Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  

Le concept du corwoking vous intéresse mais vous hésitez encore ? Dans l’article d’aujourd’hui, je vous propose de partager avec vous mon expérience en la matière. Moi, c’est Véronique, ancienne élève Origami de Lucie et freelance confirmée. Lorsque j’ai décidé de me mettre à mon compte et de devenir mon propre patron début 2016, je ne connaissais quasi personne dans ce milieu et me sentais un peu perdue. Le monde de l’entreprenariat m’était totalement inconnu, mais je savais deux choses : je ne voulais plus de patron et je ne pouvais pas travailler à la maison. Je me suis donc inscrite dans un espace de coworking près de chez moi.

Le coworking : définition

Un espace de coworking est un lieu dans lequel des professionnels se réunissent pour travailler. Il s’agit de bureaux aménagés comprenant généralement un espace commun avec une mise à disposition d’imprimantes, scanners, etc. Vous pouvez choisir un abonnement en fonction de vos besoins et de la fréquence à laquelle vous souhaitez disposez de ces espaces.

En tant que travailleur indépendant, le coworking présente de nombreux avantages : vous bénéficiez d’un espace de travail professionnel et équipé, à un tarif plutôt intéressant. Maintenant que vous êtes familier avec la définition du coworking, je peux continuer mon histoire.

Un espace de travail créé par des entrepreneurs pour des entrepreneurs

Le premier espace de coworking dans lequel j’ai travaillé venait d’ouvrir à une dizaine de kilomètres de chez moi et l’animatrice était bénévole dans la même librairie coopérative que moi. C’est donc par son intermédiaire que j’ai découvert le concept du coworking, dont j’avais vaguement entendu parler. Cette personne était elle aussi travailleuse indépendante. Elle partageait des bureaux avec son mari (qui avait également sa propre société) et son associé. Leurs anciens locaux devenaient étroits et quitte à déménager, ils avaient envie de se réunir avec d’autres chefs d’entreprise. Ensemble, ils ont donc eu l’idée de créer un espace professionnel puisqu’il n’en existait pas dans le coin. Ils ont acheté un terrain, puis fait construire un bâtiment. La gestion des lieux a finalement a été confiée à une association créée spécialement à cet effet.

Le concept du coworking : un espace multiple

Les concepteurs ont pris le temps de bien penser le lieu et de visiter de nombreux autres espaces de coworking, situés un peu partout en France. Le bâtiment a été construit selon des critères écologiques, en forme de U. On y trouve des bureaux privatifs, un open space, des entrepôts, des ateliers, un espace convivial, etc. Bien sûr, les entrepreneurs ont accès à un photocopieur, une cuisine et des sanitaires. L’association propose plusieurs types d’adhésions en fonction des besoins : accès à un bureau privatif, accès à l’open space aux heures d’ouverture ou 24h/24h et 7j/7j, placement libre ou fixe, un atelier, etc.

Pour ma part, je me suis d’abord inscrite en tant que « nomade », c’est à dire avec un accès à l’open space en continu. A l’époque, nous étions peu nombreux, 3 ou 4 maximum. Puis, à la fin de l’année 2016, j’ai eu la possibilité de partager l’un des bureaux privatifs avec une autre travailleuse indépendante avec qui j’avais sympathisé tout au long de l’année. Auparavant, elle le partageait avec une autre personne, mais cette dernière avait décidé qu’elle n’était pas assez présente au bureau pour en rentabiliser le coût. J’ai donc racheté bureau (le meuble) et fauteuil à celle-ci et j’ai emménagé pendant les fêtes de fin d’année. Quelle joie d’avoir enfin de la place pour laisser tous mes livres et ne plus avoir à tout transporter de la maison au bureau.

Un espace convivial

Cette année 2016 s’est très bien passée et j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler dans cet espace de coworking. Les autres entrepreneurs étaient sympas. Étant donné que j’ai été l’une des premières inscrites (l’espace a ouvert à peine un mois avant mon adhésion), cela m’a permis de rencontrer chaque nouvel adhérent. Pour une timide comme moi, c’était plutôt agréable. À mesure que l’année avançait, les bureaux se remplissaient et nous étions de plus en plus nombreux.

Étant donné que nous travaillions tous dans des domaines différents, nous pouvions facilement “troquer” nos compétences. C’est par exemple l’un de mes “collègues” qui a conçu mon site web et mes outils de communication. J’ai également pu bénéficier de coaching pour gagner en confiance. Nous nous entraidions également sur nos problématiques d’entrepreneurs : statut, déclaration, compta, prospection, etc. Plutôt sympa le concept du coworking ! Des événements, tels que des p’tits déj ou des soirées thématiques, ponctuaient régulièrement l’année. À midi, nous nous retrouvions autour d’une grande table et discutions autant de nos vies perso que de travail.

Un espace emprisonnant

La convivialité peut vite se transformer en prison dorée. En effet, la pause café du matin, c’était vers 9h-9h30. Le déjeuner, 12h30. L’après-midi, le goûter vers 16 h. Bien sûr, nous n’étions pas obligés d’y aller, mais l’espace convivial était situé au milieu du bâtiment en U. Même en restant dans mon bureau, j’entendais les voix. Dans l’open-space entièrement vitré, je voyais mes collègues discuter… pas idéal pour se concentrer !

Par ailleurs, l’animatrice se chargeait de faire le tour des bureaux et des ateliers pour avertir que le café était prêt. Je ne pouvais donc pas l’ignorer et si, malgré tout, je ne voulais pas faire de pause, je prenais le risque de passer à côté d’informations importantes, comme la venue d’élus ou l’organisation d’un événement quelconque.

L’ambiance s’est nettement détériorée quand l’animatrice a décidé de se mêler de nos activités et a reproché à ma collègue de bureau d’être intervenue dans un lycée avec d’autres entrepreneures du cowork, dont je faisais partie. Par la suite, on m’a reproché ma liberté d’expression sur mon site internet, suite à la publication d’un poème. Suite à cet “incident”, les propriétaires du lieu ont d’ailleurs décidé d’établir un avenant rempli d’interdictions restrictives pour nos activités respectives.

Et maintenant ?

Nous avons donc, avec ma collègue de bureau (qui est devenue une véritable amie), quitté cet espace de coworking qui n’était plus du tout collaboratif, mais qui devenait au contraire une véritable dictature. Nous avons trouvé un local, dans la même ville, mais en plein centre (le cowork était situé à l’écart, dans une ZAC). Nous l’avons aménagé, décoré et y travaillons depuis un peu plus d’un an en totale harmonie. On boit le café quand on veut (et si on veut, moi c’est plutôt chocolat chaud l’hiver), on s’entraide, on se soutient, on se motive, on se rebooste et on rit (beaucoup).

Cependant, je ne regrette rien de cette aventure, d’une part parce qu’elle m’a menée où je suis aujourd’hui et d’autre part parce que ce cowork m’a beaucoup aidé au début, ne serait-ce qu’en m’offrant un lieu où travailler (chez moi, je me laisse distraire par la TV !). J’ai appris également beaucoup de choses, notamment que je faisais confiance aux gens beaucoup trop facilement et qu’ils n’étaient pas tous aussi gentils et remplis de bonnes intentions qu’ils en avaient l’air.

J’espère que ce témoignage vous aura plu. Je vous rassure sur le concept du coworking, ils ne sont pas tous comme celui-ci, la plupart sont très agréables. J’en ai visité un autre qui a ouvert en fin d’année dernière et qui fonctionne tout à fait différemment. Je ne m’y suis pas inscrite car je n’ai plus besoin de ce type d’espace, puisque j’ai un bureau, mais je connais plusieurs personnes qui en sont satisfaites.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. N’hésitez pas à partager vos retours d’expérience si vous avez déjà essayé le cowork 😉

Véronique Dessogne

Ebook - Devenir Rédacteur Web

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
error: Content is protected !!

Téléchargez GRATUITEMENT
​ "101 sites qui recrutent des rédacteurs web" !