Perspectives d'évolution en rédaction web

Quelles Perspectives d’évolution pour le Rédacteur Web ?

Plus j’avance dans mon parcours de rédactrice web et plus je réalise que ce métier offre énormément de perspectives d’évolutions. C’est un véritable tremplin pour celui qui souhaite développer une activité de webentrepreneur ou simplement faire progresser sa carrière de salarié. Que ce soit pour gagner plus, pour valoriser votre travail ou pour votre épanouissement personnel, sachez que toutes les portes sont ouvertes au rédacteur web qui aime les challenges.


Idées de carrières pour le rédacteur SEO freelance : 4 options

Commençons par détailler les projets dans lesquels vous pourriez évoluer grâce au web-entreprenariat.

1. Consultant SEO

La mission du consultant SEO consiste à améliorer la visibilité d’un site internet et à augmenter ainsi son trafic organique. Le consultant doit faire comprendre à son client qu’un excellent contenu ne sert pas à grand-chose, s’il est perdu sur la 20e page du SERP. Cela correspond à la fameuse métaphore de la boutique : une échoppe coincée au fin fond d’une ruelle sombre vendra toujours moins que celle qui a pignon sur rue, quelle que soit la qualité des produits qu’elle propose.

Pour réussir à booster le référencement naturel du site web, le consultant analyse différents paramètres :

Une fois toutes ces données analysées, grâce à son savoir-faire et divers outils pour le référencement, le consultant SEO rend son rapport et liste les actions à mettre en place par ordre de priorité. Selon mes sources, un audit SEO se facture au moins 60 € de l’heure, sympa non ?

2. Blogueur pro / propriétaire de site

En tant que rédacteur web SEO, vous comptez peut-être parmi vos clients directs des blogueurs professionnels ou des propriétaires de sites e-commerce. Peut-être même que vous êtes force de proposition concernant les requêtes à travailler pour rediriger les lecteurs vers leurs pages de vente.

Si l’on prend un peu de recul, on s’aperçoit que les articles aimés par les internautes ne sont autres que les vôtres, car vous êtes le « prête-plume » du propriétaire du site.

Vous me voyez sûrement venir avec mes gros sabots… : si vous avez l’esprit d’entrepreneuriat, pourquoi ne pas envisager de devenir calife à la place du calife ? Si vous êtes un rédacteur web aguerri, rien ne vous empêche de créer votre propre blog et d’empocher vous-même les gains générés par la publicité, l’affiliation ou la vente de services en ligne. Cela valorisera votre travail et vous permettra de vous épanouir dans un domaine qui vous tient à cœur.

➡️ Découvrez comment Emma est passée de rédactrice web à blogueuse pro en 6 mois

3. Copywriter

Le copywriting est un excellent moyen d’augmenter ses revenus lorsqu’on est un rédacteur web compétent. Pour cela, il faut être capable de rédiger des textes qui donnent une irrésistible envie de passer à l’action (souscription à une newsletter, abonnement, achat de produits, etc.). Le lecteur doit avoir l’impression que vous avez lu dans ses pensées et que vous le comprenez parfaitement. Un bon copywriter doit :

  • connaître parfaitement le client cible et ses désirs ;
  • identifier les besoins ou les problèmes des clients ;
  • identifier l’obstacle qui les empêche de passer à l’action ;
  • présenter LA solution qui permettrait aux clients d’avancer.

Cette technique est particulièrement utilisée dans les articles viraux, les newsletters et évidemment, dans les pages de vente.

Cela demande d’être fin psychologue et d’avoir des notions de marketing cela n’est donc pas donné à tout le monde. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle, car le prix d’une page de vente est davantage indexé sur le taux de conversion qu’elle va engendrer que sur le temps réellement passé à la rédiger.

➡️ Découvrez comment faire du webmarketing son métier

4. Chef d’agence de stratégie digitale

Les clients qui souhaitent n’avoir affaire qu’à un seul interlocuteur confient la gestion de leur projet web à une structure qui le gère de A à Z : l’agence de stratégie digitale.

À ce titre, elle prend en charge :

  • la création ou la refonte du site internet ;
  • la stratégie SEO ;
  • la rédaction des contenus optimisés pour le référencement naturel ;
  • éventuellement les campagnes de référencement payant (Google Adwords…) ;
  • la création et l’animation des réseaux sociaux du client.

Si vous êtes un rédacteur web freelance débrouillard, vous avez sûrement déjà acquis toutes ces compétences « sur le tas » ou par le biais de formations. Créer sa propre agence de stratégie digitale peut s’avérer être un excellent moyen de valoriser votre expérience.

Perspectives d’évolution pour le rédacteur web salarié : 4 spécialisations

Être à son compte ne convient pas à tout le monde. Certaines personnes apprécient la stabilité, le confort et la sécurité (relative) d’un emploi salarié. Cela permet de vraiment « couper » une fois la porte du bureau fermée et de se consacrer pleinement à sa vie personnelle. Voici donc quelques pistes pour évoluer professionnellement au sein d’une grande entreprise, d’une agence digitale ou d’une rédaction de journal en ligne, lorsque l’on est rédacteur web.

1. Community manager

Cette activité peut être exercée en tant que freelance mais d’après mes recherches la plupart des « CM » comme on les appelle, sont sous contrat avec une marque ou une entreprise.

L’animateur de communauté est garant de la présence et de l’e-réputation d’une marque, d’une société ou d’une célébrité sur les réseaux sociaux.

Il se charge de publier du contenu qui va fédérer les internautes (photos, vidéos, articles, tweets, etc.) et d’animer des échanges pour créer un sentiment de proximité entre le follower et l’entreprise représentée.

Il doit effectuer une veille permanente pour gérer l’image de son client et modérer au plus vite tout contenu inapproprié.

Si vous aimez passer du temps sur les réseaux sociaux, créer du contenu viral et échanger avec un maximum de personnes, vous pouvez envisager d’embrasser la carrière de community manager !

2. Responsable de rubrique

Le chef de rubrique est un rédacteur web spécialisé dans un domaine bien précis dans lequel il a développé une expertise. À la tête d’une section ou d’une chronique, il veille à sa cohérence et anime l’équipe de rédacteurs placée sous sa responsabilité. Il bénéficie pour ce faire d’un droit de regard sur les angles adoptés dans les articles.

Il doit évidemment se maintenir à la pointe de l’information grâce à une veille permanente de l’actualité de son secteur.

Contrairement au rédacteur en chef ou au responsable éditorial, le responsable de rubrique n’abandonne pas sa plume. Il continue à écrire tout en coachant son équipe.

Si vous avez une passion et envie d’évoluer vers un poste à responsabilité, le métier de responsable de rubrique pourrait répondre à vos attentes.

3. Responsable éditorial

Au sein d’une agence web, d’une rédaction de journal, ou d’une grande entreprise, le responsable éditorial supervise le processus d’édition de contenus depuis leur création jusqu’à leur publication, pour des sites, des blogs ou des réseaux sociaux. Il prend donc en charge :

  • la définition de la stratégie de l’entreprise ;
  • la rédaction de la charte éditoriale ;
  • l’élaboration du calendrier de publication ;
  • la définition du planning de rédaction ;
  • le management de l’équipe de rédacteurs ;
  • la supervision des résultats.

Avoir été rédacteur avant de devenir responsable éditorial est, à mon sens, un véritable atout, car votre expérience vous permettra de rédiger des briefings clairs et efficaces. Vous serez également plus pertinent dans votre encadrement de l’équipe.

4. Chargé de campagne SEM

Alors le SEM koi kès ? On va faire un peu de mathématiques : SEM = SEO + SEA.

Nous voilà bien avancés n’est-ce pas ? Allez, on s’accroche, on va décortiquer tout ça (on n’est pas plus bête qu’un autre, hein ?) alors :

  • SEO : je ne vous ferai pas l’affront de le définir ;
  • SEA: Search Engine Advertising : liens commerciaux et publicité sur les moteurs de recherche (Adwords…) ;
  • SEM : Search Engine Marketing, la combinaison du référencement naturel et payant.

Le responsable SEM définit et optimise la stratégie webmarketing dans son ensemble en fonction du retour sur investissement escompté. Pour cela, il doit analyser les objectifs de communication et définir les outils marketing à employer, tels que les bannières, les liens sponsorisés, les mots clés, etc. Il rédige des bilans sur les résultats obtenus et sur les axes d’amélioration à envisager.

Il peut être employé par une agence de stratégie digitale, un annonceur, un e-commerçant… bref toute entreprise visant une visibilité optimale sur Google.

Si vous avez des compétences pour faire parler les chiffres, le métier de SEM manager peut être une évolution de carrière pertinente.

Voilà, j’espère que ce tour d’horizon des perspectives d’évolutions pour le rédacteur web vous aura plu.

Ingrid B., rédactrice web SEO freelance, élève de la formation en rédaction web de Lucie Rondelet

lucie rondelet instagram

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8 réponses

  1. En effet, merci pour cet état des lieux et ces perspectives.
    Il n’y a pas de problème, que des solutions. Le métier a encore quelques belles années à condition de savoir anticiper sur les évolutions.

  2. Je lis :
    – la vitesse de chargement du site ;
    – l’adaptabilité aux mobiles ;
    – la sécurité ;
    Certes… mais je constate dans le même temps que la quasi totalité des blogs que j’examine ne répondent pas à ces critères, alors même que leurs auteur(e)s les revendiquent sur leurs sites. Ayant suffisamment creusé le sujet pour le développement d’un générateur web, il n’y a malheureusement pas photo à l’arrivée. Même des agences de renom ayant pignon sur rue échouent lamentablement aux tests de sécurité, par exemple… et on parle bien de sécurité, un sujet qu’il serait malvenu de prendre à la légère.
    Or optimiser un site pour sa vitesse, son aspect « responsive » et sa sécurité ne s’improvise pas et requiert une solide expérience en développement.
    Plus inquiétant encore, la politique de l’autruche consistant pour un(e) blogueur(se) à ne pas tenir compte des avertissements qui lui sont passés concernant les lacunes d’un site. Ceci dit, à chacun de voir où se trouve réellement son intérêt mais ne pas tenir compte des conseils prodigués est une attitude allant à contresens par rapport aux articles mis en ligne par les personnes concernées.
    On ne compte plus les articles faisant la promotion des points cités supra et dont le blog qui leur sert de support affiche des performances et non conformités désastreuses.

    1. Je répondrai par :
      « on ne peut pas être au four et au moulin »
      et
      « ce sont les cordonniers les plus mal chaussés ».
      Ah oui, aussi : les journées ne durent que 24 h pour chacun de nous…
      Mais on va faire au mieux !

      1. Bonjour Lucie,
        En effet, vous avez raison ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés…
        Ceci dit, la plupart des blogueurs dont les sites ont acquis une certaine notoriété se reposent en arrière plan sur un ou plusieurs développeurs dont le boulot consiste justement, en tant que professionnels, à s’assurer que le site répondra aux meilleurs standards en matière de sécurité / conformité / performance.
        Et là, force est de constater que les résultats ne sont pas à la hauteur.
        Je conçois fort bien que tout ne soit pas parfait, mais après examen d’un nombre de sites conséquents il me paraît tout à fait anormal de constater que la quasi totalité de ces sites, par exemple, n’obtient qu’une note F dans les tests de sécurité, ce qui n’est pas normal sur le fond.
        Sans être perfectionniste et vouloir à tout prix obtenir un A+, note maxi, le minimum syndical que se doit d’offrir une agence web ou un développeur indépendant devrait tendre a minima vers le niveau A. C’est ce que leur client est en droit d’attendre.
        Hormis les blogueur(se)s qui développent eux-mêmes leurs sites, il me semble donc que l’investissement se situe plutôt du côté des développeurs / intégrateurs qui ont trop pris l’habitude se se reposer sur des ateliers logiciels existants (WP, extensions, Bootstrap, etc.) qui cohabitent plus ou moins bien et dont le niveau de qualité n’est pas forcément à niveau, même pour les plus réputés.
        Bonne continuation en tout cas pour votre blog et vos projets qui semblent, effectivement, nombreux.
        Cordialement.

        1. Merci pour ce retour.
          Cette course après le temps est visible chez tous les indépendants, développeurs inclus. À force de chercher à aller vite, le risque est de bâcler. Je suis pour ma part justement dans une phase de « descente », j’essaie de traiter moins de choses, mais mieux.
          Bonne continuation également et à bientôt en commentaire d’autres articles 😉

          1. Cette course contre le temps est très visible aujourd’hui en effet et le résultat du « plus de choses en moins de temps pour le faire » est le recours de plus en plus important aux ateliers logiciels (frameworks) censés offrir une réponse toute prête, genre presse bouton, à des problématiques diverses.
            Conséquence, un empilement d’extensions dans les environnements CMS tels que WordPress et consorts et/ou le recours à des tas de librairies (ex. Bootstrap) qui cohabitent plus ou moins bien et aménent chacune leur lot de dysfonctionnement.
            C’est, pour partie, sur la base de ce constat que je me suis lancé dans le développement de mon générateur de sites web en partant du raisonnement qu’il vaut mieux :
            a) bien poser un problème et le résoudre avec des solutions simples
            b) intégrer la solution dans un générateur qui a l’énorme avantage de reproduire à l’infini un niveau de qualité dès lors qu’il aura été bien intégré en amont, quel que soit le degré de connaissance de celui qui met en oeuvre le générateur (plus de problème de turn over ayant pour effet de perdre des compétences en interne…)
            L’outil avance bien et c’est en voyant les notes obtenues dans les différents outils de tests (notamment un A+ dans les tests en ligne de sécurité de façon constante depuis plus d’un an) que j’ai commencé à comparer avec l’existant et voir qu’il existait un réel problème au niveau des blogs.
            Le constat fut sans appel…
            En consultant par exemple les statistiques du principal outil de validation de sécurité en ligne (https://observatory.mozilla.org/) on constate notamment qu’un peu moins d’un dixième des sites testés atteint le niveau A.
            Inquiétant…

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