?Rédacteurs Freelance : Attention au Burnout

?Rédacteurs Freelance : Attention au Burnout

Certains salariés deviennent rédacteurs web pour échapper à un travail ingrat. La liberté et la flexibilité de cette activité font rêver. Malheureusement, elles ont un coût : stress, impayés, manque de reconnaissance, surmenage, solitude, ou déboires administratifs sont le lot de certains rédacteurs indépendants. Et pas question de faire une pause pour récupérer : vous avez besoin de vos revenus. Conclusion, vous travaillez jusqu’à l’épuisement professionnel. Car le burnout touche aussi les rédacteurs freelance. Mais ne fuyez pas, ce n’est pas une fatalité !

Pourquoi les rédacteurs freelance sont-ils particulièrement touchés par le burnout ?

Qu’est-ce que le burnout ?

?‍? Il s’agit d’un état de fatigue et de démotivation intense provoqué par une très longue période de surmenage et de stress. Aussi qualifié de « syndrome de l’épuisement professionnel », on l’associe généralement à une surcharge de travail. En fait, c’est très réducteur, car le burnout est multifactoriel.

Les rédacteurs web et le risque de surmenage

Autant vous le dire tout de suite : les rédacteurs freelance sont souvent confrontés à des situations stressantes et ils courent plus de risque d’épuisement professionnel que d’autres indépendants. 

    • Ils sont investis et passionnés par leur travail… sans s’en rendre compte, ils passent tout leur temps à travailler, soirs et week-end compris !
    • Certains mois, ils ont trop de missions ! Et d’autres mois, c’est le calme plat. Les rédacteurs freelance ne bénéficient pas de la sécurité d’emploi des salariés.
    • Ils sont en contact avec de nombreux clients, et malheureusement certaines personnes antipathiques, agressives, ou irrespectueuses.
    • Ils peuvent travailler depuis leur lit… car ils passent leurs journées seuls. Tout seuls. Sans personne à qui parler pour relâcher la pression ou demander un conseil.
    • Leur entourage n’a toujours pas compris quel était leur travail, et ils n’ont aucune reconnaissance sociale.
    • Leurs clients sont ravis, mais trop occupés pour les remercier ou les féliciter… et ils manquent de reconnaissance professionnelle.
    • En général, ils sont payés… mais pas toujours. Ils doivent donc courir après les impayés, sans être certains du résultat. Cette insécurité financière peut s’avérer stressante.

Et pourtant, je ne renoncerais à ce métier pour rien au monde. Car tous les rédacteurs freelance ne sont pas au bord du burnout. C’est un job parfois stressant, mais c’est aussi beaucoup de liberté, de découvertes, et de belles rencontres. L’important, c’est d’être conscient que même avec un métier-passion, le surmenage et les problèmes de santé peuvent survenir. Et faire en sorte que cela ne vous arrive pas !

Comment les rédacteurs web peuvent-ils éviter l’épuisement professionnel ?

S’aménager un espace de travail agréable

Vous écrivez sur un bout de table, au milieu de votre salon mal éclairé, entouré de vos enfants qui hurlent et sautent partout ? Même avec des clients de rêve et un bon tarif, il y a de quoi se sentir stressé !

Vous devez vous aménager un espace de travail. Un petit coin rien qu’à vous, décoré selon vos goûts, et le plus lumineux possible. En plus, c’est un métier mobile, donc si vous aimez le grand air, n’hésitez pas à vous installer dans un endroit agréable : votre jardin, un parc, la plage… Et si on vous interroge, vous avez une excuse très valable : c’est pour éviter l’épuisement professionnel !

Développer son estime personnelle et s’imposer

Le manque de confiance en soi est terriblement répandu parmi les rédacteurs freelance débutants. Et franchement, je crois que c’est le plus nuisible, celui qui vous mènera le plus sûrement au burnout.
Vous devez vous imposer. Votre expertise ne doit pas entrer en compte. Débutant ou confirmé, vous êtes avant tout un être humain à qui on doit le respect. Cela ne signifie pas que vous devez partir en guerre contre vos clients, mais que vous devez leur mettre des limites. Vous êtes surchargé ? Demandez un délai plus long. Un client n’est pas respectueux dans ses communications ? Dites clairement (mais poliment) ce que vous en pensez !

Je sais que la crainte de perdre un client vous musèle souvent. Mais communiquer peut réellement améliorer une situation conflictuelle ou difficile. Parce qu’en face de vous, il y a aussi un être humain (en principe ;-)).

Rencontrer d’autres freelances

Si vous restez cloîtré chez vous avec vos problèmes et une tonne de travail, l’épuisement professionnel vous gagnera tôt ou tard. Surtout, ne vous isolez pas, et essayez de rencontrer d’autres freelance. Si des espaces de coworking ont germé dans toutes les grandes villes, c’est qu’il y a un besoin. Malheureusement, ils ont un coût, que vous voulez peut-être éviter. Dans ce cas, vous pouvez travailler d’un café proche de chez vous. Vous serez surpris du nombre d’indépendants qui travaillent de cette manière ! À force de voir toujours les mêmes têtes, vous finirez par vous parler.
Vous pouvez aussi rencontrer d’autres rédacteurs freelance virtuellement, en rejoignant certains groupes sur les réseaux sociaux, FaceBook essentiellement (les élèves de Lucie ont créé une vraie communauté, ils se retrouvent sur des groupes privés mais également lors d’ateliers physiques). Ces échanges peuvent donner lieu à des rencontres, et déboucher sur de belles amitiés.

Ne rien attendre en retour (à part un paiement)

Un autre phénomène qui mine le moral de nombreux rédacteurs freelance, c’est l’absence de reconnaissance et de gratitude. Parfois — souvent ? –, vos clients ne vous disent pas merci. Et cela vous pèse.
Dans un monde idéal, vos interlocuteurs vous disent merci lorsque vous travaillez pour eux, ne fût-ce que par politesse. Dans la vie réelle, vos clients reçoivent des centaines d’e-mails par jour, et ont une quantité incroyable de tâches à gérer, au point qu’ils se retrouvent aussi parfois en burnout. Et l’horrible vérité, c’est que votre travail est pour eux une tâche de moins à gérer, un trait sur leur to-do list. Ils sont ravis, mais ils ne pensent pas toujours à exprimer leur gratitude, pris par d’autres préoccupations.

Si vous voulez garder une bonne santé mentale, n’attendez pas de remerciements. De cette façon, vous ne serez plus déçu. Dites-vous que si vous n’avez pas de retour (à part le paiement de votre facture), le client est content, et soyez-en fier.

Réduire ses dépenses

Lorsque vous débutez, vous avez peu de clients, et en plus vous ne facturez pas très cher vos prestations. Rassurez-vous, les choses s’améliorent rapidement, et il est tout à fait possible de vivre confortablement de la rédaction web. D’ailleurs, votre objectif est d’augmenter votre tarif le plus rapidement possible.
Mais en attendant, veillez à réduire vos dépenses au maximum. L’insécurité financière peut provoquer du stress chronique si elle perdure, et éventuellement un burnout. Mieux vaut donc l’éviter en supprimant tout le superflu pendant les premiers mois d’activité. Certains vont me dire que ce sont des économies dérisoires. C’est vrai, mais en s’accumulant, c’est ce qui peut faire la différence en cas de coup dur.

Pour tout vous dire, c’est un état d’esprit que je garde encore maintenant. Quels que soient vos revenus, être capable de vivre de peu est finalement ce qui vous apporte le plus de liberté et de sérénité. En plus, c’est bon pour la planète.

Déconnecter, et prendre du temps pour sa famille et ses amis

Être capable de travailler de partout est autant un inconvénient qu’un avantage. Cela signifie que vous êtes aussi tenté de travailler à tout moment, et que vous êtes beaucoup plus connecté que la moyenne de la population. Prenez un jour de déconnexion de temps en temps, et profitez-en pour passer du temps avec votre famille ou vos amis.

Sortir, et faire de l’exercice

S’il y a un travail sédentaire, c’est bien celui de rédacteur freelance. Avec votre charge de travail, vous pourriez être tenté de rester glué à votre ordinateur toute la journée. Ce serait une erreur : avoir une activité physique réduit le stress, et donc le risque de burnout. En plus, la marche augmente votre créativité !

Les rédacteurs freelance ont des risques de burnout, mais il est tout à fait possible de l’éviter. Vous pouvez mettre ces quelques conseils en pratique, mais vous en avez peut-être d’autres. N’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

Anne Beckers, ancienne élève Origami 2, membre de la Team de Lucie

Boreout : qu’est-ce que c’est, et comment l’éviter ?

Boreout : qu’est-ce que c’est, et comment l’éviter ?

Faites-vous partie de ces 9,5 % de salariés qui ont un travail à mourir d’ennui ? Et ce n’est pas une métaphore : s’embêter au travail peut avoir des conséquences dramatiques pour votre santé. Je ne parle pas de ces formidables journées de répit où, pour une fois, vous n’avez rien à faire. Ici, on va aborder le manque de travail chronique, qui vous donne honte, détruit votre estime personnelle et vous stresse. Ce mal silencieux, c’est le syndrome de l’épuisement professionnel par l’ennui. Son petit nom, c’est le boreout. Cet article vous explique en détail de quoi il s’agit, et surtout comment l’éviter.

Définition du boreout

Il s’agit d’une pathologie du travail qui trouve sa source dans l’ennui, et provoque un mal-être tel qu’il peut conduire à la maladie, mentale ou physique.

Le terme est apparu en 2007 dans le livre Diagnose Boreout de Philippe Rothlin et Peter Werder, deux consultants d’affaires. Le boreout et le burn-out sont les deux faces d’une même maladie : l’épuisement professionnel (et toutes les joyeusetés qui en découlent). Le premier est dû à un manque de travail récurrent, et le second à une surcharge.

On le détecte difficilement : personne n’ose se plaindre d’être « payé à ne rien faire » lorsque le chômage atteint, en moyenne, 8,5 % de la population active. Autant le dire tout de suite : dans la conjoncture économique, se barbifier à son poste est tabou !

Qui est concerné par le boreout ?

Le sondage du cabinet d’intérim qapa.fr a beaucoup fait parler de lui. Ses résultats sont interpellant : 

Je pourrais vous laisser pantois devant ces chiffres et faire un raccourci générateur de buzz : 63 % des salariés français risquent le boreout ! Mais bien formée à la recherche de sources fiables par Lucie (#instantfayotage ?), je dois nuancer : ce sondage n’est pas représentatif de la moyenne de la population. Il a été réalisé sur le site de qapa.fr. Les répondants sont des candidats. Et franchement, croyez-vous que les travailleurs épanouis, et ayant assez de travail passent leur temps sur des sites d’intérim ? Non.

Heureusement, le ministère du Travail s’intéresse — un peu — à ce phénomène. Il a donc chargé la DARES de compulser les chiffres pour la France Métropolitaine. Et voilà ce qu’on apprend :

chiffres boreout

Et même si ce chiffre ne fera pas le buzz, 9,5 %, c’est déjà trop.

Vous voulez peut-être savoir si vous êtes à risque ? Selon la même source, ce phénomène concerne surtout :

Autrement dit, si vous faites un travail répétitif ou avec beaucoup de périodes de latence, vous avez plus de chances de souffrir de cette maladie. 

Mais certains cadres la subissent aussi : il suffit d’une querelle interne ou d’une restructuration pour vider un poste de toute substance. On appelle cela la placardisation : ça coûte moins cher qu’un licenciement, et ça ne demande aucun courage de la part de votre ligne hiérarchique… Les dégâts humains de ce genre de pratique sont pourtant énormes.

Les signes de l’épuisement professionnel par l’ennui

Certains jours, je suis fatiguée, et je n’ai pas envie de travailler. Ça vous arrive aussi. Mais nous ne souffrons pas d’épuisement pathologique pour autant !

Le problème, c’est quand cela vous arrive tous les jours. Malheureusement, s’en rendre compte prend du temps, et il est parfois trop tard : la dépression vous guette.

Quels symptômes doivent vous alerter d’un boreout imminent ?

  • le manque d’intérêt pour votre activité ;
  • un sentiment de fatigue et de tristesse omniprésent ;
  • la lenteur pour effectuer vos tâches professionnelles habituelles ;
  • des erreurs de plus en plus fréquentes ;
  • la frustration par rapport à votre travail ;
  • le repli sur vous, le manque de communication avec vos collègues ;
  • de l’anxiété chaque fois que vous vous rendez au travail ;
  • la dévalorisation et le manque d’estime de soi ;
  • la culpabilité et la honte de vous sentir inutile.

Ces sentiments sont fréquents. S’ils restent exceptionnels, ils n’ont aucune conséquence. Même sur une longue période, un seul de ces signes n’a rien de grave : certains salariés n’ont aucun intérêt pour leur travail, et ils sont parfaitement heureux !

Mais vous devez réagir si vous ressentez plusieurs de ces signes pendant une durée prolongée. L’épuisement professionnel ne doit pas être pris à la légère.

Les conséquences de l’ennui chronique au travail

Analyser un processus de somatisation n’est pas facile : aucun scientifique ne peut lier l’ennui professionnel à la dépression avec une certitude absolue. On peut toutefois affirmer que le boreout engendre du stress chronique. Cet état peut provoquer des problèmes cardiaques, de l’anxiété, de la dépression, des difficultés métaboliques…

Il est donc possible de mourir d’ennui. Mais vous ne voulez pas que ça vous arrive !

boreout

Que faire pour éviter le boreout ?

Connaître l’existence de ce syndrome est un bon début. C’était d’ailleurs le motif essentiel de cet article. Mais c’est insuffisant.

Rechercher des solutions avec son employeur

Soyez proactif ! S’embêter au travail de temps en temps est agréable ! Mais après une semaine à ce régime, vous serez vite lassé. Pour éviter l’ennui, envisagez toutes les possibilités :

  • Demandez à vous joindre aux nouveaux projets qui vous intéressent.
  • Profitez de votre « temps libre » pour vous former grâce à la documentation interne de votre société.
  • Aidez vos collègues qui ont plus de travail.
  • Intéressez-vous à l’actualité de votre entreprise.
  • Si vos collègues sont sympas, proposez-leur de faire une longue pause déjeuner.
  • Offrez vos services pour l’organisation de votre département (rédaction des minutes de réunions, planification du team building, gestion du calendrier)
  • Mettez à jour les procédures et documents internes.

Si la situation s’éternise, vous devez en parler à votre supérieur hiérarchique. Il ne s’est peut-être pas rendu compte de votre manque de travail. Il pourra alors vous suggérer de nouvelles tâches ou des formations.

Rien n’évolue ? Alors, passez à l’échelon supérieur, et informez votre responsable des ressources humaines, le médecin du travail ou un représentant syndical de votre mal-être. Ils pourront envisager d’autres options, notamment un changement de fonction en interne.

Aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs

Votre employeur n’apporte aucune solution ? Courage, fuyez ! Vous trouverez peut-être votre bonheur chez un autre employeur… ou dans une carrière différente. C’est le moment idéal pour faire un bilan de compétences, et envisager une reconversion professionnelle. Vous repartirez plus motivé que jamais vers un nouveau projet. Vous pourriez même être tenté par la rédaction web, comme tant d’autres personnes reconverties et heureuses de l’être !

Vous vivez une situation difficile au travail ? Vous avez surmonté un boreout ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires, votre témoignage pourra aider d’autres personnes !

Anne Beckers (ancienne élève Origami 2)

Je réponds à vos Questions sur la Rédaction Web | Lucie Rondelet

Je réponds à vos Questions sur la Rédaction Web | Lucie Rondelet

J’ai organisé en fin d’année dernière un webinaire ayant pour but de répondre à toutes vos questions sur la rédaction web. Étant donné que la vidéo est plutôt longue, je vous propose de les retrouver ici, sous forme d’article et organisées par catégorie. SEO, organisation, formation, métier de rédacteur web, on y aborde de nombreux sujets ! Je vous souhaite une bonne lecture :-).

Le métier de rédacteur web

0:02:50 « Ne se lasse-t-on pas d'écrire 7 heures par jour, 5 jours sur 7 ? » Malorie

On peut se lasser si on n’aime pas écrire.

Le rédacteur web doit aimer écrire, doit aimer aller chercher des sources fiables et doit aimer ça comme dans chaque métier.

On pourrait se poser la question pour tous les métiers, avec un boulanger : est-ce que tu en as pas marre de faire du pain 35 heures par semaine ? Un guichetier à la banque : est-ce que tu en as pas marre d’accueillir les clients, etc.

C’est la même chose pour moi, je ne me suis jamais lassée de ce travail parce qu’on fait pas 7 heures d’écriture. Dans les 7 heures, il y a de la recherche de sources, il y a de l’échange avec les clients, un petit peu de comptabilité à la fin du mois… Il y a vraiment beaucoup de choses à faire quand on est rédacteur freelance, donc non je ne me suis pas lassée.

La rédaction web est un métier-passion, donc si tu te poses cette question Malorie, c’est peut-être que c’est pas fait pour toi, parce que au contraire tu devrais te dire “c’est génial, je vais écrire toute la semaine et c’est vraiment ça qui me plaît”.

Donc peut-être que le seul fait de te poser la question, c’est que c’est peut-être pas un métier fait pour toi, je sais pas.

0:10:26 « Comment passer de rédacteur web sur des plateformes à rédacteur web freelance : quels délais, quelle démarche, etc. ? En résumé, ton expérience et ton parcours me permettront de me projeter dans un avenir plus ou moins proche. » Valérie

Il y a pas mal de réponses à tes questions sur mon blog et sur ma chaîne YouTube.

Par exemple, il y a 2 vidéos dans lesquelles je réponds à ces questions : “Comment j’ai créé mon entreprise en rédaction web” et “Mon parcours avant de devenir rédactrice web professionnelle”.

Je vous invite d’ailleurs à vous abonner à ma chaîne YouTube si ce n’est pas déjà fait, parce qu’il y a vraiment beaucoup de conseils, j’essaye de ne jamais faire une vidéo qui n’apporte pas de valeur, c’est mon cheval de bataille, j’espère que je le fais bien.

Normalement, dans toutes les vidéos, vous devez apprendre un petit truc, sauf si vous êtes déjà rédacteur web avancé. Mais ce n’est pas le but, je m’adresse aux débutants et aux rédacteurs web SEO.

Comment passer de rédacteur web sur les plateformes à freelance ?

Pour ma part, j’ai mis longtemps, parce que j’étais salariée en 39 heures avec un bébé donc ça m’a pris longtemps. Je pense que tout dépend du temps que tu peux investir dans tout ça.

Il y en a qui en 6 mois vont réussir à devenir rédacteur web freelance, il y en a d’autres qui, à mi-temps ou temps partiel, vont mettre 3-4 ans.

Donc ça dépend encore une fois de plein de choses, de ta personnalité, de ta motivation, de ton temps, de ton organisation aussi. Il y a des gens qui ont très peu de temps et qui vont être bien organisés, et il y en a qui ont beaucoup de temps mais qui procrastinent ou qui travaillent lentement.

J’ai commencé à rédiger sur les plateformes en 2012. Ensuite, en 2013-2014, j’ai commencé vraiment à rédiger de plus en plus, presque 8 heures par jour quand j’étais sur la fin de mon congé maternité, parce que j’avais des problèmes avec mon employeur et je ne recevais pas mes indemnités.

Ça m’a aidé à tenir le coup, et puis ensuite quand j’ai repris le travail, j’ai remarqué que mon travail sur les plateformes commençait à me faire gagner plus que ce que je gagnais en tant que salariée.

En même temps, il fallait vite que je crée mon entreprise donc je l’ai créée.

En gros, j’ai pu me lancer en tant qu’auto-entrepreneur au bout d’un an et demi environ après avoir commencé à travailler vraiment beaucoup sur les plateformes.

0:18:24 « Ayant malgré tout besoin d'assurer les besoins de mon foyer, quels conseils me donneriez-vous afin de faire de cette passion une activité lucrative ? J'ai déjà réalisé mon inscription sur différents sites de rédaction tels que TextMaster, Redacteur.com, Scribeur et d'autres relevés sur votre blog, mais j'ai beaucoup de mal à me démarquer de la concurrence. Comment faire la différence pour devenir compétitif ? » Nicolas

On n’est pas rédacteur web professionnel quand on écrit que sur les plateformes. Pour moi, les plateformes, c’est uniquement une salle de sport, une salle d’entraînement. C’est super pour s’entraîner : ça vous permet de vous habituer à un briefing, au contact avec des clients, ça vous met vraiment dans le bain. Mais c’est pas ça la rédaction web.

D’ailleurs, les briefings des clients sur les plateformes sont souvent mauvais. Vous avez beaucoup de clients qui ne connaissent rien au SEO, qui vous demandent d’intégrer des mots clés avec des fautes… Donc une fois que vous êtes un vrai rédacteur web, vous pouvez vraiment faire du meilleur travail. C’est beaucoup plus intéressant, beaucoup plus éthique de faire des vrais articles, plutôt que de travailler sur les plateformes à la chaîne.

Je ne crache pas du tout sur les plateformes, c’est très bien, mais ce n’est pas ça la rédaction web, il faut bien le garder à l’esprit.

Comment faire la différence pour devenir compétitif ? Il faut avoir des compétences, se former et aller démarcher des clients sur des thèmes qui te tiennent à coeur, et sur lesquels tu écris très bien tout simplement. Il faut que tu gardes à l’esprit, Nicolas, que tu as tes compétences, tu as ton organisation qui va faire la différence, et tu as aussi ta personnalité qui va faire que tu seras meilleur pour écrire tel ou tel article.

Il y en a qui sont vraiment très exécutants, qui répondent aux briefings, qui s’en contentent, et les clients sont très contents comme ça. Et puis il y a d’autres rédacteurs qui sont beaucoup plus créatifs, spécialisés dans le SEO, et qui vont pouvoir aider leurs clients à se diriger vers quelque chose de très concret pour gagner du trafic organique.

0:29:57 « Quelle sont les principaux étapes à suivre pour bien débuter et comment se performer dans ce métier ? » Princesse Aurora

Il y a plusieurs fautes d’orthographe, d’accord et de typographie… (ndlr : ces fautes ont été corrigées pour la rédaction de cet article) Donc ça fait beaucoup d’erreurs en une seule phrase. Le seul conseil que je peux te donner, c’est de commencer par bien écrire (et parler, puisque même en langage parlé c’est pas bon) le français, car c’est vraiment la base pour devenir rédacteur web. Donc là on ne parle pas de “performer” dans le métier, on parle juste d’avoir les bases.

D’ailleurs, j’ai eu des pouces en bas sur ma vidéo “Oublie la rédaction web si…”. Dans cette vidéo, je dis que si on ne parle pas ou qu’on n’écrit pas correctement le français, ce n’est pas la peine de débuter dans ce métier, car apprendre le français c’est déjà énorme, donc si on n’a pas à la base cette compétence…

Si on est bon en français, on peut essayer d’être rédacteur web. Mais essayer d’avoir un super niveau en orthographe, et ensuite d’être rédacteur web, ça fait trop. Vous allez passer trop de temps là-dessus, ce n’est peut-être tout simplement pas un métier qui est fait pour vous.

Tout est possible dans la vie, mais ça va vous demander énormément de travail.

0:31:59 « Quelles sont les qualités intellectuelles qui favorisent la réussite dans la rédaction web ? » Asma

Je dirais la curiosité, avoir une fibre un petit peu littéraire, une bonne organisation et surtout un excellent esprit de synthèse. Je pense que l’esprit de synthèse est plus important que les qualités littéraires.

Il faut aussi être très pédagogue, parce que si vous n’arrivez pas à structurer vos articles, si quand vous écrivez sur un sujet vous n’arrivez pas à synthétiser, que vous parlez des détails et puis qu’après vous passez sur certaines choses qui sont importantes, alors vous survolez le sujet et ça fait des textes qui ne sont pas agréables à la lecture.

Il faut être capable d’avoir la curiosité pour aller chercher l’info, l’intelligence de chercher et de trouver, de comprendre quelles sont les sources fiables et celles qui ne le sont pas.

Il faut donc avoir cet esprit de synthèse et savoir structurer tout en étant pédagogue, en donnant envie aux lecteurs de lire votre article jusqu’au bout. Ça demande plusieurs compétences et qualités. J’ai fait un article “9 qualités du bon rédacteur web” et une vidéo là-dessus, tu les trouveras sur ma chaîne YouTube et sur mon blog.

0:39:07 « Tu expliques qu’il est nécessaire d’être curieux et de s’intéresser au quotidien à tout, même aux produits sanitaires, afin de devenir un bon rédacteur web. Comment, toi, appliques-tu cette curiosité au quotidien ? T’obliges-tu chaque jour à aller faire des recherches sur plein de sujets de rédaction possibles ? » Sarah

Oui, j’essaye d’appliquer cette curiosité au quotidien, pour moi la curiosité doit impérativement être innée, on ne peut pas s’obliger à être curieux.

Quand vous rencontrez des gens, vous avez des personnes qui vont venir vers vous pour vous demander ce que vous faites dans la vie, vous poser plein de questions sur vous, sur votre vie…

Alors, il y a une curiosité malsaine, moi je vous parle d’une curiosité bienveillante et positive, une vraie curiosité enrichissante. Et vous avez une curiosité forcée, “il faut absolument que je me renseigne sur ça donc je vais aller faire des recherches”.

Pour moi, le bon rédacteur web est un curieux de nature.

Moi je l’applique au quotidien parce que je pense être une personne curieuse de nature. Quand je rencontre des gens, j’aime bien connaître leur vie, j’ai l’impression qu’ils sont des livres ouverts, qu’on peut apprendre plein de choses en discutant avec les gens.

Chacun a eu une expérience, tout le monde a 24 heures dans sa journée, donc tout le monde peut faire des choses et peut les partager du moment qu’il est ouvert à la discussion.

Ma curiosité c’est plutôt envers les personnes que je rencontre. Ceux qui m’ont rencontrée en coaching le savent et mes élèves aussi. J’adore discuter, c’est d’ailleurs pour ça que ça prend beaucoup de temps mes coachings et mes conférences.

Donc au quotidien, j’essaye de m’intéresser à tout ce que je peux : je regarde les actualités qu’on me propose sur Google, je regarde beaucoup de documentaires sur YouTube, je vais au musée…

Les produits sanitaires, ça peut être intéressant si on veut connaître la composition, savoir quand il n’y a pas de perturbateurs endocriniens, surtout quand on a des enfants.

Pour moi, on peut s’intéresser à tout, ça demande du temps.

C’est cette curiosité générale qui va faire que quand on va écrire sur des sujets, on se dira “je vais aller beaucoup plus vite pour écrire sur ce sujet, puisque je le connais déjà”.

C’est ça que j’adore dans la rédaction web, c’est que ça nous oblige à nous intéresser à des choses qu’on n’aurait jamais cherché. J’ai écrit sur des Kärchers, alors je le reconnais c’est pas super intéressant, mais on se rend compte ensuite que ces choses qu’on a été obligé d’écrire, finalement ça apporte une culture générale qui est rigolote.

Donc je pense qu’il faut impérativement être curieux pour être rédacteur web, ça aide énormément parce que ça fait gagner du temps pour les recherches.

0:45:13 « Comment distinguer un bon client d'un mauvais client ? » Lise

Le bon client, c’est celui qui va vous payer rapidement, sans que vous ayez à le relancer 4 ou 5 fois. Relancer un client 1 fois c’est déjà embêtant, donc un bon client c’est un client qui va vous donner un briefing très clair, qui ne va pas vous demander 15 000 allers-retours, qui va vous envoyer un minimum de mails, qui va pourquoi pas vous proposer un Skype et avec qui ça va matcher.

J’ai un bon client que je garde parce que j’aime bien la relation qu’on a et parce qu’il me payait très bien, on avait une super bonne relation et il me demandait d’écrire sur des sujets qui m’intéressaient.

Mais il fallait que je le relance 5-6-7 fois pour avoir mes factures, donc je ne le facturais au final que deux fois par an parce que j’en avais marre. C’était donc un bon et un mauvais client.
Mais je vous conseille de ne pas perdre de temps, moi je pouvais me permettre financièrement de les facturer tous les 6 mois, mais ce n’est pas forcément le cas quand on débute.

Essayez de trouver des clients qui vous payent bien. Si vous voyez qu’ils sont compliqués, qu’ils vous demandent souvent des modifications, etc., cherchez-en un autre.

Si ce sont des modifications constructives qui vous permettent d’avancer d’accord, mais si ce sont des modifications qui ne sont pas logiques, qui vous prennent beaucoup de temps et que vous trouvez injustes, cherchez-en un autre.

Il y a vraiment de quoi faire, il n’y a pas de concurrence, je le répète en rédaction web. Il y a beaucoup plus de gens qui cherchent des bons rédacteurs web que de bons rédacteurs web.

0:47:00 « Au bout de combien de temps as-tu commencé à vivre de ce métier ? Du moins, à gagner un salaire mensuel correct ? » Lise

Immédiatement, dès que j’ai créé mon entreprise.

Le premier mois, j’ai fait plus de 3 000 euros de chiffre d’affaires, je crois que j’ai tourné à 3 700 euros de chiffre d’affaires brut.

En Nouvelle-Calédonie j’étais patentée, maintenant je suis en SARL, mais on n’a pas de TVA, donc c’est beaucoup plus intéressant pour nous ici au niveau financier quand on est en patente. En France, vous avez la TVA et vous avez pas mal de charges, donc je ne sais pas du tout ce que ça donne 3 700 euros de chiffre d’affaires, j’imagine que ça fait entre 2 000 et 2 500 euros net.

Je m’avance peut-être un peu, je ne sais pas, je ne suis pas en France.

En France, il y a beaucoup de tabous sur les revenus, moi je n’en ai pas trop.

Donc j’ai pu vivre de ce métier au bout d’un an et demi à peu près à travailler à fond sur les plateformes.

0:48:19 « Suite aux demandes des clients, quels sont les délais les plus courants pour retourner les articles ? » Lise

Ça dépend. Tu as des clients qui vont te demander des lots pour le mois d’après, d’autres qui vont te demander un e-book pour dans six mois, ou d’autres encore qui peuvent te demander un article d’actu pour le lendemain ou pour dans quelques heures… Donc il n’y a pas de délai.

0:48:34 « Lorsque tu débutes, est-ce un luxe de pouvoir choisir ses sujets de prédilection ? Doit-on nécessairement passer par la case "j'accepte tout" ? Ou doit-on privilégier les sujets avec lesquels nous sommes à l'aise ? Tout est question de challenge personnel, sans doute. Mais j'ai peur de ne pas me sentir à la hauteur sur une thématique que je ne maîtrise pas… » Lise

Je suis pro souffrance pour pouvoir avoir des résultats.

Pour moi, pour être un bon rédacteur web, il faut impérativement avoir écrit sur des trucs “chiants”.

Si vous n’avez pas obligé votre cerveau à faire une gymnastique pas possible pour faire des articles vraiment pénibles, vous allez rester dans votre zone de confort et vous allez devenir un peu trop exigeant.

C’est pas du tout ce que je propose dans mes formations. J’oblige mes élèves à écrire un petit peu sur tout, à sortir de leur zone de confort. J’ai rencontré virtuellement des rédacteurs web (qui n’étaient pas dans ma formation) qui m’écrivaient en disant : je suis rédacteur web freelance mais je n’arrive pas à avoir des clients, j’écris sur tel sujet et je n’écris pas sur d’autres thèmes, et je propose 12-13 centimes le mot”. Et ils disent qu’ils ne trouvent pas de clients… Mais c’est normal !

La dernière fois je suis allée acheter une baguette. Ici c’est 150 francs (donc 1 euro et quelques) mais j’ai pensé à tout le travail qu’il faut pour faire une baguette, et finalement ça ne coûte qu’un euro et quelques, alors qu’il faut payer le local, le boulanger qui travaille de nuit… Finalement une baguette pourrait coûter beaucoup plus cher.

Le boulanger ne s’est pas dit : je vais mettre ma baguette à 5 euros parce que ça m’a demandé de faire un BEP, ça m’a demandé beaucoup de travail, de créer mon entreprise, d’avoir mon local, d’acheter les machines… Donc j’estime que ma baguette doit coûter 5 euros, je ne comprends pas pourquoi il y a des boulangers qui ne la vendent qu’un euro.

Imaginez si tout le monde réfléchissait comme ça, les tarifs seraient extrêmement élevés et il y aurait beaucoup trop de boulangeries qui n’auraient pas de clients.

Donc il faut vraiment être logique entre ce qu’on propose et le prix que peut payer le client. C’est super important.

Bien sûr, tu vas pouvoir privilégier les sujets sur lesquels tu es à l’aise, mais pour moi il faut avoir des compétences, il faut vraiment travailler, s’entraîner, être rapide, et une fois que tu as toutes ces compétences, tu peux aller démarcher des clients sur des sujets qui t’intéressent.

Mais avant, il faut impérativement avoir fait cette gymnastique du cerveau, pour moi elle est indispensable. Cette gymnastique m’a permis aujourd’hui d’écrire si vite. Si je n’étais pas passée par cette case, aujourd’hui je pense que je n’écrirais pas vite.

Donc oui c’est un challenge personnel et pour moi tu dois accepter tout au début, c’est ça qui va te construire, c’est ça qui va te permettre d’avancer.

1:01:05 « Comment faire pour rédiger sans fautes un texte et surtout comment le faire vivre ? » Clément

Il faut bien écrire le français et avoir des compétences en français tout simplement, et éventuellement le vérifier avec Scribens mais ça reste une machine. La valeur ajoutée du rédacteur web, c’est qu’il est un être humain donc je vous conseille vraiment de vous entraîner (grâce au Certificat Voltaire par exemple), et de ne pas devenir rédacteur web si vous n’écrivez pas bien le français.

Comment le faire vivre ? Il faut s’entraîner et avoir un bon style.
J’ai fait un article “Comment améliorer son style rédactionnel ?” que je te conseille, je donne plein de petites astuces pour améliorer son style rédactionnel.

N’hésite pas à chercher sur mon blog pour des conseils, dans “Plan du site” afin de voir tous les articles que j’ai rédigés ou que j’ai commandés à mes élèves.

1:04:40 « Est-ce que la maîtrise des réseaux sociaux est une compétence indispensable pour être rédactrice web SEO freelance ? » Anne

Non, tu peux tout à fait te faire une super réputation juste avec le bouche-à-oreille ou en participant à des salons, par exemple.

Moi je suis pas une fan des réseaux sociaux. Les publications de mon compte Instagram sont souvent gérées par mon assistante, mes 3 groupes Facebook sont modérés par une assistante également.
Je suis pas à fond réseaux sociaux et pourtant j’ai réussi, donc c’est pas indispensable.

1:08:14 « Que conseilles-tu à quelqu'un qui part de 0 ? Une fois tout ton blog appris par coeur et toutes tes vidéos vues, quelle est la meilleure façon d'appréhender ce métier ? Je ne veux pas griller mes cartouches et m'inscrire tout de go sur les plateformes de rédacteurs, car l'idée est d'obtenir un max d'étoiles (et bientôt de plumes !). » Fabienne

Des plumes parce que mes élèves obtiennent un nombre de plumes en fonction de leur niveau, sur ma plateforme de rédaction La Rédac du Web.

Je vous rappelle que j’ai créé une plateforme de rédaction premium où seuls mes élèves sont autorisés à apparaître. Ce sont d’ailleurs mes élèves Origami 1 qui ont choisi le titre et qui m’ont aidée à faire ce site, merci à eux encore une fois, on a fait un super projet ensemble.

Fabienne, la seule chose que je peux te conseiller, c’est d’aller voir mon article “Comment améliorer son style rédactionnel | 8 astuces” et aussi d’écrire le plus possible, de t’entraîner à écrire, à synthétiser.

Mon conseil, c’est d’écrire un journal intime au quotidien : ça aide à synthétiser les idées, à faire passer des émotions… Je trouve ça génial. Si vous avez des enfants, demandez-leur le soir de raconter leur journée, ça aide à partager des idées, à être curieux, à apprendre des choses. En plus, ça apporte de la valeur au quotidien, ça vous permet d’échanger avec vos enfants et, pourquoi pas, de développer leur esprit de synthèse, donc c’est super intéressant.

Si vous n’avez pas d’enfants, faites-le avec vos amis : demandez-leur de vous raconter leur vie depuis le début en essayant de synthétiser, de faire leur autobiographie. C’est marrant, parce qu’on voit que les gens partent dans tous les sens, c’est super dur quand on leur demande d’essayer de synthétiser.

Ou encore si vous n’avez rien à faire en voiture, amusez-vous à résumer un documentaire ou un film que vous avez vu. Vous allez voir qu’essayer de résumer des choses, des événements, des voyages, des rencontres, la personnalité de vos amis, etc., ça peut être très intéressant pour vous entraîner.

Je vous conseille d’écrire sans cesse, de synthétiser, d’essayer de faire passer les informations que vous voulez et d’essayer d’être le plus pédagogue possible.

Quand vous discutez avec des gens, si vous voyez que quand vous expliquez quelque chose, les gens ont du mal à comprendre où vous voulez en venir, ça veut dire que vous n’êtes pas pédagogue, en tout cas que vous n’avez pas cet esprit de synthèse.

Donc essayez au quotidien, à chaque fois que vous discutez avec des gens, d’être clair dans ce que vous voulez expliquer.

1:35:50 « Que conseillerais-tu à un rédacteur web débutant qui a appris le métier en autodidacte et souhaite enfin se lancer à son compte, mais manque de confiance en lui ? Ce rédacteur produit déjà du contenu pour d’autres personnes, mais aimerait enfin sortir de l’ombre et avoir son propre projet. Tes paroles motivantes sont les bienvenues ! Selon toi, en dehors du SEO, quelles sont les compétences en web marketing que devrait avoir un rédacteur web pour avoir un profil bien complet ? » Digitalid In

S’intéresser à l’autre, démarcher de manière logique, et si tu n’as pas confiance en toi, forme-toi.

Pour moi, la confiance va avec la compétence. Une fois qu’on est compétent, on a des retours positifs, et si on a des retours positifs on a confiance en soi. Voilà comment je vois les choses, si on ne veut pas avoir le syndrome de l’imposteur, il ne faut pas en être un.

Donc si tu n’en es pas un, dans ce cas vas-y, mets tes doutes de côté, contacte les clients, propose-leur des améliorations, propose tes services et pourquoi pas demande-leur des témoignages puisque tu dis que tu as déjà des personnes qui t’ont fait confiance.

Mets-les sur ta page LinkedIn, partage ces commentaires, c’est comme ça que tu vas te faire connaître et que tu gagneras en notoriété, en crédibilité.

En dehors du SEO, il faut la curiosité, l’adaptabilité, la rapidité, le professionnalisme (répondre quand il le faut, au bon moment à tes clients), et il faut être bien organisé.

Pourquoi pas être également force de proposition et en même temps savoir être discret quand ton client n’a pas besoin de conseils, parce qu’il y a des clients qui n’ont pas besoin de conseils, il faut l’accepter.

Le SEO 

0:12:57 « Utilises-tu les cocons sémantiques avant de rédiger ou pour vérifier après coup le SEO ? Si oui : quel est ton outil ? Quelle est ta méthode ? Est-ce que cette méthode est valable pour tous les contextes ou y a-t-il des exceptions ? Si oui, lesquelles ? » Stella

Marie (qui est l’une de mes élèves Origami 1 et associée) a écrit un article sur le cocon sémantique que tu pourras trouver sur mon blog.

C’est quelque chose que je n’utilise pas pour le moment, sur lequel je ne me suis pas penchée. Comme je l’ai dit au début, je travaille en mode 20/80. Et c’est vrai que sans utiliser les cocons sémantique, j’ai toujours obtenu de très bons résultats, donc je ne l’utilise pas. Je suis une littéraire et c’est un petit peu trop mathématique et technique.

C’est quelque chose que je n’utilise pas, du coup je ne pourrai pas vraiment te répondre là-dessus.

Tu as un très bon spécialiste du cocon sémantique, c’est Laurent Bourrelly, et il me semble que David Gos, du site seomantique.fr, utilise aussi les cocons sémantique. Je crois qu’ils ont pas mal d’explications sur ces techniques.

0:20:35 « J'ai découvert qu'une compétence appréciée était l'utilisation du SEO pour le référencement naturel ; sauriez-vous m'indiquer comment acquérir rapidement cette technique afin d'élargir mes compétences de rédacteur ? » Nicolas

L’utilisation du SEO est une évidence pour le référencement naturel.

Acquérir rapidement la compétence en SEO, ce n’est pas possible. Le SEO c’est compliqué, c’est ce qui est bien et pas bien à la fois. Il y a beaucoup trop de gens qui s’improvisent experts en SEO, ou qui essayent de gérer eux-mêmes l’aspect SEO de leur site en allant sur des sites, des blogs, en suivant des conseils…

Le SEO, c’est une vraie compétence, ça ne s’acquiert pas en quelques heures ou même quelques semaines. Il faut déjà se former, il faut comprendre tout le système, vraiment partir de la base pour comprendre, car ça a une certaine logique. Il faut également être en veille parce qu’il y a des mises à jour permanentes en SEO, c’est-à-dire des mises à jour des algorithmes de Google qui font que ça change.

Le SEO c’est vraiment tout un art, c’est très complet. Donc ce n’est pas possible d’acquérir rapidement le SEO. Il faut se former, il faut travailler et il faut tester. Il faut analyser ses résultats, donc travailler pour un site très populaire et faire un texte et voir s’il apparaît rapidement dans Google. Tu vas faire les tests en travaillant pour un site très peu connu et récent, tu vas voir au bout de combien de temps ton article apparaît dans les premiers résultats de Google.

Tu vas analyser les résultats et c’est en fonction de tout ça que tu vas pouvoir comprendre le SEO. Donc pour moi, il n’y a que la pratique : se former et ensuite pratiquer pour être un bon rédacteur web SEO.

Pour ma part, pour la petite histoire, à l’époque j’ai été engagée pour un très gros site qui faisait 18 000 visites par jour et l’associé du propriétaire du site était un expert SEO, certifié par le CESEO. J’ai eu une énorme chance, car cet expert SEO m’a formé pendant un an et demi : on faisait des points régulièrement sur Skype, il m’a donné accès à la Search Console de ce site qui était énorme, et il m’a demandé de retravailler des articles. On faisait régulièrement des points pour voir sur quoi on devait travailler.

Puis une fois que j’ai vu que ça marchait bien, j’ai fait mon propre site, j’ai vu que ça marchait.

J’ai fait 3 blogs en tout avant de faire Formation Rédaction Web. Ils ont servi de laboratoire. J’ai compris que la rédaction web SEO marchait super bien, que même sans avoir d’autres compétences à côté, on pouvait vraiment faire décoller un site web uniquement avec le contenu rédactionnel, que même sans backlink ça marchait, j’ai décidé de me lancer à fond. J’ai eu la chance de rencontrer cet expert qui m’a formée.

Pour moi, tu ne peux pas devenir rédacteur web SEO sans formation, il faut absolument que tu te formes à ça.

Dans ma formation, vous avez 7 modules dont 2 sur le SEO qui sont très complets. Il y a 20 ou 30 heures sur le SEO dans le module 4 et le module 6, sans compter les coachings individuels où vous pouvez me voir en live pour que je vous explique comment optimiser un article et comment utiliser des outils comme la Search Console, ou retoucher des articles déjà optimisés.

0:33:20 « Le fait de mettre les mots clés en gras dans les paragraphes aide-t-il au référencement ? » Émilie

Les mots clés en gras avec la balise “strong” n’attirent que très légèrement l’algorithme de Google, pour moi c’est vraiment un détail qui n’est pas important.

Je pense qu’il faut mettre des mots clés en gras principalement dans l’introduction, et qu’il ne faut pas trop en mettre. S’il y a 5 ou 6 requêtes clées en gras, l’algorithme de Google va les capter, alors que s’il y en a trop, il va passer dessus et ça va limiter son intérêt, il va moins s’y intéresser.

Il y a plusieurs écoles pour le SEO. Je reviens encore une fois là-dessus, mais ce qu’il faut que vous sachiez c’est que le SEO c’est quelque chose de très personnel. Google nous donne des bonnes pratiques de temps en temps mais il ne révèle pas les secrets de son algorithme.

Chaque expert SEO ou chaque pratiquant fait ses analyses pour déduire certaines choses en fonction de ses résultats.

Il y a l’école Olivier Andrieu, il y a l’école Laurent Bourrelly, il y a plein d’écoles. Chacun travaille à sa manière et partage son expérience. Le mieux, c’est de piocher un petit peu dans les idées de tout le monde et de vous faire votre propre expérience, pourquoi pas en fonction de votre blog si vous en avez un et que vous l’utilisez comme laboratoire.

0:35:13 « Conseilles-tu de supprimer ou de cacher des pages à faible valeur ajoutée lors d’une refonte de site ? » Perrine

Oui, je conseille soit de retoucher les pages à faible valeur ajoutée (c’est-à-dire soit inintéressantes pour le lecteur, soit non optimisées), soit de les cacher ou de les désindexer, au moins pour voir les résultats.

Le problème, c’est que si c’est un site qui a déjà très peu de trafic, c’est embêtant de les retirer.

Tu peux aller voir dans la Search Console : si tu vois qu’il n’y a aucun clic depuis plus de 90 jours ou 1 an (si tu arrives à le paramétrer), dans ce cas il faut que tu désindexes les pages et que tu regardes ensuite les résultats (ou que tu les mettes en brouillon sur WordPress par exemple).

Ça va te permettre d’analyser un peu les résultats.

0:36:16 « Le site d’un de mes clients a une page qui s’apparente davantage à un article de blog, puis-je lui conseiller de la supprimer et d’en faire un article, sans que cela impacte son référencement ? » Perrine

Encore une fois Perrine, il faut que tu ailles voir dans la Search Console si cette page reçoit des clics. Si c’est le cas, il vaut mieux éviter de la supprimer parce que ça veut dire que tu vas perdre des clics, automatiquement.

Ce que tu peux faire, c’est retoucher la page, puis tu regardes au bout de 1 ou 2 mois s’il y a eu des résultats, c’est-à-dire s’il y a eu plus de clics sur cette page. Si c’est le cas, tu la mets, sinon tu gardes la première version.

0:37:02 « Peu de mes clients me demandent de coder mes articles via du balisage HTML, car le balisage est souvent automatiquement proposé dans les CMS sans avoir besoin de coder. Penses-tu qu’intégrer un article avec les balises proposées dans les CMS est aussi efficace qu’intégrer un article avec des balises codées par mes soins ? » Perrine

Les CMS, c’est WordPress par exemple, pour ceux qui ne savent pas.

Je vous le dis souvent, les clients s’en fichent, il faut arrêter de se stresser avec le balisage HTML. C’est exactement la même chose, ça ne sert à rien de coder toi-même, il n’y aura pas de différence. Ne t’embête pas à mettre les balises toi-même. Tu prends le risque de faire une faute de frappe et puis ça n’a aucun intérêt.

Le mieux est de tout faire dans WordPress, puis tu vas dans “Texte” et tu récupères tes codes.

Abonnez-vous à ma chaîne YouTube, je vous fais bientôt un petit tuto sur un générateur de balises HTML propres.

0:38:05 « Je mets en gras les mots clés pour que l’algorithme les prenne en compte. Est-ce que l’algorithme prend aussi en compte les mots soulignés ou en italique ? » Perrine

II paraît que oui. On n’a pas la réponse, mais j’avais vu une étude qui disait que les mots en italique étaient plus vus par l’algorithme de Google que les mots en gras. Certains sites décident donc de mettre les mots importants en italique plutôt qu’en gras.

Je ne le fais pas sur mon blog parce que l’impact est vraiment petit. À la lecture, je préfère les mots en gras que les mots en italique. C’est vraiment des détails Perrine, ne t’embête pas trop avec ça.

0:38:45 « Conseilles-tu de faire des landing pages en utilisant une nouvelle URL ou bien en faisant des pages cachées ? » Perrine

Je pense que les landing pages devraient être en pages cachées, c’est-à-dire non indexées, mais tu dois du coup faire une nouvelle URL.
Donc je pense que le mieux est de faire les 2 : tu fais une nouvelle URL en page cachée.

0:52:00 « Mes questions concernent les outils pour la rédaction web. Quels sont ceux que tu préconises pour développer le champ sémantique ? As-tu une alternative à l'outil de planification des mots clés de Google (car d'après ce que j'ai pu comprendre, on est obligé de créer une campagne pour y avoir accès maintenant) ? En général, quels sont les outils ou techniques que tu préconises pour rédiger un contenu optimisé ? » Mathilde

Je vous conseille Ubersuggest, AnswerThePublic, et les suggestions de Google. Pour moi, ce sont les 3 qui peuvent être utiles pour rédiger du contenu optimisé.

0:57:02 « Comment devenir un pro du SEO ? Existe-t-il un site qui donne la liste des signes SEO ? » William

Oui tu peux devenir pro du SEO.

Si tu veux devenir un pro du SEO (sans parler du contenu rédactionnel), je te conseille la formation d’Olivier Andrieu (je ne l’ai pas suivie, mais je pense qu’elle est excellente parce que ce gars est super). Il me semble qu’elle fait 300 ou 400 euros, tu peux peut-être te la faire financer par Pôle emploi.

Je ne suis pas affiliée à sa formation, je fais juste une pub gratuite parce que je pense que c’est quelqu’un de pédagogue, j’adore sa chaîne YouTube.

Je l’ai interviewé sur mon blog. Je ne le connais pas malheureusement, je lui avais proposé une rencontre mais il a refusé, donc vous voyez je ne suis pas rancunière. C’était compliqué, visiblement il ne rencontre pas les web entrepreneurs comme ça, c’est quelqu’un de très occupé, c’est la vie, mais je pense que sa formation est très bien pour le SEO.

Si tu veux te former à l’optimisation du contenu rédactionnel, c’est avec ma formation, j’ai 2 formules.

La formule Liberté que tu peux commencer quand tu veux, immédiatement si tu veux. Elle dure 6 mois. Pour moi, on ne peut pas devenir rédacteur web freelance si on ne s’investit pas au minimum 6 mois, donc j’ai refusé catégoriquement de faire des formations plus courtes.

Si tu ne veux te former que sur la rédaction web SEO, je peux te proposer d’accéder uniquement aux modules 4 et 6 de ma formation. Pour ça, il faut me contacter en privé.
C’est uniquement dans le cas où tu n’as pas besoin de devenir rédacteur web freelance, que tu veux juste te former à la rédaction web SEO.

Mais pour moi, il faut vraiment comprendre la rédaction web dans son ensemble si on veut devenir rédacteur web SEO, c’est pour ça que je ne mets pas en avant uniquement ces 2 modules, il faut suivre la formation de A à Z.

Et vous avez la formule Origami qui a un accompagnement très poussé, je suis très proche de mes élèves. Je corrige leurs 35 exercices, ils ont 2 heures de coaching individuel, des coachings communs tous les mois, ils sont en contact avec moi sur Facebook…

Les 2 formules ont le même contenu, mais la formule Origami a un accompagnement.

Sur ma chaîne YouTube, vous avez les témoignages des élèves Origami qui ont terminé. Il y en a beaucoup qui n’ont pas terminé car c’est une formation en e-learning, donc vous la faites à votre rythme, vous avez accès à la plateforme pendant un an et demi pour Liberté, 2 ans pour Origami.

1:05:35 « Que pensez-vous des perspectives d’avenir de la rédaction web sachant que certains logiciels, avec Data et SEO, commencent à arriver ? » Lionel

Alors je n’ai pas du tout peur des logiciels. La valeur ajoutée du rédacteur web, c’est déjà d’être un être humain. Il fait des phrases beaucoup plus correctes, il est beaucoup plus fort en orthographe… Vous pouvez acheter tous les logiciels que vous voulez, même “Antidote” qui coûte plus de 100 euros, ils ne seront pas plus doués qu’un bon rédacteur.

Aujourd’hui, malgré toutes les évolutions de l’intelligence artificielle, on ne peut pas remplacer un être humain par une machine.

Un bon rédacteur web SEO, il prend rendez-vous avec les clients, il s’imprègne vraiment de leur style, de leur blog. J’incite mes élèves à le faire.

Quand je fais un coaching pour un blogueur, je ne lui donne pas rendez-vous sur Skype comme ça, à l’arrache. Il m’envoie son URL de blog avant, je passe presque 1 heure sur son blog à regarder ce qui va et ce qui ne va pas, je m’imprègne de son sujet, et ensuite je le conseille.

Comment vous voulez qu’une telle approche soit remplacée par une machine ? C’est impossible. Donc Lionel ne t’en fais pas, si tu as la curiosité du rédacteur web et que tu décides d‘être un rédacteur web “couteau suisse”, caméléon, c’est-à-dire que tu t’intéresses vraiment à ton client pour lui donner un contenu rédactionnel de bonne qualité, tu ne pourras jamais être remplacé par une machine.

Sur les plateformes, les rédacteurs web sont exécutants et suivent un briefing sans s’intéresser aux clients. Les clients ne donnent pas le nom de leur site parce que les plateformes ne veulent pas que les rédacteurs puissent contacter directement les clients.

Du coup les rédacteurs des plateformes ne peuvent pas s’imprégner du style des clients, c’est le mauvais côté des plateformes.

Quand tu es freelance, ton client te parle de lui, de son projet, de sa personnalité, et c’est là que tu fais un super contenu parce que si tu t’intéresses à lui, tu écris dans son style et avec la même approche que lui. C’est vraiment ce que je prône.

Intéressez-vous à votre client pour lui donner un super contenu. Il faut aussi que ça vienne de vos tripes et que vous vous intéressiez vraiment à ce qu’il fait.

Ça c’est quand on est rédacteur web freelance SEO expérimenté.

1:24:49 « La majorité de mes articles sur WordPress obtient un feu vert lors de l’analyse des 12 critères, mais toujours des feux rouges pour leur lisibilité. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi et ce qui est le plus important ? » Hélène

Donc ça veut dire que Hélène a installé le plugin “Yoast SEOsur WordPress. Pour ceux qui ne connaissent pas, WordPress est une plateforme qui permet de mettre en ligne des articles (mon site est sur WordPress, par exemple).

Le critère de la lisibilité en feu rouge, généralement, c’est qu’on fait des phrases trop longues. Moi la lisibilité je m’en fiche complètement, je ne prends pas ce critère en compte.

1:25:28 « La mention suivante apparaît de temps en temps dans l’analyse de mes articles : “Le mot clé n’apparaît pas dans l’URL de cette page. Si vous décidez de renommer l’URL de cette page, assurez-vous de faire une redirection 301 vers la nouvelle”. Qu’est-ce que cela veut dire ? Je m’y perds un peu entre URL et titre SEO. Est-ce important ? Comment rectifier ? » Hélène

Ton URL doit idéalement avoir ta requête clée et c’est tout, tu ne dois pas la modifier une fois que tu as publié un article, car si tu modifies ton URL, ça veut dire que les gens ont le lien donc s’ils cliquent sur ton lien, il ne marchera plus puisque tu l’auras changé.

Donc on te dit de penser à faire une redirection si tu changes ton URL tout simplement. Il ne faut jamais changer une URL une fois que c’est publié, comme ça c’est plus simple et tu ne t’embêtes pas.

“Je m’y perds un peu entre URL et titre SEO”. Ton titre doit avoir ta requête clée et être copywrité, ton URL doit contenir la requête clée et ne doit pas être une URL trop longue. Plus c’est court mieux c’est, c’est plus facile à retenir.

1:26:40 « Pouvez-vous me donner un outil d’analyse facile d’utilisation et gratuit pour faire un bilan/audit général de mon blog, qui me permettrait de le retravailler dans le bon sens ? » Hélène

Il y a 2 sites qui permettent de faire des audits SEO gratuits et que je trouve efficaces.

Vous avez comme d’habitude le blog d’Olivier Andrieu dont je vous ai parlé, qui vous propose de mettre l’URL de votre site et de faire un audit SEO gratuit avec des petites remarques intéressantes.

Et vous avez myrankingmetrics.com, qui est de loin mon préféré.

Ces 2 sites permettent donc de faire un audit SEO général d’un blog, gratuitement.

1:50:05 « Étant encore débutante (en fin de module 7 sur la formation Liberté), je suis un peu "complexée" de proposer mes compétences en SEO, surtout quand des consultants plus expérimentés (sur le groupe Facebook par exemple) affirment qu'il faut des outils payants assez pointus pour être vraiment efficace. Que faut-il penser du discours de ces experts ? Est-ce qu'introduire des vidéos sur une page de blog WordPress est bon pour le SEO ? Comment arriver à obtenir une page "Rich Snippets" ? » Anne-Lucie

C’est une question hyper intéressante et importante.

Dans ma formation, je n’apprends pas à être expert SEO global, j’apprends à être expert SEO du contenu rédactionnel.

Le SEO, ça prend en compte plein de choses : le temps de chargement d’une page, les backlinks, le maillage interne, la structure du site, l’hébergeur, les images, la notoriété du site, le travail des community managers…Le SEO dépend de plein de paramètres, donc les personnes du haut de leur expérience qui vont sur notre groupe Parlons Rédaction Web et qui parlent d’autre chose que de rédaction web n’ont pas à intervenir sur vos compétences.

On ne dit pas qu’on est des experts SEO, on dit qu’on est des experts SEO du contenu rédactionnel. On sait optimiser des articles pour le contenu rédactionnel. On va faire du maillage interne, on va structurer les articles, on va s’occuper du balisage HTML, on conseille les clients en fonction de la Search Console et en fonction de Google Analytics… On va pouvoir aider les clients.

Je n’ai jamais acheté aucun logiciel, et pourtant j’ai des supers résultats, vous n’avez qu’à faire des recherches sur la rédaction web sur Google pour voir que mon site est très bien référencé.

Et pourtant je n’ai pas dépensé un seul euro en outils payants pour le SEO donc non on n’a pas à rougir, ni vous ni moi, on n’utilise pas ces outils, on se contente du contenu rédactionnel qui est l’outil aujourd’hui le plus puissant pour obtenir du trafic organique.

Mes élèves, mes lecteurs, vous pouvez répondre ça.

Je vais lancer une polémique mais est-ce que c’est de la jalousie ? Ils ont peur que vous leur piquiez leur job ? Pourtant il n’y a pas de concurrence, chacun sa méthode, chacun son job, et vous n’avez pas à rougir de ça. Anne-Lucie, vas-y, tu leur réponds, n’aie pas honte.

Est-ce qu’introduire des vidéos sur une page de blog WordPress est bon pour le SEO ?

Je n’en ai aucune idée, je ne me suis jamais posée la question.

Par contre, pour l’expérience utilisateur, si tu intègres une vidéo qui a le même titre ou un titre proche de ta requête clée, ça me paraît pertinent.

Donc pour l’expérience utilisateur, ça me paraît pertinent d’intégrer une vidéo, ça apporte de la valeur aux lecteurs si la vidéo est intéressante, donc j’aurais tendance à te dire oui mais je n’ai pas la réponse, je ne sais pas.

Comment arriver à obtenir une page “Rich Snippets” ? 

Une page “Rich Snippets”, c’est une page qui va avoir un gros paragraphe dans Google.

Vous l’avez certainement déjà vue, ça met un encart en premier résultat, avec parfois même une photo et une partie du texte, avec les H2 très souvent.

Arriver à obtenir une page “Rich Snippets” c’est très dur, c’est très difficile, en général il faut poser une question. Par exemple “Comment réussir ses crêpes bretonnes ?”, et il faut que le Title réponde à une question “comment” généralement (il y a des exceptions).

Et il faut surtout que dans votre article vous répondiez point par point et très pédagogiquement à la question, on a remarqué que c’est ça qui plaît à Google dans les “Rich Snippets”.

Les plateformes de rédaction web

0:54:39 « Y a-t-il des plateformes qui offrent aux rédacteurs (langue française) la vente de leurs articles sur le net ? » Eba Grand

Tu as “BizEcho” qui fait ça. J’ai répondu à une interview pour eux.
Ils proposent de mettre en ligne tes articles et de les vendre à l’article, donc c’est sympa.

1:31:07 « Je travaille autant en Open Order qu'en Team Order sur Textbroker qui est devenue ma plateforme de prédilection. Comment m'y prendre pour contacter les clients directement et créer ma propre clientèle en marge de la plateforme ? Même question pour Scribeur que je ne recommande quant à moi que comme plateforme d'entraînement pour les débutants. Le logiciel de Scribeur transcrit lui-même les balises que l'on se contente de rentrer dans la forme du texte, ce qui veut dire qu'on n’y apprend pas à maîtriser vraiment le HTML. De plus, les prix y sont vraiment très bas, et j'ai gagné autant sinon plus en 15 jours sur Textbroker qu'en 2 mois sur Scribeur, à quantité égale de textes livrés (voire même moins sur Textbroker que sur Scribeur qui a été ma plateforme de démarrage). En revanche, j'y ai trouvé des clients intéressants que j'aurais souhaité démarcher directement, mais Scribeur n'offre pas cette possibilité. Il faut aussi savoir comment fixer son prix en dehors des plateformes. » Sandrine

Ta question est très intéressante.

C’est très important de le dire, je pensais que c’était une évidence : vous n’êtes pas censé démarcher les clients des plateformes.
C’est interdit dans votre contrat (normalement, vous avez signé un contrat avec Texbroker et Scribeur). Vous n’êtes pas censé piquer les clients des plateformes parce que si vous écrivez pour un client sur Textbroker et que finalement vous allez le démarcher, vous piquez le client de Textbroker et vous risquez des poursuites.
Je ne conseille pas de le faire. Essayez plutôt de démarcher vos propres clients à côté, de faire votre petite sauce.
Si les rédacteurs piquent à chaque fois les clients de Textbroker, Textbroker va faire faillite et ce serait dommage pour eux. Il y a beaucoup de salariés qui font un travail remarquable, ils démarchent beaucoup de clients pour vous les trouver, pour permettre de créer cette plateforme, et se prennent une commission qui est tout à fait logique.

Sur La Rédac du Web, je ne prends pas de commission, c’est mon travail de mettre en relation mes élèves et les clients. J’investis là-dedans parce que j’estime que c’est un service que je rends.

Ça fait partie des packages de ma formation de mettre mes élèves en contact gratuitement avec leurs clients. Donc si vous voulez des rédacteurs sans commission et de super qualité, allez sur La Rédac du Web, c’est là que vous trouverez les meilleurs rédacteurs.

Pour le balisage HTML, tu es en effet censée t’en occuper toute seule.

La Formation Devenir Rédacteur Web SEO

1:13:25 « Je me demande si beaucoup d'élèves de ta formation Origami ont réussi à cumuler les 2 (sauf erreur de ma part, les personnes qui ont témoigné sur YouTube n'avaient pas l'air d'être à temps plein) et si, durant une certaine période après la formation, ils ont pu également honorer des commandes tout en travaillant à côté (toujours à temps plein), en attendant d'arriver à avoir assez d'expérience pour se lancer complètement. » Séverine

Séverine, merci pour cette question parce que tu soulèves quelque chose que je n’avais pas remarqué. En effet, la plupart de mes élèves Origami ne travaillent pas à temps plein quand elles commencent la formation. Si, Alice Colombain était à plein temps et a réussi à commencer à développer son activité de rédactrice web à côté, elle travaillait à temps plein et elle a réussi à cumuler les deux.

C’est vrai que ceux qui ont avancé le plus vite dans Origami sont ceux qui avaient pu se dégager du temps pour suivre la formation, il y a effectivement une relation. Pour s’investir à fond, il faut avoir du temps. Ceux qui ont les résultats les plus importants sont ceux qui ont pu s’investir énormément, il faut se dire qu’il y a plein d’autres rédacteurs Origami qui vont arriver, qui vont faire des témoignages et aussi des rédacteurs Liberté.

Les témoignages des élèves de la formule Liberté, lancée après Origami, vont arriver. Ils ont commencé après les premiers Origami. On verra ce qu’ils disent dans les témoignages.

À temps plein ou non à côté, les résultats vont être les mêmes, c’est juste que ce sera moins rapide si tu es à temps plein, forcément, tu as moins de temps donc c’est plus difficile.

1:18:57 « Au sujet des 2 000 euros de CA (pour la formule Orgami), lorsque vous dites "en mesure de prouver [...] qu'il s'y est investi à plein temps depuis le début du module 7", que signifie exactement "à plein temps" ? » Géraud

Je suis partie sur une base d’un temps plein en France, donc 35 heures.

Une fois la formation terminée, il faut que les élèves s’investissent au moins 35 heures par semaine à faire du démarchage et à rédiger.

Normalement, en faisant 35 heures par semaine, on dépasse vite les objectifs si on a bien suivi la formation pas à pas, et que l’on a fait tous les exercices de la formation.

1:19:40 « Pour la liste des "prioritaires" concernant les contrats que vous recevez, de quels types de contrats s'agit-il en général ? Sommes-nous éventuellement maintenus sur cette liste au-delà des 6 mois de formation ? Cela paraît compliqué de rester prioritaires si les sessions de formation s'accumulent au fil du temps. » Géraud

Pour remettre dans le contexte, ce que je dis c’est que mes élèves Origami sont prioritaires sur les contrats que je reçois en rédaction web.

J’ai beaucoup d’élèves effectivement. C’est donc une très bonne question : est-ce que mes élèves formés peuvent rester prioritaires avec autant de rédacteurs qui sont sur le marché ?

Oui. C’est très simple, un rédacteur web n’a que 24 heures dans une journée. En général, avec 5 clients réguliers, un rédacteur web peut largement faire son chiffre d’affaires.

Donc finalement un rédacteur web ne va pas me demander des clients en illimité.

S’il se trouve quelques clients avec lesquels travailler, ça va largement lui faire de quoi vivre de la rédaction web, s’il s’est bien débrouillé et qu’il a des contrats sur le long terme.

Ça fait beaucoup de “si”, mais quand on a bien fait les choses et qu’on a bien suivi la formation en mode Origami, qu’on a bien respecté ma technique de la loi de Pareto, etc., on y arrive.

Donc une fois que le rédacteur est lancé et qu’il a suffisamment de clients, moi je le lâche.

L’accès à la plateforme Origami est disponible pendant 2 ans. Généralement, les rédacteurs commencent déjà à avoir pas mal de clients au bout de 6 mois, ils ont donc encore du temps pour démarcher. Et si par malheur ils n’ont pas assez de clients, ils peuvent continuer à me solliciter pour que je leur donne des clients. Mais aujourd’hui la plupart des rédacteurs Origami qui se sont lancés n’ont plus besoin de clients supplémentaires et me disent au contraire “stop, arrête de m’envoyer des clients”.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai été obligée d’aller piocher dans les élèves Liberté pour leur donner des clients.

Il y a autre chose qui est important Géraud, c’est que mon blog Formation Rédaction Web n’a même pas un an et demi, et pourtant j’ai de plus en plus de visiteurs. Mon blog a une croissance exponentielle.

J’ai aussi La Rédac du Web qu’on est en train de travailler, qui va être un site connu. D’autant plus que je compte faire une chaîne YouTube pour La Rédac du Web, ça va faire grossir sa notoriété.
J’ai aussi ma chaîne YouTube pour Formation Rédaction Web.

J’ai un gros réseau de blogueurs parce que j’ai suivi la formation “Blogueur Pro” d’Olivier Roland, donc je suis dans un groupe d’environ 200 blogueurs professionnels qui vivent de leur blog.

J’ai donc pas mal de contacts de gens qui ont monétisé leur site, et je commence à être invitée pour des conférences sur le web entrepreneuriat en France. J’essaye de rentrer en France, donc si je rentre je pourrai y participer.

 Ma notoriété grossit, je suis contactée par des gens qui veulent des rédacteurs web parce que les gens comprennent que mes rédacteurs sont bons. Ils veulent faire appel à moi parce que je propose en plus des audits SEO du contenu rédactionnel, des planifications…

J’ai chaque jour de plus en plus de gens qui me demandent des rédacteurs web.

Donc c’est un cercle vertueux, je forme des rédacteurs web qui réussissent, comme ils réussissent ils obtiennent eux-mêmes des témoignages de clients qui sont contents, il y a le bouche-à-oreille, les salons, ma notoriété, mon blog, ma chaîne YouTube…

Je suis de plus en plus connue et j’ai de plus en plus de personnes qui me demandent des contrats. J’ai donc de plus en plus de contrats à proposer à mes élèves.

Il n’y a pas de peur à avoir de ne plus avoir de contrats, d’autant plus que je vais certainement recruter bientôt une personne qui va s’occuper uniquement de ça. Son job sera de mettre en relation les gens qui me demandent des rédacteurs web et mes élèves formés, car ça demande beaucoup de temps. Donc ne t’inquiète pas Géraud, des clients il y en a.

1:27:40 « Après une formation, dans quel délai puis-je commencer une activité et en vivre ? » Eugénie

Ça dépend de ton investissement, il y a des gens qui prennent une formation et qui ne la suivent pas.

Je vais partir du principe que tu fais la formation et que tu la suis : généralement, mes élèves commencent à travailler avant d’avoir fini la formation, et commencent à en vivre au bout de 6 mois à 1 an, en général.

L’organisation

0:01:45 « Une habitude, une routine mise en place où tu te serais dit “Génial ! Pourquoi n’ai-je pas mis ça en place plus tôt” ? » Raphaël

Pas vraiment, par contre j’ai remarqué que je me mets depuis toujours en mode 80/20. On appelle ça la loi de Pareto, c’est-à-dire que j’essaye toujours de privilégier les choses les plus importantes en premier. 20 % des choses les plus importantes me rapporte 80 % du résultat.
Je travaille toujours comme ça, que ce soit dans ma vie personnelle ou ma vie professionnelle. Ça permet de vraiment choisir ses priorités et d’avoir des résultats beaucoup plus intéressants.

0:42:27 « Quelle est la journée type d'un rédacteur web ? Si c'est trop vague, des conseils pour bien s'organiser ? » Lise

Il y a plusieurs étapes dans le mois.

Généralement, quand vous êtes rédacteur freelance, vous avez remarqué que vos clients sont très pressés et très exigeants en début de mois, “il me faut 20 articles dans une semaine, est-ce que tu peux me les faire ?”, tout le monde vous demande des choses.
Il faut leur dire “on se calme, voilà ce que je te propose”, vous prenez votre agenda et vous regardez ce que vous êtes capable de faire. Vous devez impérativement vous connaître pour être rédacteur web freelance.

Quand un client vous envoie des commandes, il faut que vous sachiez en combien de temps vous allez pouvoir lui répondre et pondre vos articles. II ne faut pas promettre quand on ne va pas pouvoir le faire (vous pouvez avoir des soucis personnels qui interviennent, un enfant malade que vous devez garder…).

Donc il faut toujours prendre une marge de sécurité.

La journée du rédacteur web ne va pas être type parce qu’au début du mois, vous allez avoir beaucoup de commandes, et à la fin du mois vous allez devoir prendre du temps pour faire la facturation par exemple.

Pour moi qui suis une lève-tôt et qui adore travailler le matin (je suis très concentrée le matin), voici ma journée type : avec ma “to do list”, je vais programmer dans ma journée les articles les plus difficiles et les plus embêtants tôt le matin, comme ça plus la journée avance plus ma journée devient facile et plus je me détends. En début d’après-midi, je fais les articles les plus faciles pour moi, puis je termine généralement par la recherche de sources fiables et la prise de notes pour le lendemain.

Voilà à quoi ressemble ma journée, comme ça le lendemain matin j’ai mon cerveau qui a bien travaillé la prise de notes et qui a bien pu réfléchir à mes sujets du lendemain. Le lendemain matin je suis d’attaque pour rédiger mes articles les plus difficiles.

Voilà ma technique, c’est très personnel. Comme le module 5 de ma formation est dédié à l’organisation et que j’invite mes élèves à partager leurs techniques dans les commentaires, il y en a qui sont du soir, il y en a qui sont de la nuit, il y en a qui sont du midi et chacun a ses techniques, c’est super intéressant de voir comment chacun s’organise.

Trouver des clients

0:04:21 « Quelle est la meilleure façon de contacter un client potentiel ? Comment le rassurer sur notre démarche ? » Kanad

La meilleure façon de contacter un client potentiel d’après moi, c’est déjà d’avoir de “vraies” compétences avant de le contacter. Si vous contactez un client en disant “je suis étudiant, j’écris très bien et je voudrais écrire pour votre site”, vous n’allez pas le faire rêver.
Par contre, si vous avez de vraies compétences, que vous êtes capable de lui dire ce qui ne va pas sur son site et que vous lui proposez des choses pour l’améliorer, forcément c’est une approche beaucoup plus intéressante.

Je ne suis pas pro CV et tout ça, donc je ne vais pas vous dire d’envoyer un CV ou une lettre de motivation.

S’il y avait quelqu’un qui me contactait en envoyant un CV et une lettre de motivation aujourd’hui, je le regarderais par politesse et je répondrais merci, mais je ne le regarderais pas avec attention parce que pour moi c’est une démarche qui n’est pas compatible avec le monde du web.

Aujourd’hui, ce que cherchent  les web entrepreneurs et les propriétaires de site, c’est des gens qui peuvent vraiment les aider à améliorer leur site, à leur apporter de la valeur. Généralement, ça va avec du chiffre d’affaires. Vous n’avez pas prévu d’être rédacteur web bénévole, j’imagine.
Si vous voulez être rémunéré, il faut impérativement travailler pour un client qui génère du chiffre d’affaires, pour qu’il puisse vous payer il faut que vous l’aidiez à obtenir plus de chiffre d’affaires.

C’est comme ça que ça fonctionne pour tous. Il n’y a aucune entreprise pratiquement qui va vous engager alors qu’elle ne fait pas de chiffre. Le but c’est de montrer que vous pouvez, par votre travail, lui permettre d’acquérir de nouveaux prospects en augmentant le trafic organique de son site ou en l’aidant avec des articles viraux, c’est-à-dire des articles qui donnent envie de lire, qui sont copywrités, qui donnent envie de cliquer et qui font des pics de trafic. Ainsi, vous aidez votre client à obtenir de plus en plus de prospects sur son site.

Comment le rassurer sur notre démarche ? 

Il faut avoir de l’expérience et un portfolio très solide avec des preuves de ton travail, c’est-à-dire que tu as déjà fait des articles qui ont été bien positionnés sur Google, que tu as une vraie compétence en rédaction web SEO.
Si ce n’est pas le cas, si tu ne t’es pas formé en autodidacte, alors pourquoi pas suivre une formation en rédaction web, mais encore une fois ce n’est pas parce qu’on a suivi une formation qu’on est un excellent rédacteur web.

Quand on suit une formation, il faut ensuite appliquer les conseils ou faire les exercices pour vraiment pouvoir avoir des preuves.

Dans ma formation, dès le module 3 (il y a 7 modules sur 6 mois), j’oblige mes élèves à commencer à se faire un portfolio. Ainsi, à la fin de la formation, ils ont déjà un portfolio et ils sont prêts à démarcher les clients. Ça permet de rassurer les clients au moment où on commence vraiment à démarcher. Ça me paraît évident, un client ne peut pas vous faire confiance si vous n’avez aucune preuve de votre travail.

0:55:00 « Ma question concerne surtout la prospection clients. Ce n'est pas vraiment une question, mais plus une méthode que je recherche, car c'est là que j'ai le plus de difficultés. »

J’ai fait 2 vidéos sur la prospection clients sur ma chaîne YouTube, “Trouver des clients en 5 minutes” et “Comment aborder un client au départ”.

0:55:36 « Est-il encore possible de vivre confortablement de la rédaction web (après avoir acquis une certaine expérience, cela va sans dire) ? Comment trouver des clients dans sa thématique de prédilection ? » Aurore

Oui, il est évidemment possible de vivre confortablement de la rédaction web. Pourquoi ? Parce qu’il y a des centaines de milliers de pages web qui sont mises en ligne chaque jour.

Il y a encore, je le répète sans cesse, beaucoup plus de sites web qui se mettent en ligne et de web entrepreneurs qui ont besoin de rédacteurs web, que de rédacteurs web SEO formés. Donc il y a une infinité de possibilités.

Tout le monde a besoin de rédacteurs web. Amusez-vous à discuter autour de vous au quotidien, et à demander à un boulanger par exemple s’il a besoin de contenu optimisé pour apparaître dans les premiers résultats de Google, pour avoir une meilleure visibilité, etc.

Vous allez voir que tous les entrepreneurs pratiquement vont vous dire “oui, j’ai besoin, j’aimerais gagner en visibilité”. Donc oui, on peut vivre confortablement de la rédaction web.

Fixer ses tarifs

0:08:19 « Combien doit-on facturer la correction de fautes d'orthographe et la rédaction des fiches produits sur un site e-commerce ? » Kanad

Ça dépend complètement de ton client et de ses attentes. Il y a certains clients qui vont vouloir de la correction, et une fois que tu vas l’aider tu vas voir qu’en fait c’est mal écrit. Ce n’est pas uniquement l’orthographe le problème, c’est aussi la tournure des phrases, la syntaxe, etc.

Dans ce cas-là, c’est de la reformulation, donc attention de pas se faire avoir. Quand on te dit “correction”, tu as tendance à proposer un tarif bas et finalement une fois que tu as commencé, tu te rends compte que c’est de la reformulation. La reformulation, c’est l’équivalent de la rédaction puisque tu dois tout reprendre et c’est donc beaucoup plus cher.

Au niveau de la rédaction des fiches produits c’est pareil, c’est par lots. Je travaillais par exemple pour une grande marque de sous-vêtements qui, pour des fiches produits, me payait 20 centimes le mot environ, parce que c’était presque des slogans à chaque fois, il fallait vraiment des textes très forts, très copywrités. Donc c’était bien payé, et ce n’était que 50 mots.

Tu as d’autres clients qui vont te demander 500 fiches produits à faire dans les 3 mois et dans ce cas-là, c’est un lot. Tu ne parles même plus en nombre de mots, tu parles en fiches produits (5 euros la fiche produit par exemple).

C’est très difficile de te donner une fourchette de prix parce que ça dépend de ton client, de toi, de ton savoir-faire, de ta grille tarifaire… Ça dépend de beaucoup de critères.

savoir-faire, de ta grille tarifaire… Ça dépend de beaucoup de critères. 0:24:10 « Voilà un peu plus d'un an que je suis traductrice, rédactrice SEO, je fais aussi de l'écriture créative. J'ai énormément de difficultés à établir mes tarifs car : 1. je propose différents types de services (textes pour blogs, magazines, traduction, traduction optimisée, textes optimisés, etc.) ; 2. je suis auto-formée donc je n'ai pas de référence ( j'économise pour pouvoir m'inscrire à votre formation) ; 3. je voyage beaucoup donc mes besoins pour vivre varient eux aussi. Des conseils ou des idées sur les tarifs pratiqués en France par exemple ? » Aline

Ça montre tout ce que peut faire un rédacteur web SEO.

Sur la question des tarifs, c’est toujours très difficile de répondre. Pour un article de blog, si c’est un blog qui ne demande pas de compétences particulières, qui demande juste un bon style, un bon texte, 6 centimes le mot c’est tout à fait correct à partir du moment où on rédige vite.

J’ai fait un article là-dessus sur mon blog. Si je n’ai pas beaucoup de recherches à faire, je vais rédiger environ 1 000 mots de l’heure. Alors je sais, ça paraît énorme pour certains, mais je ne suis pas du tout la seule, donc je ne suis pas du tout une exception si ça peut vous rassurer. Il faut juste être à l’aise avec son sujet.

Quand je dis 1 000 mots de l’heure, évidemment il y a une prise de notes et des recherches avant, donc 1000 mots de l’heure c’est uniquement la rédaction, ça veut dire à peu près 1h30 de travail.

6 centimes le mot ça fait 60 euros, 60 euros pour 1h30 de travail ça me paraît correct.

Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est qu’on ne choisit pas ses tarifs en fonction de ce qu’on doit gagner, mais en fonction du travail fourni.

Un blogueur ou un web entrepreneur qui vous commande 60 euros pour un article alors qu’il va en publier tous les jours ou tous les 2-3 jours, il faut comprendre que c’est un sacré budget et qu’il faut que derrière il puisse amortir tout cet investissement.

C’est une erreur que je vois énormément sur Facebook : des gens qui râlent en disant “j’ai fait un article de 1 000 mots et ça m’a pris une journée, donc je vais pas le facturer 60 euros”.

Je vais lancer la polémique, mais si vous mettez une journée pour écrire un article de blog lambda et que vous gagnez 60 euros, effectivement c’est pas super intéressant, ça va vous faire l’équivalent d’un SMIC par mois.

Dans ce cas-là, soit le métier est pas fait pour vous, soit il faut vraiment travailler sur votre rapidité, votre organisation et votre prise de notes, parce que c’est pas normal.

Il faut toujours trouver le ratio en se disant : il faut que je sois juste avec mon client, que ça ne lui fasse pas trop cher pour qu’il puisse alimenter son blog, il faut que ce soit des textes qui ne soient pas trop difficiles pour moi pour que je ne passe pas 3 heures à faire des recherches, et il ne faut pas non plus que le client soit trop exigeant s’il ne me paye pas assez.

Si le client paye moins de 5 centimes le mot, il ne faut pas qu’il s’attende à quelque chose d’extraordinaire.

Si par contre vous écrivez des textes sur le droit, l’assurance… ce sont des sujets plus difficiles, donc on peut aller sur du 10-20 centimes le mot. Si vous écrivez 1000 mots dans la journée, c’est déjà bien. Moi j’ai déjà écrit pour des notaires ou des avocats. Ça demande énormément de concentration et de recherches parce qu’après, une fois que vous avez fait votre texte, vous allez aller chercher partout sur des sites fiables pour voir si vous ne vous êtes pas trompé et ça prend énormément de temps.

Il faut donc vraiment réfléchir à tout ça. Il faut que tu saches combien tu aimerais gagner par jour, et qu’est-ce que tu peux apporter au client qui te permette de gagner ça.

Est-ce que je préfère faire des textes très difficiles et ne faire que 300 mots par jour, mais gagner 40 euros de l’heure ou 20 euros de l’heure, ou est-ce qu’au contraire je préfère écrire sur des thèmes qui me plaisent vraiment, pour lesquels je vais écrire beaucoup plus vite parce que je suis à l’aise, mais je vais du coup me permettre de proposer un tarif un peu moins cher à mon client.

Si vous faites du 5 centimes le mot mais que vous arrivez à écrire 3 textes de 1000 mots par jour, ça fait quand même 150 euros par jour, ce qui n’est pas négligeable.

Et pourtant sur certains forums, vous avez des rédacteurs web qui vont crier au scandale quand vous allez annoncer que vous proposez 5 centimes le mot. Moi ça me paraît pas incroyable, ça vous permet à vous de bien gagner votre vie et ça permet à des créateurs de site, de blog, de

développer leur entreprise en ligne parce que vous, vous proposez des tarifs plus intéressants. Tout le monde est gagnant en fait.

C’est juste au niveau de l’orgueil que certains ne veulent pas rédiger à seulement 5 centimes le mot. Ce n’est pas mon école, je ne suis pas d’accord avec ça : pour moi, il faut que tout le monde soit gagnant, c’est comme ça qu’on avance, c’est comme ça qu’on est tous heureux. Le client est heureux et vous aussi parce que vous gagnez bien votre vie en travaillant sur des choses qui vous intéressent.

C’est vraiment ça le but de la rédaction web.

Aspects juridiques

0:07:46 « Quand on n'est pas auto-entrepreneur, peut-on tout de même travailler avec un client ? Faut-il faire un contrat ? » Kanad

En principe, en France, tu n’as pas le droit de vendre une prestation sans la déclarer. Donc oui,

tu dois impérativement être auto-entrepreneur pour travailler avec un client.

Faut-il faire un contrat : j’ai fait que 2 contrats avec des clients dans ma vie de rédactrice web. Généralement, on se contente de faire une facture et le client nous paye, il n’y a pas forcément de contrat.

C’est surtout avec les très grosses boîtes qu’il y a des contrats, sinon de manière générale il n’y en a pas.

1:16:13 « Dans ce cas de cumul d'emplois, est-ce que le statut d'auto-entrepreneur est obligatoire ? Si oui, le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est-il plus bas qu'un auto-entrepreneur qui ne ferait que l'activité de rédacteur ? » Séverine

Comme je vous l’ai dit, depuis que je suis auto-entrepreneur je n’ai jamais vécu en France. J’ai été patentée et aujourd’hui je suis en SARL, je ne connais pas la réponse, c’est une question trop large.

Autres questions

0:14:11« Ma question concerne la mise en place de notre activité sur le web et surtout sa visibilité. Comment procéder ? Site ou blog ? S'il s'agit d'un blog, j'ai cru comprendre qu'il fallait chaque jour l'alimenter en articles écrits de notre main ? Des articles sur l'actualité, des sujets de société, des thèmes qui nous parlent ? J'ai écrit une bonne trentaine de textes en quelques semaines sur des plateformes, tous acceptés (du coup je n'ai même pas le temps de suivre comme il faudrait ma formation Liberté avec toi...). Tout cela est bien beau, mais il me faudrait maintenant trouver des clients et les fidéliser. Peut-on mettre les liens de ces articles en ligne sur notre blog ? Et surtout, comment et où faire un blog ? » Elisabeth

Elisabeth est une élève Liberté. J’ai 2 formations en e-learning, Liberté et Origami, Origami étant la version premium qui a énormément d’accompagnement.

Elisabeth, tu auras toutes les réponses à tes questions dans le module 5 qui est sur l’organisation du rédacteur web freelance, et dans le module 7 qui est sur le démarchage clients. Mais comme tu n’y es pas encore et que tu as posé la question, voici ma réponse.

Notre activité sur le web et notre visibilité : comment procéder, site ou blog ? Un site, c’est à peu près pareil qu’un blog. Un site fixe a des pages fixes.

Il y a une différence entre une page et un article : une page est fixe et normalement elle n’a pas de date de publication visible, alors qu’un blog a des articles qui sont mis en ligne régulièrement avec de la nouveauté, et qui sont datés. 

Je conseille toujours le blog parce que le blog permet de mettre du nouveau contenu, et comme le contenu a un impact très important sur le référencement naturel, ça vous permet à chaque fois d’appeler vers votre site l’algorithme de Google qui va détecter qu’il y a du nouveau contenu. Il va aller un peu crawler le site, regarder ce qu’il y a de nouveau et puis l’indexer sur une requête sur Google. Donc pour moi, c’est très important d’avoir un blog.

Mais je ne suis pas pour créer un blog vitrine, un blog “carte de visite”. Pour moi ce n’est pas nécessaire, c’est une perte de temps quand on travaille en mode 20/80, parce qu’un blog c’est quand même pas mal chronophage.

Faire un blog s’apprend sur WordPress, ça va très vite, vous pouvez le faire en quelques heures. C’est vraiment très simple, vous choisissez votre thème, votre nom de domaine, en 3 heures c’est bouclé. Ce qui va être compliqué, c’est de l’alimenter en contenu rédactionnel.

C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a autant de rédacteurs web et que ça marche, c’est parce que les gens n’ont pas le temps d’écrire des articles, et encore moins des articles optimisés puisqu’ils n’en ont pas forcément les compétences.

Faire un blog qui fonctionne demande d’avoir au moins une cinquantaine d’articles optimisés en ligne, ce qui prend beaucoup de temps, surtout que pour vraiment intéresser Google, il faut faire des textes d’environ 800 mots minimum, idéalement 1 000-1 500, donc ça prend énormément de temps.

Si tu passes tout ce temps-là à écrire pour les autres, ça te fera du chiffre d’affaires, alors que si tu le passes à écrire sur ton blog, ça ne t’attirera pas forcément des clients.

J’ai eu un site au tout début pour présenter mes prestations ; en 5 ans de rédaction web, je n’ai eu aucun client qui est passé par ce site web qui n’était pas référencé parce que j’avais pas le temps de l’alimenter et dont tout le monde se fichait.

Par contre, tu peux demander des contacts très régulièrement. Avec peu d’efforts, ça te permet de toucher beaucoup plus de gens, et pourquoi pas signer avec ta page Facebook et ta page LinkedIn quand tu écris à tes clients. LinkedIn est excellent pour contacter, moi j’ai gagné énormément de clients via LinkedIn.

Pour trouver des clients et les fidéliser, comme je t’ai dit Elisabeth, tu auras tout ça dans ma formation.

0:53:09 « Comment créer son propre support et vendre ses articles (langue française) sur le net, en toute indépendance ? » Eba Grand

Tu peux te faire une page WordPress ou un petit site.

Moi j’aime bien utiliser le site Payfacile.com qui est une start-up française permettant de mettre des produits numériques en ligne très rapidement.

Si tu vas sur ma page “Mes formations”, ou si tu vas sur La Rédac du Web dans la rubrique “Nos talents” et que tu cliques sur mes prestations, tu verras que j’ai des liens “Payfacile” qui permettent de proposer soit des produits numériques comme des e-books ou des formations en e-learning, soit carrément des prestations de services.

Donc tu peux proposer des tarifs à l’heure pour de la rédaction d’articles, etc.

Ils prennent une commission qui est tout à fait logique.

Tu as aussi “Paypal” qui te permet de créer des boutons de paiement, et de payer directement. Moi je suis pas pro “Payal”, je préfère travailler avec une start-up française.

Et tu as “PayPlug”, mais je crois qu’il faut que tu sois en SARL pour pouvoir l’utiliser. C’est aussi une start-up française que j’utilise, c’est vraiment de loin ma plateforme préférée pour les paiements.

1:02:38 « Faut-il suivre une formation de community manager en plus de la tienne pour compléter un profil de débutante ? » Anne

Je ne pense pas, car tu as tellement de quoi faire à la fin de ma formation…
Il y a un cours qui explique toutes les possibilités que tu as une fois que tu es rédacteur web, et il y en a beaucoup : tu peux devenir blogueuse, faire du drop shipping, écrire des e-books, faire de l’affiliation, etc.

Une fois que tu as les compétences en rédaction web SEO, tu as un boulevard qui s’offre à toi.

Beaucoup de mes élèves décident finalement de faire autre chose, de se lancer dans le web entrepreneuriat.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé mon autre site Celles Qui Osent, car j’ai vu que les rédacteurs, une fois qu’ils ont cette compétence, ont envie d’aller conquérir le monde du web.

Pour moi, une fois que tu es un bon rédacteur web, tu es forcément un bon community manager parce que tu as compris comment ça marche.

Dans mon module 5, je parle de LinkedIn, de Facebook, de Malt, etc. Peut-être que tu auras besoin de faire une formation de community management en plus, mais il y a un moment où il faut choisir : soit on est community manager, soit on est rédacteur web, soit on est blogueur…

Il ne faut pas faire trop de choses parce que tu auras largement assez. Mais si c’est quelque chose qui te plaît, je pense que le community management peut s’apprendre un petit peu au feeling.

En tout cas, je ne connais pas de bonne formation en community management.

1:11:25 « Qu'est-ce que le web entrepreneuriat ? » Christine

C’est le fait d’entreprendre sur le web, donc un rédacteur web est un web entrepreneur, il travaille en ligne. Les infographistes sont aussi des web entrepreneurs, par exemple, ou encore les personnes qui créent des sites pour générer de l’argent, partager des idées tout en générant du chiffre d’affaires.

C’est ça qui est génial avec le web, c’est que vous pouvez vivre de votre passion grâce au web. C’est mon cas, je suis web entrepreneuse, d’abord en devenant rédactrice web, mais aujourd’hui je suis une web entrepreneuse très complète puisque j’ai un site internet, un blog, mon activité de rédactrice web, je fais de la formation en ligne et des coachings individuels en ligne… Donc je propose du service sur le web. J’ai aussi la plateforme La Rédac du Web, j’ai mon site Celles Qui Osent sur le web entrepreneuriat…

Donc moi je suis vraiment web entrepreneuse avec plein de casquettes. J’entreprends, toutes mes entreprises sont sur le web, même si mon projet à moyen terme est de mêler web entrepreneuriat et entrepreneuriat physique. J’adore rencontrer les gens et travailler avec eux, je prévois donc de faire des séminaires physiques en France pour pouvoir rencontrer les femmes (ça ne sera que pour les femmes parce que le site Celles Qui Osent est réservé aux femmes) qui veulent entreprendre sur internet. Le but de ces séminaires est d’avoir une bonne dynamique tous ensemble. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à aller sur mon nouveau site créé avec Marie Di Maggio, cellesquiosent.fr, mettez votre adresse e-mail pour vous abonner, comme ça vous serez au courant de ces fameux séminaires qu’on veut mettre en place en France métropolitaine principalement mais il y en aura aussi peut-être ailleurs dans le monde.

1:17:21 « J'ai un blog de cuisine depuis plusieurs années. À l'époque, je n'y connaissais rien en rédaction web et je n'ai pas rédigé de manière optimisée. J'envisage de reprendre chaque article pour me faire la main sur le référencement. Je ne vais pas réinventer les recettes, juste mieux structurer chaque article, notamment avec des balises. Est-ce que mes articles ont une chance de remonter dans les résultats de Google, même s’ils sont vieux de plusieurs années ? Mon blog ne va-t-il pas être pénalisé dans la mesure où je n'aurais pas changé des paragraphes entiers de mes articles ? Google garde peut-être en cache les vieilles versions de nos contenus (?), pourrait-il penser que c'est une sorte de duplicate content ? » Magali

C’est une super bonne question, c’est vraiment intéressant.

L’idée, c’est en effet de retoucher tes articles de blog, car le jour où l’algorithme de Google va venir crawler ton site, il va regarder de nouveau le balisage, etc., et il va voir qu’il y a eu des modifications. Il va donc réindexer, repositionner le site.

Il va faire une mise à jour mais ne garde pas d’archives, donc pas de risque de duplicate content.

C’est donc un très bon travail que tu fais sur ton blog, Magali, c’est une très bonne idée. Ça permet de retoucher tes articles et peut-être de booster leur référencement, si c’est bien fait.

1:28:09 « Je vais prochainement lancer un blog personnel qui me permettra de m’exercer. Je souhaite me former en parallèle pour ensuite créer un site vitrine lié à un blog professionnel. Est-ce judicieux selon vous ? » Eugénie

Pour moi, on fait un blog quand on a du temps. Quand on veut juste être rédacteur web, il faut uniquement se concentrer sur la rédaction web, au moins au début, et faire un blog ensuite.

Je te conseille d’aller lire mon article “Le blog : laboratoire du rédacteur web ?”.

Le Rédacteur Web vu par une Agence de Stratégie Digitale

Le Rédacteur Web vu par une Agence de Stratégie Digitale

Bonjour Séverine et merci d’avoir accepté mon invitation. Peux-tu te présenter pour les lecteurs ? Car tu as une double casquette 🙂

Bonjour à toutes et tous. Je suis Séverine, 45 ans, divorcée, maman d’une choupette de 5 ans et parisienne expatriée en Vendée depuis 2 ans. Je travaille en home office, en tant que directrice de clientèle au sein d’une agence de stratégie digitale parisienne. Je suis également élève de la session Origami 3. Je suis donc à la fois cliente et rédactrice en devenir 😉

En tant que directrice de clientèle, tu as une vision terrain de la réalité du marché. Dirais-tu que les clients sont exigeants en rédaction web ?

En effet, la rédaction web se développe et la clientèle devient de plus en plus exigeante quant à l’expertise du rédacteur. L’agence pour laquelle je travaille ne va jamais chercher les rédacteurs sur les plateformes mais ne cherche que des experts dans des domaines spécifiques. Le client est lui-même plus informé sur ce qu’il est possible d’attendre d’un rédacteur. Ça se ressent dans les briefs qui peuvent être parfois très pointus.

Quelles sont selon toi les qualités indispensables pour plaire à un client ?
La fiabilité sans aucun doute !
Que ce soit sur le respect des deadlines ou sur la qualité du travail rendu, c’est la fiabilité qui fera qu’un client reviendra vers un rédacteur. Un rédacteur constamment en retard ne sera pas rappelé. Certes, l’expertise dans un domaine jouera énormément, mais ça peut ne pas suffire. Les relations humaines importent également beaucoup. Je me suis vue préférer passer par un rédacteur plutôt qu’un autre, un peu moins expert, uniquement car le relationnel était compliqué.
On recherchera un peu un rédacteur “kaléidoscope” qui sache allier :

  • expertise ;
  • respect des délais ;
  • rapidité d’exécution ;
  • fluidité dans les relations ;
  • adaptabilité, souplesse.

Il ne faut pas perdre de vue que la relation client / rédacteur, c’est avant tout une relation humaine…

Dirais-tu que le milieu de la rédaction web a beaucoup évolué ces dernières années ?

Je ne travaille dans ce domaine que depuis 3 ans et manque peut-être un peu de recul pour faire cette analyse, mais je pense qu’on va vers la spécialisation, voire l’hyper-spécialisation du rédacteur. Une chose est certaine, c’est qu’on ne peut plus n’être QUE rédacteur web. Il faut impérativement maîtriser le SEO actuellement, ce qui n’était pas obligatoirement vrai quelques années en arrière.

Comment recrutez-vous de nouveaux rédacteurs ?

Quand j’ai un besoin spécifique, je passe en général par Malt et LinkedIn. Ce sont de bonnes sources. Parfois, je fais des demandes à des rédacteurs qui me conseillent eux-mêmes d’autres personnes quand ils ne sentent pas assez à l’aise sur un sujet. Le réseau… toujours le réseau.

Tu as rejoint la promo Origami 3 en mars dernier. Quelles sont les raisons qui t’ont poussées à suivre la formation ?

J’avais, depuis quelques temps, envie de rajouter une corde à mon arc en ne me focalisant pas que sur la gestion de projet, mais en furetant du côté de la rédaction web. Je travaillais avec des rédacteurs, mais je connaissais mal leur métier qui me semblait pourtant passionnant. Je ne trouvais rien de très probant en terme de formation. Je connaissais Lucie pour avoir été sa cliente, et c’est pile à la même période que j’ai appris qu’elle avait lancé sa propre formation. Je suis allée voir ses vidéos et j’ai complètement adhéré ! De plus, j’avais confiance dans le sérieux et le professionnalisme de Lucie. J’ai fait mes calculs d’apothicaires pour voir si je pouvais me payer ce luxe et je me suis lancée !

Quelles compétences souhaites-tu acquérir avec la formation de Lucie ?

Travailler avec des rédacteurs web ne fait pas de vous une rédactrice ! J’ai évidemment besoin d’être formée à ce métier. C’est la première compétence que je cherche à acquérir. De plus, même si le SEO n’est pas inconnu pour moi, j’ai besoin d’affiner mes connaissances sur ce point aussi. J’ai une connaissance parcellaire sur de nombreux points abordés dans la formation. J’ai besoin de relier le tout et d’acquérir des compétences bien plus solides. C’est dans la formation que je trouverai tout cela.

Qu’est-ce qui est indispensable d’après toi pour réussir sur le web ?

La réactivité et l’adaptabilité. Il faut se former en permanence et ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort. Sans papillonner dans tous les sens pour autant, il faut savoir s’adapter à son environnement tout en n’hésitant pas à se spécialiser dans un domaine de niche s’il le faut. Il faut être en veille en permanence. Il ne faut pas hésiter à rajouter des cordes à son arc en se formant sur différents CMS par exemple, ou en développant ses connaissances en audit SEO.

Pourquoi avoir envie d’aller plus loin alors que tu travaillais déjà en ligne ?

Je suis d’un naturel curieux et j’adore apprendre en permanence. J’aime beaucoup la gestion de projet, mais j’aime aussi étendre mes compétences. Ce n’est pas comme si j’avais décidé de devenir souffleuse de verre ou ébéniste 😉
Il s’agit vraiment d’élargir mon champ des possibles. Le chef de projet travaille avec les rédacteurs web et inversement. Il y a une certaine cohérence dans ce choix. De plus, avant d’intégrer l’agence digitale pour laquelle je travaille, je ne connaissais même pas le métier de rédacteur web. J’ai découvert un monde qui me plait et qui correspond à ma curiosité et mon goût de l’écriture. Alors, je fais juste un pas de côté et toutes mes compétences vont s’imbriquer telles les pièces d’un puzzle.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

J’aimerais devenir à 100 % indépendante en devenant rédactrice web SEO, correctrice et faire de la transcription. J’aimerais aussi continuer mes missions de chef de projet marketing, toujours en freelance. Je voudrais acquérir des connaissances plus pointues sur le SEO et développer des compétences plus techniques, telles que Google Analytics ou des logiciels que je ne maîtrisent pas à ce jour. Je ne veux pas démultiplier mes tâches mais approfondir mes connaissances.
Je veux surtout tout mettre en oeuvre pour garder ce luxe d’être digital nomade car j’aurais du mal à faire marche arrière maintenant.

Séverine M., élève Origami 3, ancienne cliente de Lucie pour l’agence Pim-Bim, interviewée par Marie DM.

Être un Rédacteur Web Éco-Responsable, c’est possible ?

Être un Rédacteur Web Éco-Responsable, c’est possible ?

Je voulais rédiger cet article depuis longtemps… il me semble aujourd’hui que c’est le bon moment. Tout d’abord, je rentre à peine d’un court séjour à Bali, certes riche en enseignements, mais aussi lourd en bilan carbone. Ensuite, je viens de recevoir le message d’une amie très impliquée dans le “zéro déchet” qui, je l’avoue, m’a fait énormément culpabiliser… Pour couronner le tout, je viens de lire l’e-mail d’un collègue blogueur qui propose de se retrouver une semaine afin de réfléchir (avec tout un groupe de blogueurs professionnels, élèves d’Olivier Roland) autour de la thématique de l’environnement ; le but étant de “masterminder” autour de la question notre empreinte écologique et de comment la réduire.
Je m’interroge donc sur le sens de ce que je fais… Tout ce contenu publié régulièrement, est-ce “catastrophique” ? Peut-on réellement être un rédacteur web éco-responsable ? Est-il possible d’entreprendre sur le web tout en protégeant la planète ? Je vais commencer cet article avec un extrait de l’e-mail reçu dans ma boîte personnelle, envoyé par mon amie.  Il fait froid dans le dos. Bonne lecture.

Eco-responsabilité, quand une amie me secoue…

Concernant l’urgence climatique, j’avoue que j’aimerais retrouver mon optimisme d’il y a quelques temps. Je vois en effet que la prise de conscience est réelle. Mais l’action qui doit en découler doit être massive pour essayer de freiner le phénomène. Pour la question de cycle, en réalité je ne m’en fais pas pour la planète. Elle est capable de résilience, elle nous survivra (elle se débrouillera même mieux sans nous !). Non, moi je pense surtout qu’on risque de ne pas du tout être adapté au nouveau cycle qui se profile. Quand le permafrost aura complètement fondu et libéré les virus et bactéries dont on ignore tout (sans parler des milliards de tonnes de gaz à effet de serre), va-t-on survivre à ça ou être victime d’une catastrophe sanitaire comme on n’en a jamais vue ? La Terre se réchauffe de 0,2° par an. Quand on fait le calcul, dans 10 ans on en sera à +2°. Or, à +2, 100 % des coraux meurent, entrainant dans leur chute un total déséquilibre de la biodiversité et donc nous avec. Même avec une refonte TOTALE de notre mode de vie, on arrivera à limiter la hausse des températures à +1,5° (soit la mort de 70 % des coraux, c’est pas top mais toujours mieux que 100). Mais ça sous-entend un changement radical de nos comportements. Faire une croix sur l’Internet illimité, supprimer les avions, réduire autant que faire ce peut l’usage de la voiture, limiter la consommation de viande et de poissons, dire adieu au café et au chocolat, etc. Quand je vois qu’aujourd’hui les gens sont payés pour voyager, prendre des photos, les poster sur Instagram pour donner envie à toute une communauté de followers de voyager tant et plus… je ne vois vraiment pas comment on va s’en sortir. On vit dans un tel luxe, dans un tel confort, que l’on considère tout cela comme normal. C’est devenu notre norme. Arrêter totalement de prendre l’avion pour notre plaisir personnel ? Tellement de gens ne sont pas prêts à ça. Chacun veut sa part de bonheur, sa part de loisirs (et je le comprends). On a grandi là-dedans. C’est tellement difficile de faire marche arrière. Mais on fait clairement un gros fuck à la génération à suivre. J’aime bien le mouvement #sorrykids pour ça. “désolée les gosses, j’ai préféré voyager plutôt que de songer au fait que vous alliez cramer dans un four.” Je suis à un tel point de négativisme que lorsque les parents que je reçois au cabinet me demande “et vous pensez que lorsque notre fils aura des enfants, il va transmettre ses gènes / ses difficultés ?” j’ai envie de leur répondre “Vous croyez vraiment que d’ici qu’il puisse se reproduire il aura encore le choix d’avoir des enfants ?”
Bref, parfois, de plus en plus souvent même, je me coupe de tout ça, des réseaux sociaux, j’essaye de me préserver à minima dans ma bulle. Et puis je pense à mes enfants. J’en ai la nausée et je préfère alors assumer le choix de les avoir mis au monde et de me confronter directement à tout ça en essayant de faire ce que je peux (et de me forcer, même si ça me saoule de renoncer à plein de choses, à commencer par les voyages à l’autre bout de la planète) pour pouvoir continuer à me regarder dans un miroir.
Compte tenu de mon profil (je voyage beaucoup, je poste énormément sur Internet), vous pouvez imaginer à quel point je me sens coupable… Je garde cependant un espoir et ne suis pas aussi défaitiste pour plusieurs raisons.

Rester positif et agir comme on le peut pour être un rédacteur web éco-responsable

Un chauffeur de taxi balinais passionnant

J’ai voyagé de Tirta Gangga à Denpasar (Bali) en voiture avant-hier et j’ai profité de ces 3 h 30 de trajet pour discuter avec Comet, le chauffeur. Ce dernier était hindouiste, une religion qui me fascine et m’interroge, elle est celle dont je me sens la plus proche (je suis agnostique). Nous avons donc parlé durant plus de 3 h de sa religion et de sa vision du monde. Il m’a dit notamment qu’il ne désirait pas voyager, car sa priorité était de respecter l’équilibre entre le Cosmos (qu’il appelle “Dieu”), la nature (animaux inclus) et ses semblables (les Hommes). Le fait de voyager ne lui permettait pas de continuer à prier tous les matins, honorer les ancêtres et s’occuper de sa famille, de plus, cela n’était pas écologique et cassait donc son rythme, risquant “d’abîmer” son karma.
Je lui ai demandé ce qui était bon pour le karma… et mauvais. Il m’a répondu qu’il se basait une nouvelle fois sur ces trois priorités :
– la Puissance Divine ;
– la Nature ;
– l’Autre.
Le but de sa vie est donc de respecter cet équilibre en respectant les Autres, en reconnaissant la puissance Divine et donc, en acceptant la vie telle qu’elle se présente, avec le positif et le négatif (qui créé l’équilibre, comme le Yin et le Yang) et bien entendu, en respectant son prochain, en acceptant les différences sans jugement. Comet accepte donc les différences et le mal, il ne juge rien ni personne (ce qui ne l’empêche pas d’avoir une opinion !).

Si vous vous rendez à Bali, n’hésitez pas à prendre contact avec Comet, ce chauffeur ouvert d’esprit :
http://cometbali.blogspot.com

Bali et le respect de la Nature

Petit rappel : Bali est une petite île indonésienne qui résiste à l’influence musulmane (plus de 88 % de la population du pays).

D’après lui, Bali a su résister aux différentes invasions grâce à la non-violence, il pense que les Balinais sont si positifs et respectueux qu’ils développent un bon karma dans tout le pays. Même si cette vision reste subjective, ceux qui voyagent à Bali ne peuvent que reconnaître qu’une atmosphère unique s’en dégage : on se sent en sécurité, on peut laisser ses affaires sans prendre le risque de se les faire voler… et on est constamment accueilli par des sourires francs, sans arrières pensées. On sent une énergie positive constante et agréable. On se sent en paix.

Pour revenir à l’écologie, je trouve que les Balinais (hindouistes en tout cas) font office d’exemple : ils se contentent de faire le bien autour d’eux, de respecter la Nature, les Autres et le Cosmos. Lorsque j’ai jeté une peau de banane par la fenêtre (au moment où nous traversions une bananeraie), le chauffeur m’a dit “OK, c’est bon, c’est organique”. De nombreuses gourdes écologiques sont proposées dans tout le pays ainsi que des points d’eau pour les remplir. Une multitudes de restaurants vegans et végétariens voient le jour. Bien sûr, il y a également un intérêt touristique dans cette démarche… mais est-ce “mal” !?

Peut-on se débarrasser de la “culpabilité écologique” ?

Ceux qui suivent ma formation le savent, j’aime toujours poser le contexte avant de démarrer… hum, c’était long ! Mais il était important pour moi de partager avec vous mon état d’esprit du moment (qui découle de ce voyage récent, des échanges avec mes amis et des étrangers).

Comment moi, Lucie Rondelet, avec ma chaîne YouTube, ma formation en ligne, mon Instagram et “tout le bordel”, je peux réduire mon impact écologique ?
Eh bien je ne peux pas vraiment ! En tout cas, je ne veux pas, pas dans l’immédiat.
Je vis en Nouvelle-Calédonie contre mon gré (suite à une séparation), je suis donc obligée de rester ici, seule avec mes enfants sur cet archipel où je mange beaucoup de choses importées et où je ressens le besoin vital de quitter régulièrement l’île pour retrouver ma famille,  mes amis (et vous !). Oui, c’est égoïste, je pourrais me nourrir d’igname, vivre en tribu sans Internet, m’habiller en robe mission et ne plus voir ma famille… mais je pense que mon impact sera finalement plus positif en agissant autrement. Je vous explique.
Il faut être réaliste et vivre avec son temps, avec les moyens qu’on a. La question se pose et je me dois d’y répondre : puis-je réduire personnellement mon bilan carbone ? Oui, légèrement. MAIS, en tant “qu’influenceuse” (à mon tout petit niveau), je peux en revanche profiter de mes différents canaux de diffusion pour aider ma communauté à tendre vers une approche plus écologique du métier. Ce blog comptabilise plus de 30 000 visites par mois, ma chaîne YouTube a dépassé les 200 000 vues. Si je réussis à vous faire réduire votre bilan carbone, j’aurai gagné davantage qu’en restant dans mon coin en tribu ! (Non ?). Alors on peut se dire “elle est gonflée celle-là, c’est “faite ce que je dis, pas ce que je fais” ! mais non, vous allez voir ; je ne vous demande pas d’aller vivre en autarcie, de manger des racines et de vous marginaliser, mais vous allez voir qu’on peut réduire notre impact écologique en étant nombreux à réaliser plusieurs actions simples !

Agir pour la planète, derrière un écran d’ordinateur… et autour

Je vais partager quelques idées écologiques qui pourront être complétées et enrichies grâce à vos commentaires. Profitons de cet article pour agir à grande échelle (bon, “grande”, tout est relatif, mais c’est déjà ça 😉 !).

1 – Nettoyer sa boîte e-mail

Votre activité de rédacteur web vous oblige à travailler en ligne, vous envoyez et recevez donc énormément de messages dans votre boîte de messagerie… Pensez à nettoyer régulièrement  cette boîte afin d’éviter le stockage dans des data centers qui consomment énormément d’énergie. Je vous conseille aussi d’utiliser plutôt Google Doc que des fichiers de type Word (les pièces jointes alourdissent les messages), vous pourrez ainsi partager un simple lien (n’oubliez pas d’activer le partage avec modification !) au lieu de mettre une PJ.
Enfin, rendez-vous dans votre espace “spams” et pensez à refuser tous les messages et vous désabonner de tout ce qui est inutile.

2 – Ne pas utiliser des signatures en .jpg ou .png

Préférez quelques mots simples à une signature “chiadée” dans vos e-mails. Même si cela fait “plus pro”, interrogez-vous sur l’impact de chaque e-mail envoyé… pensez-vous réellement que les clients se disent “ooohh, cette rédactrice est excellente ! elle a respecté le briefing, il n’y a pas une faute d’orthographe, le style est bon… ah zut, elle n’a pas de signature dans son e-mail. Next”. Non, ce n’est pas réaliste, on est bien d’accord ! Utilisez la loi de Pareto et allez à l’essentiel !
Et aussi : ne faites pas de cartes de visite ! Je n’en ai pas et je me porte très bien ! 😉

3 – Envoyer des images légères

Que votre client vous demande d’intégrer des images ou que vous ayez un blog : pensez toujours à revoir la taille des images (idéalement moins de 300 ko). Le site se chargera plus vite et vous économiserez encore une fois du stockage dans les data-centers.

4 – Faire ses recherches sur Ecosia quand on le peut

Ecosia ne sera pas votre ami pour l’optimisation SEO puisque ce n’est pas l’algorithme de Google qui est exploité. En revanche, ce moteur de recherche écologique sera idéal lorsque vous partirez à l’assaut de sources fiables (Ecosia finance la plantation d’arbres en fonction du nombre de requêtes tapées).

5 – Mettre son ordinateur en veille ou l’éteindre

Vous n’avez plus besoin de l’écran car vous faites une petite pause ? Pensez à économiser l’énergie en fermant votre ordinateur ou en l’éteignant complètement (parfois, mieux vaut le laisser en veille car le redémarrage peut consommer plus que la veille !).

6 – Travailler dans un endroit lumineux

Conseil tout bête, mais qui, à grande échelle, peut avoir un impact : si vous le pouvez, travaillez dans une pièce naturellement lumineuse (vous pouvez aussi vous déplacer au fil de la journée dans votre maison, en fonction du soleil !). Vous économiserez ainsi l’énergie d’une lumière artificielle.
Au passage, essayez d’équiper votre maison avec des leds, beaucoup moins énergivores (c’est bon aussi pour le portefeuille).

7 – Désactiver les notifications

Vous recevez sans doute de nombreuses notifications, notamment des réseaux sociaux… Pensez à : les désactiver pour éviter les messages inutiles dans votre boîte de messagerie (pour Facebook par exemple, il vous suffit de cliquer sur “se désabonner” à la fin de chaque e-mail de notification).

8 – Mettre à profit le fait d’être à la maison

Être rédacteur web signifie souvent travailler de chez soi, mettez cela à profit en :
– étendant votre linge au lieu d’utiliser le sèche-linge ;
– prenant le temps de faire vos propres repas, avec un minimum de plastique et des produits frais, locaux, de saison ;
– préparant votre liste de course à l’avance pour éviter les trajets superflus du style “ah mince, j’ai oublié l’huile d’olive, j’y retourne !” ;
– aérant votre maison plusieurs heures (ça, c’est plutôt pour limiter les polluants dans votre cocon et vos poumons !) ;
– nettoyant votre intérieur avec des produits sains (savon noir pour le sol, la cuisine et la salle de bain, vinaigre blanc pour les vitres par exemple) ;
– faire un petit potager ;
– ne cherchant pas à s’habiller à la dernière mode (à la maison, on peut trainer avec de vieux habits ! Profitez-en !). Personnellement, j’achète mes vêtements sur un site de fripe en ligne (Once Again)

Toutes ces actions sont certes chronophages, mais si vous les faites “en conscience”, c’est-à-dire que vous vous concentrez sur ce que vous faites dans le moment présent, votre organisme sécrètera de la dopamine et vous serez plus productif dans la journée ! Si vous entretenez votre potager, que vous étendez votre linge en chantant et que vous prenez du plaisir à préparer un repas sain, vous verrez sans doute la différence au niveau de votre concentration.
Prenez également 5 min pour méditer tous les matins. J’en profite pour partager cette excellente conférence de Frédéric Lenoir sur la méditation, la pleine conscience et la philosophie avec les enfants (passionnant !) :

9 – Choisir des clients sensibles à l’écologie (et idéalement au respect de l’autre)

Si choisir ses clients n’est pas aisé pour un rédacteur web débutant, il n’en est pas de même pour un rédacteur avancé. Si vous êtes rédacteur web SEO et que vous avez déjà un bon portefeuille clients, alors, vous pouvez dès à présent commencer à démarcher des web entrepreneurs et autres sites e-commerce sensibles aux dérèglements climatiques. Ainsi, vous pourrez écrire sur des sujets qui vous tiennent à coeur et tenter de faire passer des messages via votre plume / clavier. Rien ne vous empêche de donner un coup de pouce à des associations afin de les aider à être mieux référencées par exemple !
Il me semble important de privilégier les missions qui permettent de :
– publier du contenu avec une vraie valeur ajoutée ;
– ne pas se sentir (trop) bridé dans la rédaction ;
– refuser les textes qui vont à l’encontre de vos valeurs ;
– ne pas vendre des produits qui sont anti-écologiques.

Je termine cette liste en précisant que le métier de rédacteur web n’est pas vraiment polluant ! Comparé à d’autres métiers, il permet au contraire de réduire l’impact écologique. Vous n’en êtes pas convaincu ? J’ai rédigé un article de la rédaction web et l’écologie.

Les discours culpabilisants sont-ils efficaces ?

Face au discours assez culpabilisant (mais sans condescendance) de mon amie, j’ai décidé de faire un petit point et de revenir sur la teneur de son message.
À la question “son message est-il efficace” ? La réponse est évidemment “oui”, la preuve ! Ce qu’elle dit, je le savais plus ou moins, j’avais entendu par-ci par-là les chiffres qu’elle décrit. Il m’est d’ailleurs arrivé à moi aussi récemment d’avoir l’estomac noué le jour où ma fille aînée m’a demandé si sa soeur serait tata (tante). Je lui ai répondu “oui, si elle veut avoir des enfants”, mais au fond de moi, je me suis dit que j’étais peut-être en train de lui mentir…

Ce que je pense, c’est que nous devons prendre ces messages en compte, les écouter, les accueillir et nous laisser secouer. Ce que je crois aussi, c’est qu’il vaut mieux “agir imparfaitement que ne rien faire” (comme dirait Olivier Roland, même s’il parlait d’entrepreneuriat !).
Prenons l’exemple de la viande : si l’on m’empêchait de manger de la viande avec un discours moralisateur, cela me pèserait et j’aurais énormément de mal à m’y faire. En acceptant que je ne pouvais pas changer du jour au lendemain et qu’il valait mieux agir un peu que pas du tout, je me suis mise à réduire considérablement ma consommation de viande l’année dernière. En moins d’un an, me voilà écoeurée par le boeuf, le canard et le poulet (je ne mange plus de veau et d’agneau depuis plus de 15 ans). Il m’arrive encore de consommer un peu de charcuterie, mais je me sens très vite dégoûtée. Je ressens dans ma bouche et mon estomac que je mange du cadavre… bref, je peux passer plusieurs semaines sans en manger.
Je ne pense pas être spécialement bornée et encore moins rebelle, mais je dois avouer que tout ce qui est imposé m’agace ; lorsque c’est moi qui choisis ce que je fais, alors, la pilule passe beaucoup mieux. Tout ça pour vous dire que ces discours “culpabilisants” peuvent nous faire changer “à notre échelle”. Mais je crois aussi qu’il vaut mieux que plusieurs millions de personnes revoient leurs priorités au quotidien, en douceur, plutôt que quelques milliers qui changent radicalement de vie jusqu’à n’avoir plus aucune empreinte carbone. En fait, je suis persuadée qu’on aura plus de chances d’obtenir des résultats en demandant aux gens de changer “step by step”, sans leur dire que les efforts à faire sont colossaux ; un changement positif en entraîne un autre, et mine de rien, cela peut aller assez vite (ne perdons pas espoir) !

Imaginons par exemple que cet article soit partagé, certes, il alimentera les data centers, mais il pourra aussi participer à une petite prise de conscience. Si celle-ci est multipliée et que chaque personne qui a lu l’article décide d’agir à son échelle et entraîne d’autres personnes avec elle (comme mon amie l’a fait avec moi), alors, cela pourra avoir un impact de plus en plus gros.

Nous devons communiquer au maximum pour que certaines pratiques deviennent des habitudes. Imaginez un instant que Cyprien (13 Millions d’abonnés sur YouTube) se mettent à faire de temps en temps des vidéos engagées… cela aurait beaucoup plus d’impact que la chaîne YouTube de Nicolas Hulot, qui a pourtant été ministre de l’écologie et dont la chaîne YouTube est suivie par… tenez-vous bien : 5 300 abonnés ! Notons au passage que les abonnés de Nicolas Hulot n’ont, a priori, plus besoin d’être sensibilisés à l’écologie, contrairement à la majorité de ceux de Cyprien ou Nabila (4,4 millions d’abonnés sur Instagram) par exemple !

Note importante : j’ai volontairement choisi des personnalités “du web” qui sont “comme tout le monde” et qui ont néanmoins un pouvoir d’influence… Il me semble inutile de tenter de faire de la politique dans un tel article. 

Plus nous serons nombreux à changer et à tenter d’influencer positivement les autres, plus nous aurons de chances de toucher des personnes qui ont une plus grande influence. Gardons-le à l’esprit et ne lâchons rien !

Mon engagement pour la planète

Si vous m’avez lue avec attention jusque-là (merci !) et que vous avez décidé de modifier quelques unes de vos habitudes en faveur de notre Terre et surtout, de nos enfants, alors, je m’en réjouis et je serai ravie d’avoir pris ce temps pour partager mes réflexions.
Je viens également de vérifier le coût de mes nombreux déplacements en avion, de juin dernier à fin novembre (eh oui, car j’ai encore quelques voyages à faire ces prochains mois), mon bilan carbone a été évalué à 670 € par la Fondation Good Planet (que je ne connaissais pas).

Mise à jour du 09/08/2019
Je viens de financer la plantation de 267 arbres pour compenser mon empreinte carbone. Cela m’a coûté finalement 801 € et je ne bénéficie d’aucun avantage fiscal car je suis résidente fiscale en Nouvelle-Calédonie.
J’ai choisi de planter ma petite forêt dans le Tarn, non loin de mon vrai chez moi.
J’espère que cela donnera l’exemple et que ceux qui peuvent le faire… le feront !
Plantez vous aussi des arbres ! Pourquoi ne pas par exemple offrir des plantations d’arbres à vos enfants au lieu de leur acheter des jouets en plastique ? 😉 Je suis sûre que l’idée pourrait leur plaire.
Le site web de Reforest’Action

Pour le reste, je continuerai à tendre progressivement vers un style de vie plus engagé… “progressivement”, oui, car je sais d’avance que je ne tiendrais pas le coup en tribu 😉 !

La planète s’en sortira, c’est une évidence, car elle n’a pas besoin de nous. Nous avons en revanche besoin d’elle et nous verrons bien comment les éléments s’adapteront à nos bêtises. Notre Terre pourrait nous étonner positivement, ou décider de nous décimer pour renaître sans cette “vermine”… eh oui, soyons réalistes, l’Humain est une plaie pour la Planète.

Prenons cela comme le destin (ou le “char de boeufs” si bien décrit par Frédéric Lenoir dans la vidéo partagée ci-dessus) et acceptons-le.  Quoi qu’il en soit, nous pouvons tous agir à notre manière, alors… faisons-le (et ne culpabilisons pas de travailler sur le web ! – question qui paraît si légère après tout ça… ;-))

Merci pour votre attention, bonne rédac’ !

Lucie

Formation Rédaction Web | Témoignage d’une Boulimique du Cerveau

Formation Rédaction Web | Témoignage d’une Boulimique du Cerveau

Vous avez le cerveau en ébullition permanente. Avec vous, une information qui rentre par une oreille ne ressortira jamais par une autre. Chaque soir, vous vous endormez le cerveau plein d’informations et chaque matin, vous vous réveillez affamé de savoir. Dites donc… ne seriez-vous pas vous aussi atteint d’une boulimie de cerveau ? Longtemps, j’ai cherché une activité capable de me rassasier jusqu’au jour où une muse m’a présenté une corne d’abondance pleine de victuailles intellectuelles. Vous l’avez compris, je parle du jour où j’ai découvert la formation de Lucie et le métier de rédacteur web ! Que vous soyez gourmet en connaissance ou goinfre en information, nouez votre serviette et passez à table, je vais vous servir votre futur job sur un plateau d’argent.  

J’ai faim !

Mais quelle malpolie, je ne me suis même pas encore présentée ! Enchantée, je suis Marie, boulimique du cerveau et rédactrice web comblée. Dans la vie j’ai deux passions… non, trois… heu… douze ? Bon, disons tout simplement que la vie me passionne et qu’il y a très peu de sujets qui ne m’intéressent pas.

D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours été animée par une grande soif de connaissance. Petite, je voulais tout connaître, tout savoir et la moindre interrogation restée en suspens me tordait le cerveau comme la faim tord l’estomac.

Le jour béni de mes 18 ans, j’ai pris la poudre d’escampette (j’adore cette expression) et je pensais que j’allais enfin pouvoir me rassasier à la fac. Mouais… ou pas ! À ce jour, je suis toujours incapable d’expliquer comment j’ai eu mon DEUG anglais-chinois. En effet, mon étude portait plus sur la sociologie des piliers de bar que sur les langues étrangères.

Un jour, j’ai été rattrapée par la réalité : j’avais faim et j’avais besoin d’action. Alors, hop ! Direction le monde du travail. Après un frugal BTS tourisme, j’ai enfin ouvert la porte du garde-manger et je me suis directement coupé une part d’hôtellerie. Au bout de quelques mois, on m’a permis d’ajouter une superbe cerise sur le gâteau : j’allais devenir concierge d’hôtel à Paris.

Du repas gargantuesque au quignon de pain

Concierge d’hôtel : à moi la gloire et la fortune ! Mais surtout : à moi la connaissance touristique, à moi la culture française, à moi l’histoire de l’art, à moi la gastronomie intellectuelle. Pendant plus de 5 ans je me suis gavée… jusqu’à l’indigestion.

Eh oui, car figurez-vous que la boulimie de cerveau a ceci de vicieux qu’elle nous pousse à vouloir goûter à tous les plats. Or, au bout de 5 ans il ne restait plus que des miettes d’hôtellerie et mon cerveau affamé a voulu changer de crèmerie.

Je me suis donc dirigée vers le monde de l’entreprise classique, histoire d’épicer un peu mon plat. Mon Dieu, qu’il m’a d’abord semblé fade ce plat ! Heureusement, il existe de bons cuistots capables de repérer les goinfres du cerveau dans mon genre. Le chef m’a alors passé le sel et confié des tâches plus importantes. Je suis donc passée d’assistante de direction à coordinatrice des projets… Ouf !

Malheureusement, au bout de 4 ans et de retour de congé maternité, j’ai appris que le chef avait changé. De petit bistrot raffiné, l’adresse était devenue bouiboui infâme. Mon cerveau s’est vite mis à crier famine et la malnutrition intellectuelle m’a poussé à aller chercher de la nourriture plus loin.

Utopiste, naïve même, j’avais envie de changer le monde. Mes pas m’ont alors dirigé vers une ONG au sein de laquelle, j’en étais sûre, j’allais me repaître à faire bouger les lignes. Pfffff… Gandalf m’aurait sûrement dit : « fuyez, pauvre folle ! »

Bref… ma vie professionnelle n’avait plus aucun goût et ma vie personnelle venait de foutre le camp, me laissant seule avec un bébé et un cerveau mourant d’inanition.

Ma découverte du jardin des Hespérides

Pendant plus d’un an, j’ai erré. Seule. Au chômage. Affamée de savoir ! Mais heureusement, par un beau matin, au printemps 2018, mon cerveau s’est mis en mode survie : « Ma fille, il est temps de te reprendre en main et de me donner à manger ». J’ai allumé mon PC et j’ai gentiment demandé à mon ami Google comment me sustenter.

La réponse fut une bénédiction : (roulement de tambour et musique divine) la rédaction web ! WHAT ? Il y a des gens qui sont payés pour écrire des articles sur Internet ! Incrédule, je me suis immédiatement mise à dévorer les premières bouchées de ma nouvelle vie.

Une muse nommée Lucie Rondelet m’est alors apparue sur YouTube. Elle m’a tendu une pomme d’or dont je me suis délectée et m’a ouvert la porte d’un jardin fabuleux, où la faim intellectuelle n’existe pas.

J’ai alors pris une grande décision qui changera pour toujours le cours de mon histoire ! Je me suis inscrite à la formation Origami 2 et pendant 6 mois, je me suis nourri du savoir prodigué par Lucie : rédaction web, SEO, audit SEO, démarchage client, organisation du rédacteur web, etc. Enfin de petits plats savoureux dignes d’un grand chef !

Et vous savez quoi ? J’ai fini la formation de Lucie il y a à peine un mois et mon CA dépasse déjà les 2 000 € ! Mais surtout, je sais que mon cerveau boulimique n’aura plus jamais faim !

Si vous aussi vous avez faim d’apprentissage, soif de connaissance et envie de passer au plat de résistance de votre vie professionnelle, n’hésitez pas à découvrir le métier de rédacteur web à travers le blog de Lucie.

Et pour vous aider à franchir le cap, sachez que nous sommes déjà nombreux à être passés à la chaleur tournante du four des formations de Lucie et que nous en sommes tous ressortis cuits à point !

Marie Weber, ancienne élève Origami 2 (formation “premium” de Lucie Rondelet)

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