins fondamentaux. Elle conseille de pratiquer la méditation de pleine conscience pour se réancrer dans le présent et dans le vrai. Je suis tout à fait d’accord avec elle, c’est bien pour cela que j’ai téléchargé l’application Petit Bambou pour me détendre avec mon téléphone (comment ça je n’ai rien compris ? 😉). La spécialiste met en avant tous les avantages qu’il y a à s’offrir une pause.

Préserver ses capacités cognitives

Avoir les yeux rivés sur un écran altère notre capacité à créer de nouveaux souvenirs, réduit notre mémoire et crée des troubles de la concentration.

Prendre soin de sa santé mentale

Trop de textos, de messages, de notifications, de mails, d’appels, de tweets… c’est étouffant ! Cette hypersollicitation crée du stress, de l’anxiété et peut même conduire au burn-out.

Garder des relations de qualité avec ses proches

Prendre du recul vis-à-vis des écrans permet de vivre de vrais moments avec de vraies personnes. Il n’y a rien de plus frustrant que de boire un verre avec une copine qui s’intéresse plus à ses amis virtuels qu’à nous et qui n’envisage plus de manger au restaurant sans prendre son assiette en photo.

Nomophobie versus rédactrice web : le défi

Maintenant que j’ai identifié les peurs qui me poussaient à être hyperconnectée, que j’ai trouvé les solutions qui me permettraient de « débrancher » sans pénaliser mon travail et que j’ai pleinement conscience des bienfaits qu’un jeûne digital pourrait me procurer, il n’y a plus qu’à !

J’ai envie de me lancer le défi : le week-end prochain je déconnecte 24 heures complètes. Et vous ? Qu’en dites-vous ?

Et si on partageait nos succès et difficultés en commentaires ? 🤓

Pour découvrir d’autres articles 👉c’est par ici !

Pour suivre Lucie sur YouTube, c’est par là 👈

Ingrid Besnier, rédactrice web freelance formée par Lucie Rondelet

Digital detox

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