The copywriter Handbook | Des Textes Simples et Efficaces

The copywriter Handbook | Des Textes Simples et Efficaces

Dans la série des livres indispensables aux rédacteurs web qui n’existent qu’en anglais, je vous propose The copywriter’s handbook de Robert Bly. Ce livre vous apprend notamment qu’un bon titre doit donner de l’information au lecteur. Mais aussi que votre contenu doit être rédigé simplement pour faire passer votre message. Si vous cherchiez encore à faire de brillants jeux de mots, le livre de Robert Bly va vous en dissuader. Ce qui fonctionne, c’est la sobriété. (suite…)

Écrire un Titre Accrocheur : 10 Astuces de Copywriter

Écrire un Titre Accrocheur : 10 Astuces de Copywriter

Le titre est l’éternel problème du rédacteur web, la tâche qu’il garde pour la fin. Et trop souvent, las de ne pas trouver l’idée géniale, il le bâcle. Il se rassure en se disant que la requête clé y est. Mais est-ce suffisant ? L’internaute risque de cliquer sur un titre plus percutant… et voilà un beau texte qui n’attire aucun trafic. C’est dommage, il suffirait d’écrire un titre accrocheur pour attirer l’attention du lecteur. Après des centaines de mots rédigés avec passion, vous devez faire ce dernier effort : composer un titre irrésistible, à la hauteur de votre contenu. Certains copywriters vous diront que vous devez passer autant de temps sur le titre que sur votre texte. Mais ce temps, vous ne l’avez pas. Ce n’est pas grave. Il existe de nombreux conseils pour rédiger un titre captivant efficacement. Si vous êtes hyper pressé, la dixième astuce vous séduira ! 

1 – S’adresser au lecteur

Si vous ne retenez qu’une seule astuce pour écrire un titre accrocheur, c’est celle-ci : le titre doit interpeller directement le visiteur en utilisant les pronoms personnels, ou lui fournir une information utile.

L’internaute sera plus intéressé si le titre lui explique clairement le bénéfice qu’il obtiendra en lisant votre article. C’est une forme de contrat avec le lecteur : il investit du temps en consultant votre article contre la promesse d’une information qui a de la valeur pour lui.

2 – Ne pas décevoir l’internaute avec un titre abusivement séduisant

On a tendance à confondre titre percutant et titre racoleur, digne d’un site « piège à clics ». Et on tombe rapidement dans l’excès : promettre monts et merveilles au lecteur. Quelle déception lorsque l’internaute découvre que l’article ne tient pas ses promesses !

Bien entendu, écrire un titre accrocheur permet d’inciter au clic. Mais cela ne doit pas se faire au détriment du contenu. Votre objectif n’est pas — en général — de créer le buzz. Vous souhaitez informer, ou éventuellement vendre un produit ou un service. Votre titre doit servir cette finalité en promettant une information ou une solution à un problème.

L’enjeu est double.

  • Enjeu humain : vous ne voulez pas trahir la confiance des internautes. Vos contenus rédactionnels servent à bâtir des communautés, inciter des personnes à s’abonner, ou à acheter des produits. Si le visiteur se sent trompé, votre but ne sera pas atteint.
  • Enjeu SEO : un internaute déçu retourne rapidement sur la page des résultats de recherche. Votre taux de rebond augmente, et le classement de votre article sur le moteur de recherche se dégrade.

3 – Susciter la curiosité avec un titre intrigant

Pour écrire un titre accrocheur, il faut en dévoiler suffisamment pour piquer la curiosité du lecteur, mais pas assez pour la satisfaire.

Pour cet article, l’effet de curiosité est entièrement concentré sur le terme « astuces ». Il vous informe du contenu, et suscite votre intérêt, car ces astuces pourraient s’avérer étonnantes, puissantes, incroyables, ou tout simplement utiles à connaître !

En revanche, « Écrire un titre accrocheur » n’étais pas suffisamment descriptif. Un titre aussi simple aurait généré très peu de trafic.

4 – Éviter de rédiger un titre trop énigmatique

Je vais démolir une idée reçue du marketing : on s’imagine qu’un bon titre est plein d’esprit, humoristique ou fait pleurer dans les chaumières. C’est faux. Il doit uniquement remplir son objectif : inciter le lecteur à lire un article.

Les bons jeux de mots, c’est sympa, mais souvent inefficace.

Je n’ai pas d’exemple de titre, mais cette « déviance » – j’exagère un peu – existe aussi dans la publicité :

  • Prenons l’exemple d’Évian. Vous vous souvenez tous des premières publicités faisant intervenir des bébés qui chantaient We will Rock You de Queen. Elles vous ont fait sourire, ou rire. Mais vous êtes-vous précipité au supermarché pour acheter cette eau ?
  • En revanche, Contrex cible les personnes qui souhaitent perdre du poids. Vous savez : « Mon partenaire minceur ». Je connais des personnes au régime qui ont acheté cette eau, car les publicités répondent directement à leurs besoins.

Pour écrire un titre efficace, vous devez garder votre objectif en tête. Vous ne faites pas un concours d’originalité ou de créativité. Vous voulez attirer l’attention et inciter au clic des lecteurs qualifiés, réellement intéressés par votre contenu. Gardez les choses simples.

5 – Ecrire un titre accrocheur court et efficace

Accrocheur ou pas, votre titre ne peut pas dépasser 600 pixels. Cela représente environ 60 à 70 caractères — certains prennent plus de place que d’autres. Si votre titre (balise Title pour les intimes) est plus long, il sera tronqué sur la page de résultats de Google et sur les réseaux sociaux.

Si vous aimez les envolées lyriques, réservez-les pour votre balise h1. Vous ne savez plus la différence entre la balise Title et la balise h1 ? Cette vidéo est faite pour vous :

6 – Insérer des chiffres dans le titre pour inciter l’internaute à cliquer

Lorsque votre texte s’y prête, utiliser des chiffres dans vos titres permet de fixer les attentes du lecteur. Face à la surenchère numéraire autour d’un mot clé sur le Web — j’ai vu un site qui proposait 40 (!) astuces pour écrire un titre accrocheur —, l’internaute peut alors choisir l’article en fonction de ses besoins. Attention de ne pas abuser de cette technique qui peut lasser les lecteurs !

7 – Utiliser des termes forts pour rendre le titre plus percutant

Cette règle est aussi valable pour vos textes : s’il vous est possible de substituer un mot spécifique à un terme plus générique, faites-le ! Cela rendra votre texte et votre titre beaucoup plus vivants. En plus, cela développera le champ sémantique de votre article.

8 – Ne pas négliger les Camel cases

La technique consiste à oublier votre syntaxe, et à commencer chaque mot important de votre titre par une lettre capitale. Grâce à cela, il se démarquera des autres dans les résultats du moteur de recherche.

9 – Créer un fichier de ses meilleures créations

Vous avez probablement déjà écrit de superbes titres, mais vous les avez aussitôt oubliés. C’est dommage, ils pourraient vous servir d’inspiration pour d’autres articles. Pour y remédier, créez un fichier avec des exemples de titres accrocheurs que vous avez rédigés, ou que vous avez vus ailleurs (internet, magazines…). Vous pouvez les classer en différentes catégories, par exemple :

  • questions ;
  • nombres ;
  • informations utiles ;
  • histoires ;
  • comparaisons ;
  • témoignages ;
  • révélation d’un secret ;
  • etc.

10 – Utiliser les générateurs de titres pour créer des titres irrésistibles

Vous êtes en panne ? Votre muse vous a lâché ? Voici quelques logiciels en ligne qui vous aideront à trouver des titres :

Malheureusement, il n’existe aucun logiciel en français aussi abouti. Si vous êtes fâché avec la langue de Shakespeare, le traducteur DeepL sera votre meilleur ami !

Pour conclure, voici une phrase de Ann Handley, qui ravira les amateurs de SXO : « À certains égards, je suis reconnaissante de l’influence qu’ont eue des sites comme Buzzfeed et Upworthy. Ils ont contribué à souligner l’idée que les meilleurs titres sont ceux que les humains (et pas seulement les moteurs de recherche) aiment, et ils nous ont propulsés dans un monde où les marques voient l’importance de créer des titres (et des contenus !) que les gens veulent partager avec leurs amis. »

Pour aller plus loin : comment créer des contenus exceptionnels

Anne Beckers, ancienne élève Origami 2 – Coach dans la Team de Lucie

Marketing Éthique & Responsable : on commence quand ?

Marketing Éthique & Responsable : on commence quand ?

À vous rédacteurs web, blogueurs, community managers, influenceurs, web entrepreneurs, avez-vous déjà parcouru le web comme n’importe quel autre internaute ? Avez-vous déjà pris conscience du flux d’informations que nos stratégies d’Inbound marketing ont amené sur la toile ? En tant que consommateurs, quel regard portez-vous sur les contenus qui vous entourent ? Ceux qui vous vendent du rêve, du beau, du parfait ? N’avez-vous jamais eu l’impression de participer aux diktats du marketing 3.0 ? Bien évidemment, votre métier, vous l’adorez, il vous est même arrivé de le défendre ! Mais vous êtes-vous déjà demandé s’il faisait sens avec des valeurs profondes et fondamentales ?
En tant que créateurs de contenu, nous contribuons à vendre, c’est-à-dire que nous encourageons à consommer ; une sacré responsabilité… D’autant plus quand on sait que, dans le même temps, nous faisons face à une crise écologique sans précédent, elle-même engendrée par la sur-consommation, la sur-production et la sur-exploitation de nos ressources naturelles. Alors ne pensez-vous pas qu’il est temps de changer notre manière de faire du marketing ? Est-ce qu’aujourd’hui n’est pas le meilleur moment pour commencer un marketing éthique, humain et responsable ?
Rassurez-vous, il y a largement de quoi faire sur le web, même pour ceux qui souhaitent tendre vers une croissance raisonnée !



La crise écologique que nous traversons nous oblige tous à repenser nos habitudes au quotidien. Si nous n’opérons pas tous cette fameuse transition écologique, notre monde et surtout celui de nos enfants en sera dévasté, chamboulé. Dès lors que nous avons une audience, nous avons un pouvoir et donc, une responsabilité. Prenons-la ! 
Toute sensibilisation et tout changement est bon à prendre. C’est cette fameuse notion du colibri qui fait sa part, aussi petite soit-elle, elle sera toujours mieux que rien.

À nous, acteurs du marketing digital, soyons le changement que nous voulons voir dans le monde. (citation un peu digitalisée de Gandhi)

S’engager dans un marketing éthique, humain et responsable

Sur le web, et de manière plus générale à l’ère du numérique, c’est simple, tout vieillit plus vite. Même nous. Tout va trop vite ! À peine le temps d’intégrer un terme marketing qu’il en sort un autre. À peine le temps de produire que c’est déjà obsolète. Cette croissance exponentielle de production connaît aujourd’hui ses limites. Ce constat est valable aussi bien sur le web, lorsqu’on parle de contenu, que sur Terre lorsqu’on parle de ressources ; tout simplement parce que l’un et l’autre sont indissociables.
Il est donc temps de changer notre manière de consommer, mais aussi de produire ! Si nous encourageons une consommation raisonnée, à nous de produire de façon raisonnable. À nous de véhiculer des valeurs cohérentes avec des enjeux prioritaires. À nous d’intégrer le facteur éthique dans notre communication digitale et notre marketing, en s’intéressant juste au monde qui nous entoure et à ses problématiques.

Lucie l’avait déjà évoqué dans un précédent article, il est facile en tant que professionnel de s’engager dans des valeurs éthiques, humaines et éco-responsables. Voici d’autres actions simples à mettre en place.

Ralentir son content marketing

Si l’Inbound marketing a encore de beaux jours devant lui, créer du contenu ne suffit plus. Encore moins à un rythme effréné. Alors dans cette course au nombre et à la quantité, il est temps de ralentir !
C’est dans cette démarche que nous voyons apparaître de nouveaux termes tels que slow marketing ou slow content, à contre-courant des snack, fast, etc. La vérité, c’est que quelle que soit l’école à laquelle vous avez envie d’appartenir, si vous voulez exister ou vous démarquer dans la durée, vous devez créer un marketing durable. C’est-à-dire un marketing qui intègre automatiquement un ou tous les aspects du développement durable: l’environnement, l’économie et le social.

Pour cela, posons-nous 10 minutes ! Profitons-en pour jeter un œil sur les comptes instagram, les sites, les pages facebook, les blogs qui nous entourent, et prenons juste conscience de ce que le monde digital nous a imposé. Nous avions décidé de mettre les réseaux sociaux et notre content marketing au service de notre entreprise, mais très vite, nous sommes devenus nous-même serviteurs de tous ces outils. Vous aussi vous l’avez ressenti cette pression digitale ? Cette impression d’être finalement esclave des règles imposées. Mais imposées par qui au juste ?

Se servir des réseaux sociaux pour véhiculer des valeurs fondamentales

Qui a inventé le concept de toujours beau, toujours parfait, toujours plus ? Qui a décidé de lancer la mode des petits-déjeuners healthy sans aucun flocon d’avoine autour du bol (#impossibleàrefaire) ? Qui a dit que nous devions tous acheter des photos parfaites et lisses des banques d’images pour avoir un bon feed (#yenamarre) ? Pourquoi postons-nous tous la même photo de ce bureau à la mode scandinave où rien ne dépasse (#stopaulobbyikea) ? Et puis surtout, qui a dit que c’était judicieux d’avoir toujours quelque chose à dire pour exister ? Personne ! Les premiers ont publié et nous avons tous agi en mimétisme.
Aujourd’hui ce n’est que de la surenchère. Mais sur les réseaux sociaux, c’est comme dans la vie. Ceux qui parlent trop et tout le temps finissent par ne plus être écoutés.
Heureusement, certaines entreprises, quelques marques, mais aussi beaucoup d’influenceurs et créateurs de contenu ont pris conscience de leurs responsabilités. Et des bouffées d’oxygène font de plus en plus leur apparition. Des textes de lois aussi.

Nous avons découvert ainsi à quel point les photos étaient retouchées et à quel point le vrai était bien aussi. À quel point le vrai nous parle, nous enlève des frustrations. Nous savons désormais quand les influenceurs font des recommandations sponsorisées. Nous pouvons avec bonheur, découvrir des entrepreneurs qui ont mis la transparence au centre de leur stratégie. D’ailleurs, nous ne parlons même plus de stratégie, mais juste de personnalité. Parce que c’est désormais l’Humain qui est exigé. Et l’Humain doit être aussi au cœur de votre entreprise. Les consommateurs ne se contentent plus de combler un besoin, ils achètent un produit ou un service qui a du sens.
Il est temps de contrer le parfait avec le vrai, et d’y inclure des valeurs fondamentales. Aujourd’hui, un bon contenu qui fait la différence sait allier expertise, régularité et transparence.

Utiliser un storytelling vrai et transparent

Si vous débutez sur le web, vous pouvez décider d’inscrire dès le départ votre contenu dans une stratégie de marketing éthique et responsable. Votre audience n’a pas besoin de rêver, elle a juste besoin de savoir que c’est accessible. Elle a besoin de connaître votre personnalité. Montrez vos valeurs, votre univers, mais aussi votre conscience du monde. Ce que vous choisirez de montrer naturellement en dira long sur votre personnalité. Si vous avez déjà entamé votre content 3.0, faire votre part n’a rien de bien difficile. Il suffit juste d’intégrer le facteur éthique dans toutes vos actions digitales. Partagez votre démarche avec votre audience, et expliquez les raisons qui vous ont poussé au changement. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Pour un marketing éthique, humain, responsable et durable, rien de mieux aujourd’hui qu’un bon storytelling vrai et bien raconté. Racontez votre histoire à votre audience. Mais attention, avoir des valeurs et les défendre ne veut pas dire être culpabilisant, pessimiste et accusateur ! Je crois profondément que nous pouvons :

  • éveiller la conscience, encourager et contribuer au changement en posant les bonnes questions ;
  • garder un discours positif tout en étant transparent et responsable ;
  • sensibiliser sans faire culpabiliser ;
  • rester bienveillant dans le changement ;
  • juste partager et valoriser sur les réseaux sociaux des bonnes méthodes, des initiatives positives et des marques engagées pour faire avancer les choses.

C’est simple non ?

Marketing 3.0, marketing 4.0, et si c’était à nous de le créer ?

Dans cet article, je voulais vous parler des fondements du marketing 3.0, car ils correspondent aux valeurs humaines que nous défendons aujourd’hui, puis, je voulais évoquer les tendances déjà présentées de la version 4.0 un peu moins sympas (basée sur le recueil des données pour anticiper nos comportements d’achat). Et je me suis rappelée qu’en matière de marketing, il y aura toujours des dieux de la vente, de grands marketeurs et de brillants économistes qui vendront leur parole comme une vérité, une tendance ou un fait. Le tout, packagé de jolis jeux de mots et de bonnes formules. 
Et je me suis demandée si finalement le changement n’était pas là ?

Pendant qu’il y a encore des personnes qui débattent, qui tentent de nous expliquer de quoi sera fait demain en marketing, et si on s’en fichait ? Et si c’était à nous de créer le marketing digital qu’on voulait ? Le changement qu’on voulait voir. Et si c’était finalement cela, faire notre part ? Ne plus se contenter de faire ce que tout le monde fait encore ; d’aller au-delà des tendances pour se concentrer sur nos valeurs fondamentales et profondes ; d’utiliser notre métier et savoir-faire pour de bonnes causes comme des produits respectueux de l’environnement et de l’Autre. De valoriser les entreprises qui font aussi leur part en mettant l’écologie ou l’humain au cœur de leur activité et management ; ne pas avoir peur d’aller à contre-courant pour être en accord avec des enjeux prioritaires comme l’évolution de notre société et le développement durable. Parce que finalement, tout est lié, tout est indissociable, et sans cela, plus rien n’a de sens. C’est cela un marketing éthique, humain, responsable et durable.

Certains ont déjà commencé la transition, et vous ? Qu’en pensez-vous ? Réaliste ou utopique ?

Lucie enverra bientôt à ses lecteurs son nouveau bonus gratuit :
“102 sites à démarcher pour des missions responsables et éthiques”

Marie Lisa Chaussalet (élève Liberté)

Vous pouvez me retrouver sur Facebook,  LinkedIn ou Instagram.

Créer des Contenus Exceptionnels : explications d’Ann Handley

Créer des Contenus Exceptionnels : explications d’Ann Handley

Découvrez tout de suite « Everybody writes », d’Ann Handley, publié aux éditions Wiley. Dans cet ouvrage, l’auteure livre aux créateurs de contenus du web les clés pour rédiger des textes exceptionnels. Elle ne part pas du principe que certains privilégiés ont un talent inné pour l’écriture, et que les autres n’ont qu’à changer de vocation. Rédacteur web, blogueur, éditeur, copywriter, storyteller… tout le monde écrit ! Et chacun peut s’améliorer. Après tout, si BuzzFeed parvient à générer des milliers de likes avec un titre tel que « 13 patates qui ressemblent à Channing Tatum », tout le monde est capable d’écrire sur internet avec plus ou moins de succès.

Les 3 composantes d’un bon contenu

L’auteur commence par poser une question qui m’a souvent traversé l’esprit en tant que rédactrice web : à l’heure des hashtags et des gifs, est-il encore utile de savoir bien écrire ? La réponse est oui, plus que jamais ! La communication est aujourd’hui essentiellement écrite. Votre site web est généralement le premier point de rencontre avec votre client. Son contenu déterminera si votre audience vous trouve digne de confiance, compétent, intéressant, ou ennuyeux, inapte, banal…

Un bon contenu doit avant tout répondre à une équation toute simple : utilité x inspiration x empathie :

  1. l’utilité signifie que vous devez aider votre audience à réaliser quelque chose qui est important pour elle. Vous devez vous concentrer sur les besoins de vos clients plutôt que sur les qualités de vos produits et services ;
  2. l’inspiration signifie que votre contenu doit être inspiré par des données, ou “créativement” inspiré ;
  3. l’empathie nécessite que vous vous concentriez sur vos lecteurs, que vous vous mettiez à leur place. Votre contenu doit identifier les problèmes rencontrés par vos lecteurs, et leur montrer comment vous pouvez les aider. Vous devez privilégier l’usage du « tu » et du « vous ». Au cours de votre rédaction, demandez-vous si le lecteur payerait votre salaire après la lecture de votre texte. Un texte doit fournir du contenu utile à votre audience.

Les trucs et astuces pour un contenu exceptionnel

La maîtrise de la grammaire, du vocabulaire et de la syntaxe ne suffit pas. Afin de créer des textes qui engageront vraiment vos lecteurs, Ann Handley épingle quelques pratiques issues du marketing :

  • la place des mots : les mots les plus importants doivent se situer en début de phrase. Par exemple, la formule « 75 % des internautes s’arrêtent à la première page du SERP selon Google » est préférable à « Selon Google, 75 % des internautes s’arrêtent à la première page du SERP » ;
  • les images : les mots que vous utilisez doivent être porteurs d’images. Vous n’expliquez pas au lecteur l’utilité de votre produit, vous lui montrez ce qu’il peut faire pour lui. Demandez-vous de quel enfer votre produit sauve votre client. Et dans quel paradis votre client sera transporté en acquérant votre produit. Parmi les enfers à envisager, on peut notamment citer le manque de temps, le stress, l’ennui, la solitude, le manque d’argent, un faible taux de clic, etc. ;
  • les verbes : vos contenus devraient contenir peu de verbes faibles et beaucoup de verbes forts. De la même façon, vous devez limiter les formes de verbe faible + adverbe au profit d’un verbe fort. Par exemple, vous écrirez « Il claqua la porte. » plutôt que « Il ferma violemment la porte. » ;
  • le jargon : votre contenu doit être compréhensible pour votre lecteur. Mieux vaut donc utiliser des mots courants que du jargon professionnel ou des structures de phrases trop alambiquées ;
  • les analogies et métaphores : en utilisant des analogies et des métaphores familières, mais surprenantes, vous marquerez durablement vos lecteurs. Cela vous permettra d’illustrer vos théories et d’ancrer votre contenu dans le réel en le rendant plus concret aux yeux de vos lecteurs. Par exemple, pour parler d’une sphère d’un demi-centimètre de diamètre, parlez d’un petit-pois. Il faut que la métaphore soit suffisamment explicite (en utilisant des choses du quotidien) pour se passer d’explication ;
  • le syndrome de la page blanche : Ann Handley vous offre une solution pour briser ce fameux syndrome commun à tous les rédacteurs, même les plus chevronnés. Si vous commencez votre texte par « chère maman », vous aurez déjà fait un pas en avant. Vous pouvez également varier avec « cher papa », « cher voisin », et mieux encore, « cher lecteur » ;
  • l’objectif de votre texte : tout au long de votre rédaction, veillez à garder en tête la raison pour laquelle vous rédigez (vendre, informer…). Commencez votre texte par une phrase qui résume le principal. Cette phrase servira de fil d’Ariane lors de la rédaction et pourra être supprimée après si nécessaire ;
  • le call to action : vous avez captivé votre lecteur, ne le laissez pas seul les bras ballants, et indiquez-lui ce qu’il doit faire ensuite par un call to action clair. Cela peut-être vous contacter, acheter vos produits ou lire un autre article. Peu importe le call to action pourvu qu’il y en ait un, à défaut de quoi votre lecteur ressortira frustré de cette expérience qui commençait pourtant si bien.

Une révélation pour les créateurs de contenu : la technique « so what »

Si je ne devais retenir qu’une chose de ce livre, ce serait probablement celle-ci. Afin de clairement identifier ce que votre lecteur attend de votre texte, mettez-vous à sa place en vous demandant, pour chaque paragraphe, « so what ? » Retravaillez votre texte jusqu’à ce que vous ne puissiez plus posez cette question tellement la réponse sera évidente. En quoi votre produit va aider votre lecteur ? En quoi les informations fournies intéressent-elles votre audience ?

Par exemple :

Vous : Un rédacteur web SEO permettra de bien positionner vos contenus dans Google.

Votre lecteur : So what ?

Vous : Cela permettra à votre contenu d’être lu.

Votre lecteur : So what ?

Vous : Créer un contenu qui ne sera pas lu ne sert à rien. Être lu vous permettra d’être découvert par de nouveaux clients, de créer un lien avec eux en leur offrant des informations dont ils ont besoin, de façon à ce qu’ils se souviennent de vous lorsqu’ils doivent faire appel à un spécialiste.

Partant de cet exemple, votre pitch ne doit pas être « le rédacteur web vous aide à vous positionner sur internet », mais « le rédacteur web vous aide à atteindre de nouveaux clients, à valoriser votre contenu, et à créer du lien avec votre audience afin de la transformer en clientèle potentielle », ou tout autre objectif que peut avoir la production du contenu.

16 angles d’attaque pour traiter un sujet

Il n’est pas toujours simple de savoir comment traiter un sujet. L’auteure présente 16 angles d’attaque inspirés par le coach en écriture américain Paul Gillin :

  1. quizz : testez votre QI SEO ;
  2. sceptique : vous ne connaissez plus rien au SEO ;
  3. explicatif : le SEO à la loupe ;
  4. case study : comment cet homme est parvenu à maîtriser l’algorithme de Google ;
  5. contradictoire : pourquoi le SEO est surfait ? ;
  6. how to : 5 étapes pour améliorer votre SEO ;
  7. how to rapide : 3 actions super simples pour améliorer votre référencement naturel ;
  8. how not to : ces actions qui détruisent votre référencement naturel ;
  9. première personne : mes secrets SEO – mon horrible histoire du référencement naturel ;
  10. questions – réponses : 5 questions à propos du référencement naturel avec Lucie Rondelet ;
  11. données : le SEO est-il voué à disparaître ? Oui, selon une étude ;
  12. homme de la rue : des experts donnent leur opinion à propos du SEO ;
  13. outrageux : pourquoi le SEO ne sert à rien ? ;
  14. style buzzfeed : ce site a utilisé des tactiques de black SEO… ;
  15. secret : la chose que vous devez savoir à propos du SEO ;
  16. littéraire : le haïku du SEO, un poème pour le SEO, le SEO en bande-dessinée…

L’importance de la première et de la dernière phrase

Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour bien débuter un texte. Vous pouvez partager une anecdote qui permettra au lecteur de se reconnaître dans une situation qui lui est familière. Vous pouvez également décrire un problème que le lecteur, s’il lit votre contenu, connaît, et pour lequel vous offrez une solution. Vous pouvez également décider de contextualiser votre texte en débutant par une perspective historique ou culturelle, ou commencer par citer une idée saugrenue ou controversée.

Une technique souvent utilisée notamment, car elle permet une meilleure optimisation du texte, est celle des questions : vous introduisez votre contenu en posant une question au lecteur. Votre texte doit alors répondre à la question.

Une bonne conclusion consiste à retravailler l’idée principale du contenu. Vous pouvez également ajouter un élément de surprise en changeant de ton : si votre texte était formel, vous pourriez clôturer avec une phrase au ton plus détendu, en employant un vocabulaire qui n’est généralement pas utilisé par les entreprises. Une autre façon efficace de terminer un texte est de donner le dernier mot à une autre personne, par exemple en citant un expert.

Comment rédiger une page à propos, un article de blog ou un email marketing ?

La cinquième partie du livre est probablement la plus utile pour les personnes qui rédigent le contenu de sites web, de blogs ou de réseaux sociaux. Vous ne savez pas comment écrire un post Facebook, un email promotionnel ou une page d’accueil ? Cette section vous permettra d’y voir plus clair, et de traiter chaque contenu en tenant compte des spécificités qui lui sont propres.

En marketing de contenu, la taille a de l’importance

En marketing et en référencement naturel, la taille est primordiale. Le marketer Andy Crestodina a établi, après de nombreuses analyses, la taille idéale par type de publication :

  • article de blog (pour le référencement) : minimum 1500 mots ;
  • article de blog (hors référencement) : moins de 1000 mots ;
  • ligne d’objet des emails : 50 caractères maximum ;
  • ligne de texte : 12 mots ;
  • paragraphe : 4 lignes ;
  • durée d’une vidéo youtube (pour le référencement) : 3 à 3,5 minutes ;
  • podcast : 22 minutes ;
  • titres : 55 caractères ;
  • meta-description : 155 caractères maximum ;
  • post Facebook : 100 à 140 caractères ;
  • tweets : 120 à 130 caractères ;
  • nom de domaine : 8 caractères ou moins.

Rédiger un email

Vous avez réuni un certain nombre d’adresses email et souhaitez maintenant envoyer des promotions ou des actualités à vos abonnés ? Vos emails promotionnels devraient suivre ces recommandations :

  • un objet court (entre 6 et 10 mots) ne contenant pas de mots ou de signes qui pourraient reléguer votre contenu dans les indésirables (gratuit, argent, une ponctuation trop abondante…) ;
  • un contenu court ;
  • utilisation du prénom du destinataire ;
  • un ton humain et empathique ;
  • un moment d’envoi pertinent. Par exemple, réservez la promotion des skis à l’hiver ;
  • une bonne image, c’est-à-dire une image qui semble réelle, et pas sortie d’une banque d’images ;
  • un call to action clair, précis, facilement identifiable, et offrant de la valeur au client. À la place d’un « Enregistrez-vous maintenant ! »”, préférez « Découvrez nos bons plans dès maintenant ! »

Les 6 caractéristiques d’un titre attractif

L’auteure se base sur les techniques aussi dérangeantes que fascinantes de Buzzfeed. En utilisant de façon extrême les caractéristiques d’un titre attractif (irrésistible, bizarre ou titillant votre curiosité), il s’agit d’un « expert » du domaine. Ce site joue également avec votre empathie en humanisant ses histoires (« cet homme » plutôt qu’ « un homme »).

Vous voulez un exemple ? Sur quel titre seriez-vous le plus susceptible de cliquer ?

  • « Cet homme a sauté d’une voiture en marche… Ses raisons sont incroyables ! »
  • « Un homme a sauté d’une voiture en marche. »

Cette méthode ne peut pourtant pas être appliquée telle quelle si vous voulez garder votre crédibilité. Dans la majorité des cas, vous souhaitez fidéliser une audience, et non obtenir des clics pour un effet feu de paille. De plus, ces articles déçoivent souvent les attentes des lecteurs. Le titre promet des révélations extraordinaires, alors que le contenu est aussi banal que sur n’importe quel site d’information.

Certaines caractéristiques peuvent toutefois être retenues pour créer un bon titre :

  1. curiosité : il faut rendre votre lecteur curieux en lui donnant juste assez d’information pour qu’il sache à quoi s’attendre, mais pas suffisamment afin qu’il soit obligé de lire l’article ;
  2. attentes : il est important de ne pas décevoir les espoirs de votre lecteur en lui promettant du grandiose lorsque le contenu est ordinaire ;
  3. empathie : veillez à placer votre lecteur au centre du titre (vous, tu), ainsi qu’à humaniser votre histoire (ce, cette…) ;
  4. taille : un titre court est souvent plus performant ;
  5. chiffres : les chiffres attirent l’attention de vos lecteurs ;
  6. intensité : n’hésitez pas à utiliser des mots intenses, sans en abuser (ultime, brillant, formidable, intelligent, surprenant…)

Rédiger une page d’accueil

La page d’accueil est probablement la plus importante d’un site internet. Elle nécessite une grande attention. Selon Ann Handley, le mot « accueil » est précisément choisi pour son approche chaleureuse. C’est ce qui doit vous guider lorsque vous rédigez votre page d’accueil.

Cette page doit informer votre audience du bénéfice qu’elle aura en utilisant vos produits ou services. Elle doit être simple, sans jargon ou longues explications. Vous devez y offrir aux visiteurs trois ou quatre options claires, c’est-à-dire quelques call to action facilement identifiables. Vous ne devez pas hésiter à y inclure tous les éléments dont vous disposez qui augmenteront le degré de confiance des internautes, c’est-à-dire un lien vers vos réseaux sociaux, des témoignages de clients, des avis, etc.

Rédiger une page « À propos »

C’est probablement l’exercice le plus difficile pour les rédacteurs web et les entreprises. Trop souvent, la page d’à propos ne parle que de vous. C’est une erreur ! Cette page doit parler des relations entre votre entreprise et vos clients, c’est-à-dire les problèmes que vous solutionnez, l’aide que vous apportez à vos clients…

Les principales règles à suivre pour construire une page « à propos » sont :

  • présenter votre entreprise de façon humaine, accessible ;
  • surprendre vos visiteurs par des faits, des anecdotes ou des montages qui sortent un peu du cadre de la communication habituelle de votre entreprise (moins sérieux) ;
  • mettre vos clients au cœur de votre histoire : comment les aidez-vous ? Pourquoi votre entreprise compte-t-elle pour eux ? L’idéal est d’obtenir des témoignages de la part de vos clients.

Rédiger les meilleurs articles de blog

Je ne peux m’empêcher de citer un passage qui fera particulièrement plaisir aux rédacteurs web ! L’auteur a interrogé un entrepreneur, Guy Kawaski, pour savoir si l’écriture était un élément déterminant dans un article de blog. Voici ce qu’il a répondu : « C’est comme demander si la qualité de la nourriture a de l’importance pour un restaurant. L’écriture est le critère déterminant du succès d’un post de blog. Tout le reste, tel que le moment de la publication, les images ou la fréquence de publication, sont secondaires. »

Dans « Everybody writes », Ann Handley révèle les éléments du succès de votre blog :

  • des titres courts (4 ou 5 mots) ;
  • une image ou un graphique ;
  • un moment de publication pertinent ;
  • des listes à puces et des listes numérotées ;
  • des boutons de like et de partage ;
  • une approche intéressante ou originale ;
  • de nouveaux articles postés de façon régulière.

Vous souhaitez élargir votre audience ? Écrivez des articles destinés à l’audience de votre audience ! Il ne faut pas hésiter à faire des expériences afin de déterminer ce qui trouve le plus de succès auprès de votre audience.

Les outils du rédacteur-marketer

La dernière partie d’ « Everybody writes » vous donne quelques ressources utiles. Je ne peux m’empêcher d’en citer quelques-unes, mais ce manuel vous en fournit bien d’autres. Si vous manquez de productivité, n’hésitez pas à tester Write or Die, un site diabolique qui effacera vos voyelles si vous ne respectez pas vos objectifs. Vous ne parvenez pas à trouver un titre accrocheur ou un angle d’attaque pour un article ? L’auteure vous recommande Portent’s Content Idea Generator et TweakYourBiz Title Generator.

« Everybody writes » : à lire d’urgence !

J’ai dévoré « Everybody writes » comme je l’aurais fait d’un roman. Il est agréable à lire, avec de nombreux traits d’humour, et beaucoup d’exemples. D’un abord facile, j’y ai pourtant appris énormément de techniques. Mon seul regret est que ce livre ne soit toujours pas traduit en français.

Vous rédigez quotidiennement du contenu pour les réseaux sociaux, les blogs ou des sites web ? Je ne peux que vous en recommander la lecture. Et vous, avez-vous des trucs et astuces pour améliorer vos textes ? Partagez-les dans les commentaires !

Anne Beckers, élève Origami 2

C’est Quoi Un Copywriter ? Secrets révélés d’un magicien des mots !

C’est Quoi Un Copywriter ? Secrets révélés d’un magicien des mots !

“Il est fou Afflelou, il est fou !”, What else”, ces slogans résonnent dans vos esprits et ils ont ce potentiel incroyable de rester graver dans vos mémoires. Mais qui sont ces magiciens des mots qui créent ces accroches si créatives ? Les copywriters of course ! Mais au fait, c’est quoi un copywriter ? Vous aimeriez en savoir plus sur ce métier en plein essor et devenir le futur David Ogilvy ? C’est parti pour un décryptage métier, aussi intrigant que passionnant.

C’est quoi un copywriter ?

Ces derniers temps, je tombe très souvent sur des articles faisant référence au copywriting et ses techniques rédactionnelles. Piquée par la curiosité, j’ai donc mené ma petite enquête pour lever le mystère et répondre à la question c’est quoi un Copywriter ? Petit flash-back dans les années 80 ! À cette période, on ne disait pas : je fais des études de communication, mais plutôt je suis dans la pub. Bien que le terme publicité existe toujours, il a fini par laisser une place grandissante à l’appellation : copywriter, in french we say concepteur-rédacteur. Ce dernier peut travailler au sein d’une régie, en agence de publicité, au sein d’un département communication d’une grande entreprise, mais il peut aussi exercer à son propre compte. Le père fondateur de cette publicité moderne n’est autre que David Ogilvy, le maître incontesté du Copywriting, à découvrir ou redécouvrir dans son best-seller : “les confessions d’un publicitaire.”

Comment travaille le concepteur-rédacteur ? Il répond à des briefs communiqués par un client, cela peut être un client institutionnel ou corporate.

Sa mission ? Créer un contenu créatif

  • Il traque les mots justes
  • il rédige des formules-chocs
  • il manie la langue de Molière avec acuité et minutie

Souvent associé au directeur artistique, qui gère la partie graphique, le copywriter va poser des mots et plus précisément un message, sur un produit ou service à promouvoir. De manière générale, il doit se montrer aussi à l’aise pour travailler sur les textes d’une bannière publicitaire web, que sur une campagne de marketing direct.

Concepteur-rédacteur : un métier à deux facettes

Le copywriting se décompose en deux parties : la conception et la rédaction.

  • Conception : cette partie concerne l’amont d’un projet, trouver l’idée, le concept avant de l’écrire. Une ligne directrice discutée entre le concepteur -rédacteur et le directeur artistique. Ce concept publicitaire peut être destiné à plusieurs types de médias : télé, radio, site web, affiche métro, script de film…
  • Rédaction : ici interviennent le travail d’écriture et l’art de convaincre, par la fabrication de slogans de campagne, mais également de “body text” : texte synthétique qui complète le slogan ou le logo de la marque.

Tout l’art du copywriter est de déclencher une action chez des visiteurs ou clients potentiels. Cette technique sert aussi bien à :

  • impulser un achat ;
  • une inscription à un abonnement de newsletter ;
  • inciter à visionner une vidéo, via un call to action.

Vous voulez évoluer vers le métier de rédacteur publicitaire ? Lisez l’excellent article sur les évolutions professionnelles possibles.

Les techniques secrètes du copywriter

Ce que je peux dire d’emblée sur le copywriting, c’est que c’est une technique assez redoutable. Sans que vous ne vous en rendiez compte, tous ces messages inondent votre quotidien, ils se glissent même parfois de manière subliminale derrière la vente d’un service ou d’un produit…

Exemple de message copywrité

Prenons la blancheur dentaire comme sujet, voici deux formules :

  • Comment vous débarrasser de vos taches brunes sur les dents ?
  • 5 astuces pour un sourire éclatant !

La deuxième formule répond aux codes du copywriting, elle met l’accent sur un résultat positif et présente une promesse.

Tout l’enjeu du copywriter est d’attiser, grâce au contenu, l’intérêt du consommateur sur un service ou produit, dans le but de convertir la visite en achat.

Dès lors, la mission du concepteur-rédacteur est claire : créer un titre engageant et porteur d’une promesse. En stratégie publicitaire on parle de USP : promesse de vente unique (unique selling point). Toutefois, un produit peut aussi rencontrer du succès, sans cette fameuse USP. Oui, mais comment est-ce possible ? En proposant cette fois-ci, une promesse de vente émotionnelle : ESP (emotional selling point).

Ça consiste en quoi une promesse en langage publicitaire ?

Parlons peu mais parlons bien, vous avez tous à l’esprit le slogan des piles Duracell ? Elles durent plus longtemps ! Une marque de fabrique qui a fait la notoriété de l’enseigne. La promesse est simple, mais terriblement efficace.

Décryptage du message publicitaire

Duracell dit aux futurs acheteurs : avec nos piles, vous n’aurez pas besoin de les changer aussi souvent que des piles ordinaires. Une idée simple en apparence, mais dont la réussite n’est plus à démontrer tellement le message est ancré dans les esprits.

Storytelling et copywriting : le combo gagnant

La mission du copywriter est donc de réussir avant tout à produire un titre accrocheur, c’est lui qui va enclencher une action pour poursuivre le tunnel de vente jusqu’au bout. Ce titre doit être personnalisé et destiné à un marché cible. L’idée n’est pas de s’adresser à un large public, qui vogue de site en site, en surfant inlassablement sans jamais passer à l’action. Dans le copywriting, ne perdez jamais de vue que les internautes sont sur sollicités, votre message doit être : impactant, différenciant et surtout hyper créatif.

Et après le titre, que se passe-t’il ?

Après ce titre de bon augure, le contenu doit poursuivre sa mission et se montrer tout autant attractif, sous peine de perdre en cours de route un client potentiel. L’idée est de faire adhérer l’internaute à votre proposition, en parcourant le site, le visiteur doit trouver des réponses à ses questions, des conseils, etc. C’est-à-dire un message qui prend en compte l’expérience utilisateur.

Besoin d’un exemple de promesse engageante ?

Vous vous souvenez du téléshopping avec l’emblématique Pierre Bellemare ? Si ce n’est pas le cas, je vous invite à regarder quelques séquences inspirantes. Dans cette émission télé, nous sommes typiquement dans un argumentaire produit. Le discours est rondement mené et combiné à un énorme pouvoir de persuasion. Pierre Bellemare y rajoute un soupçon de storytelling, qui fait mouche à coup sûr ! Ces techniques ne sont donc pas nouvelles, elles ont été adaptées à de nouveaux formats comme celui du web.

En résumé, le fait que le copywriter éveille l’intérêt d’un internaute ne dépend pas de la méthode utilisée pour rentrer en contact avec lui, mais plutôt sa capacité à cibler précisément ce qui plaît à l’internaute, ce dont il a besoin et ce qu’il aime. Autre élément capital, présenter une promesse ne suffit pas, elle doit être tenue par la suite ! Alors, prêt à vous lancer dans le copywriting et devenir un killer des mots ?

Si vous avez aimé cet article, vous allez adorer ces 10 astuces de copywriter pour écrire un titre qui accroche.

Jennifer Poirson / Rédactrice Web SEO (ancienne élève Origami 1)

C’est quoi le Storytelling ? | Explications simples

C’est quoi le Storytelling ? | Explications simples

Le storytelling est une technique qui permet d’embarquer le lecteur dans une histoire afin de le captiver et le rapprocher de la personne ou la marque qui est à l’origine du texte. Le storytelling est très utilisé en marketing et en politique, le récit peut parfois ressembler à un conte et doit entraîner des émotions chez le lecteur. La traduction de “storytelling” est littéralement la “communication narrative“, inutile donc de préciser la définition.

Combien de fois avez-vous dit à votre meilleur ami « tu sais ce qui m’est arrivé hier ? Attends, faut que j’te raconte ! ». Eh, oui, raconter sa vie n’est pas qu’une expression. À l’oral, pour rendre vivant et intéressant un récit, le meilleur moyen est de le mettre en scène. Et à l’écrit, ça marche aussi ? Évidemment et ça porte même un nom : le storytelling. Comment se pratique-t-il ? Pourquoi fonctionne-t-il si bien ? Y a-t-il des pièges à éviter ? Découvrons tout de suite les secrets qui font d’un article une histoire mémorable grâce au storytelling !

Définition du storytelling et petite histoire…

S’il est vrai que ce concept a fait son entrée dans le jargon du digital content il y a quelques années seulement, c’est en fait un principe vieux comme le monde. Déjà, à l’époque de la mythologie, on se servait des histoires pour asseoir une autorité. Les récits ont toujours eu le pouvoir de convaincre. Qui oserait remettre en question la puissance de Zeus ou la force d’Hercule ?

Plus récemment, avec l’arrivée du marketing, les publicitaires ont continué de profiter de la force de persuasion des histoires pour vanter les mérites de leurs produits. Et c’est dans les années 2000, avec l’arrivée d’internet, que le terme anglo-saxon storytelling s’est généralisé et est devenu une vraie technique de communication.

L’art de raconter une histoire | Technique de storytelling en 4 étapes

Comme dans toute rédaction, le contenu doit être structuré et avoir un fil conducteur. Le petit plus du storytelling réside dans la maîtrise du schéma narratif. Voici les 4 étapes à suivre pour garantir le succès de votre récit :

  1. Planter le décor de l’histoire en présentant le contexte et le héros.
  2. Donner du piment et de l’intensité dramatique en intégrant un élément perturbateur.
  3. Permettre au héros de réagir et parvenir à une solution (qui peut être une réussite ou un échec).
  4. Offrir un point final au récit dans lequel le héros tire les leçons de ses expériences (genre de morale de l’histoire).

Storytelling en rédaction web

L’émotion au cœur de l’action

Ce qui fait le succès du storytelling c’est la capacité du rédacteur web à « embarquer » les internautes dans une aventure. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, une bonne histoire permet de créer un lien de proximité entre auteur et lecteur. Pourquoi ? Parce qu’elle humanise le rédacteur et joue sur les émotions du public.

Un processus d’identification facilité

Une histoire bien rédigée et adaptée à la cible du site ou du blog en question a de grandes chances de capter l’attention du lecteur, car elle lui permet de se sentir impliqué et concerné.

Bien souvent, l’internaute va pouvoir s’identifier au héros. Il arrive même fréquemment qu’il se reconnaisse dans la situation décrite, ce qui va alors décupler son intérêt pour l’intrigue et l’inciter à poursuivre sa lecture avec enthousiasme.

Un esprit durablement marqué

Un autre avantage du storytelling est sa capacité à faire passer un message en le rendant vivant. Combien de fois avez-vous lu une information pour l’oublier aussi vite ? Grâce à la mise en scène provoquée par une histoire, le message que vous souhaitez faire passer restera plus facilement et plus durablement ancré dans les mémoires. Et au passage, vous aussi ! 😉

2 pièges à éviter qui pourraient réduire à néant vos talents de storyteller

Ne parler que de vous

J’évoquais un peu plus haut les bribes d’une conversation avec votre meilleur ami à qui vous deviez absolument raconter un évènement de votre vie. Alors, que cette histoire puisse intéresser votre entourage, c’est logique. Mais en quoi pourrait-elle captiver une personne qui ne vous connait pas du tout ? En rien, nous sommes d’accord.

N’oublions pas aussi que l’un des principaux intérêts du storytelling réside dans la capacité du lecteur à s’identifier au héros. C’est pourquoi, raconter une histoire, c’est bien, impliquer le lecteur en lui permettant de se sentir concerné, c’est mieux. Et si vous ne faites que parler de vous, comment le peut-il ?

Manquer de crédibilité et d’honnêteté

Tout le monde aime les bonnes histoires. Mais ce que le public apprécie par-dessus tout, c’est sentir la sincérité et l’authenticité d’un récit (sauf évidemment dans le cas d’une science-fiction, mais dans ce cas, les choses sont claires dès le début 😉). Alors, évidemment, rien ne vous empêche d’être inventif (vous n’avez pas nécessairement une anecdote pour chaque sujet). Mais si vous êtes forcé de faire preuve de créativité, veillez juste à ce que ça ne se ressente pas trop.

Encore une fois, le public a besoin de pouvoir visualiser les choses et si l’intrigue est trop tirée par les cheveux, ils sentiront que tout ne tourne pas rond et vous perdrez la confiance de vos lecteurs. Et vous savez à quel point elle est précieuse 😉.

Voilà donc en quoi consiste le storytelling, comment et dans quel but l’exploiter en rédaction. Si on réfléchit bien, il s’agit ni plus ni moins qu’une technique de webmarketing qui se rapproche d’ailleurs un peu du copywriting.

À lire aussi : Devenir Webmarketeur : Pourquoi pas moi ? 

Lucie et Carine

 

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