Quelles Perspectives d’évolution pour le Rédacteur Web ?

Quelles Perspectives d’évolution pour le Rédacteur Web ?

Plus j’avance dans mon parcours de rédactrice web et plus je réalise que ce métier offre énormément de perspectives d’évolutions. C’est un véritable tremplin pour celui qui souhaite développer une activité de webentrepreneur ou simplement faire progresser sa carrière de salarié. Que ce soit pour gagner plus, pour valoriser votre travail ou pour votre épanouissement personnel, sachez que toutes les portes sont ouvertes au rédacteur web qui aime se challenger.

Faire carrière en tant que freelance grâce aux compétences acquises en rédaction web SEO

Si vous suivez Lucie, vous êtes certainement épris de liberté, nous allons donc commencer par détailler ensemble les projets vers lesquels vous pourriez évoluer en tant qu’entrepreneur du web !

Se challenger en devenant consultant SEO

La mission du consultant SEO consiste à améliorer la visibilité d’un site internet et à augmenter ainsi son trafic organique. Le consultant doit faire comprendre à son client qu’un excellent contenu ne sert pas à grand-chose, s’il est perdu sur la 20e page du SERP. Cela correspond à la fameuse métaphore de la boutique : une échoppe coincée au fin fond d’une ruelle sombre vendra toujours moins que celle qui a pignon sur rue, quelle que soit la qualité des produits qu’elle propose.

Pour réussir à booster le référencement naturel du site web, le consultant analyse différents paramètres :

  • le trafic : part de trafic organique et taux de rebond ;
  • le positionnement : mots-clés, positionnement dans le SERP ;
  • la concurrence : identité et stratégie ;
  • les liens : qualité, erreur 404, « NoFollow” ;
  • la vitesse de chargement du site ;
  • l’adaptabilité aux mobiles ;
  • la sécurité ;
  • le contenu : qualité, valeur ajoutée, cocon sémantique, duplicate content, balisage HTML

Une fois toutes ces données analysées grâce à divers outils (Google Analytics, Search Console…) le consultant SEO rend son rapport et liste les actions à mettre en place par ordre de priorité. Selon mes sources 😎, un audit SEO se facture au moins 60 € de l’heure, sympa non ?

Se lancer en tant que blogueur pro ou propriétaire de site

En tant que rédacteur web SEO, vous comptez peut-être parmi vos clients directs des blogueurs professionnels ou des propriétaires de sites e-commerce. Peut-être même que vous êtes force de proposition concernant les requêtes à travailler pour rediriger les lecteurs vers leurs pages de vente.

Si l’on prend un peu de recul, on s’aperçoit que les articles aimés par les internautes ne sont autres que les vôtres, car vous êtes le « prête-plume » du propriétaire du site.

Vous me voyez sûrement venir avec mes gros sabots… : si vous avez l’esprit d’entrepreneuriat, pourquoi ne pas envisager de devenir calife à la place du calife ? Si vous êtes un rédacteur web aguerri, rien ne vous empêche de créer votre propre blog et d’empocher vous-même les gains générés par la publicité, l’affiliation ou la vente de services en ligne. Cela valorisera votre travail et vous permettra de vous épanouir dans un domaine qui vous tient à cœur.

Gagner plus en devenant copywriter

Le copywriting est un excellent moyen d’augmenter ses revenus lorsque l’on est un rédacteur web compétent. Pour cela, il faut être capable de rédiger des textes qui donnent une irrésistible envie de passer à l’action. Le lecteur doit avoir l’impression que vous avez lu dans ses pensées et que vous le comprenez parfaitement. Un bon le copywriter :

  • connaît parfaitement sa cible et ses désirs cachés ;
  • identifie son besoin ou son problème ;
  • recontextualise l’obstacle qui le bloquait jusqu’alors ;
  • et finit par présenter LA solution qui permettrait enfin au client d’avancer.

Cette technique est particulièrement utilisée dans les articles viraux, les newsletters et évidemment, dans les pages de vente.

Cela demande d’être fin psychologue et d’avoir des notions de marketing cela n’est donc pas donné à tout le monde. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle, car le prix d’une page de vente est davantage indexé sur le taux de conversion qu’elle va engendrer que sur le temps réellement passé à la rédiger.

Développer une agence de stratégie digitale

Les clients qui souhaitent n’avoir affaire qu’à un seul interlocuteur confient la gestion de leur projet web à une structure qui le gère de A à Z : l’agence de stratégie digitale.

À ce titre, elle prend en charge :

  • la création ou la refonte du site internet ;
  • la stratégie SEO ;
  • la rédaction des contenus optimisés pour le référencement naturel ;
  • éventuellement les campagnes de référencement payant (Google Adwords…) ;
  • la création et l’animation des réseaux sociaux du client.

Si vous êtes un rédacteur web freelance débrouillard, vous avez sûrement déjà acquis toutes ces compétences « sur le tas » ou par le biais de formations. Créer sa propre agence de stratégie digitale peut s’avérer être un excellent moyen de valoriser votre expérience.

Évoluer professionnellement en tant que salarié

Être à son compte ne convient pas à tout le monde. Certaines personnes apprécient la stabilité, le confort et la sécurité (relative) d’un emploi salarié. Cela permet de vraiment « couper » une fois la porte du bureau fermée et de se consacrer pleinement à sa vie personnelle. Voici donc quelques pistes pour évoluer professionnellement au sein d’une grande entreprise, d’une agence digitale ou d’une rédaction de journal en ligne, lorsque l’on est rédacteur web.

Devenir community manager

Cette activité peut être exercée en tant que freelance mais d’après mes recherches la plupart des « CM » comme on les appelle, sont sous contrat avec une marque ou une entreprise.

L’animateur de communauté est garant de la présence et de l’e-réputation d’une marque, d’une société ou d’une célébrité sur les réseaux sociaux.

Il se charge de publier du contenu qui va fédérer les internautes (photos, vidéos, articles, tweets, etc.) et d’animer des échanges pour créer un sentiment de proximité entre le follower et l’entreprise représentée.

Il doit effectuer une veille permanente pour gérer l’image de son client et modérer au plus vite tout contenu inapproprié.

Si vous aimez passer du temps sur les réseaux sociaux, créer du contenu viral et échanger avec un maximum de personnes, vous pouvez envisager d’embrasser 😗 la carrière de community manager !

Briguer un poste de responsable de rubrique

Le chef de rubrique est un rédacteur web spécialisé dans un domaine bien précis dans lequel il a développé une expertise. À la tête d’une section ou d’une chronique, il veille à sa cohérence et anime l’équipe de rédacteurs placée sous sa responsabilité. Il bénéficie pour ce faire d’un droit de regard sur les angles adoptés dans les articles.

Il doit évidemment se maintenir à la pointe de l’information grâce à une veille permanente de l’actualité de son secteur.

Contrairement au rédacteur en chef ou au responsable éditorial, le responsable de rubrique n’abandonne pas sa plume. Il continue à écrire tout en coachant son équipe.

Si vous avez une passion et envie d’évoluer vers un poste à responsabilité, le métier de responsable de rubrique pourrait répondre à vos attentes.

Être promu responsable éditorial

Au sein d’une agence 💻, d’une rédac’📰, ou d’une grande entreprise🏙, le responsable éditorial supervise le processus d’édition de contenus depuis leur création jusqu’à leur publication, pour des sites, des blogs ou des réseaux sociaux. Il prend donc en charge :

  • la définition de la stratégie de l’entreprise ;
  • la rédaction de la charte éditoriale ;
  • l’élaboration du calendrier de publication ;
  • la définition du planning de rédaction ;
  • le management de l’équipe de rédacteurs ;
  • la supervision des résultats.

Avoir été rédacteur avant de devenir responsable éditorial est, à mon sens, un véritable atout, car votre expérience vous permettra de rédiger des briefings clairs et efficaces. Vous serez également plus pertinent dans votre encadrement de l’équipe.

Booster sa carrière en devenant chargé de campagne SEM

Alors le SEM koi kès ? On va faire un peu de mathématiques : SEM = SEO + SEA.

Nous voilà bien avancés n’est-ce pas ? Allez, on s’accroche, on va décortiquer tout ça (on n’est pas plus bête qu’un autre, hein ?) alors 👩‍🏫:

  • SEO : je ne vous ferai pas l’affront de le définir ;
  • SEA: Search Engine Advertising : liens commerciaux et publicité sur les moteurs de recherche (Adwords…) ;
  • SEM : Search Engine Marketing, la combinaison du référencement naturel et payant.

Le responsable SEM définit et optimise la stratégie webmarketing dans son ensemble en fonction du retour sur investissement escompté. Pour cela, il doit analyser les objectifs de communication et définir les outils marketing à employer, tels que les bannières, les liens sponsorisés, les mots clés, etc. Il rédige des bilans sur les résultats obtenus et sur les axes d’amélioration à envisager.

Il peut être employé par une agence de stratégie digitale, un annonceur, un e-commerçant… bref toute entreprise visant une visibilité optimale sur Google.

Si vous avez des compétences pour faire parler les chiffres, le métier de SEM manager peut être une évolution de carrière pertinente.

Voilà, j’espère que ce tour d’horizon des perspectives d’évolutions pour le rédacteur web vous aura plu 😊.

Pour en savoir plus sur le blogging 👉cliquez ici, pour le copywriting 👉cliquez là. 

Ingrid B., rédactrice web SEO freelance, élève de la formation en rédaction web LIBERTÉ de Lucie Rondelet

Trouver un Rédacteur Web Freelance | Bons plans

Trouver un Rédacteur Web Freelance | Bons plans

Vous avez besoin d’un rédacteur web freelance ? Ne cherchez plus, vous êtes au bon endroit ! Que vous soyez blogueur professionnel ou chef d’entreprise, vous connaissez l’importance d’avoir un bon contenu rédactionnel. Je vous donne tout de suite quelques pistes pour trouver d’excellents rédacteurs web freelance, compétents et réactifs.

LaRedacDuWeb, LA plateforme de rédacteurs web premium

Si vous me suivez, vous savez que j’ai créé LaRedacDuWeb avec mes élèves de la formation rédaction web formule Origami. Le site est un véritable vivier de rédacteurs web freelance formés par mes soins à toutes les techniques de la rédaction web et du SEO. Ils ont suivi une formation de plusieurs mois, ont écrit de nombreux textes pour s’exercer et ont passé des tests pour valider leurs progrès. Ce sont donc des rédacteurs rompus aux secrets de l’écriture pour le web qui sauront parfaitement s’adapter à votre demande quelle qu’elle soit : article de blog, fiche descriptive de produit, newsletter, page à propos, ebook… Je les appelle souvent les “rédacteurs couteaux suisses” : structure, balisage HTML, utilisation de mots-clés pertinents, ils naviguent dans les méandres du net comme un capitaine de bateau en pleine tempête. Forts de toutes ces compétences, d’un style et d’une personnalité uniques, ils savent vous conseiller pour apporter une forte valeur ajoutée à votre site web. Capables de réaliser un audit SEO, d’élaborer une stratégie éditoriale, ils vous aident à booster votre business. La Rédac du web c’est l’assurance de collaborer avec une perle !

LaRedacDuWeb est une plateforme GRATUITE (je ne prends aucune commission). Cliquez sur “nos talents” pour découvrir les profils des rédacteurs web premium et leurs tarifs ! Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez également consulter cet article

Le bouche à oreille pour trouver un rédacteur web freelance

Si vous travaillez dans le web, vous avez probablement déjà votre réseau. Le monde du net est assez petit et tout le monde se connaît assez vite. Il vous paraît donc logique de demander à votre collègue blogueur s’il peut vous conseiller un bon rédacteur web. Cela peut être une bonne idée. Votre ami aura à cœur de vous recommander quelqu’un de confiance vers qui vous pourrez vous tourner les yeux fermés. Vous aurez ainsi affaire à quelqu’un de sérieux, de compétent sans avoir cherché bien longtemps. Mais cette solution revêt également quelques inconvénients. Votre ami blogueur fait lui-même appel à un super rédacteur web et n’est pas prêt à le partager (peut-être a-t-il peur que si ce rédacteur travaille avec vous, il n’aura plus de temps pour lui). Il se peut aussi que les domaines de compétence du réacteur web recommandé ne soient pas celles dont vous avez besoin : il est spécialisé dans les articles de fond sur des domaines pointus et vous avez besoin d’articles viraux sur des sujets plus légers, par exemple. Les rédacteurs web freelance sont généralement polyvalents mais cela n’empêche pas certains d’entre eux de se spécialiser dans des niches. Ce n’est donc pas forcément la meilleure technique pour trouver un rédacteur web freelance qui vous convienne.

Les annonces pour trouver un rédacteur web freelance

Un employeur qui a besoin de recruter a souvent comme premier réflexe de passer une annonce d’offre d’emploi. Sans doute êtes-vous tenté de faire pareil. Pourquoi pas ? Parce que le rédacteur web freelance ne regarde pas les offres d’emploi. Comme tout entrepreneur, il va chercher lui-même ses clients et ne perd pas son temps à répondre à des annonces. Si vous déposez une annonce pour recruter un rédacteur web, attendez-vous à recevoir de nombreuses réponses non pertinentes. En effet, les rédacteurs web qui répondent à ce type d’annonce sont souvent des rédacteurs débutants, peu expérimentés et pas toujours compétents. Vous devrez donc passer beaucoup de temps à lire les réponses, les trier, demander des informations supplémentaires aux candidats pour au final vous rendre compte que personne ne vous convient.

Les plateformes de rédaction web

Les plateformes de rédaction web, vous permettront de trouver des rédacteurs web freelance rapidement si vous n’êtes pas trop exigeant sur la qualité. Les plateformes offrant une rémunération peu valorisante, ce sont très souvent des rédacteurs web débutants qui rédigent sur ces sites, pour s’entraîner et gagner de l’expérience. L’autre inconvénient, c’est que vous ne savez pas qui est le rédacteur qui rédige pour vous. Vous avez accès à son profil, pouvez lui envoyer un message via la plateforme mais vous n’avez pas ses coordonnées. De plus, les plateformes prennent une commission assez importante (ce qui est tout à fait normal… c’est leur business !) mais si vous avez de nombreuses commandes à passer, la note risque d’être salée ! Par ailleurs, gardez à l’esprit que les rédacteurs sont bien moins rémunérés sur les plateformes que si vous passez en direct. L’éthique, c’est important aussi… non ?

Si vous êtes pressés et avez besoin d’un texte simple, pas forcément optimisé, les plateformes de rédaction web peuvent être une solution.

Les sites de mise en relation

Sur Internet, de nombreux sites existent, spécialisés ou non en rédaction web ; ils vous mettent en relation avec des professionnels et peuvent vous permettre de trouver un rédacteur web freelance. Ces sites fonctionnent souvent comme un annuaire. Vous avez donc accès à une fiche détaillée avec le profil, les compétences, les spécialités mais aussi les coordonnées du rédacteur web et parfois des exemples de textes. Ainsi, vous pouvez vous faire une idée du style du rédacteur avant de le contacter. Pas mal du tout, mais pensez à demander un portfolio !

Trouver un rédacteur web freelance compétent peut ressembler à un véritable parcours du combattant : bouche à oreille pas toujours efficace, plateformes obscures, sites de mise en relation pas toujours à jour… Heureusement, vous pouvez compter sur LaRedacDuWeb (le site n’est pas encore terminé, mais vous pouvez tout de même trouver vos rédacteurs) !

Comment trouver un bon rédacteur

Interview Rédactrice Web : Rencontre avec Mathilde Durand

 Vous l’avez sans doute remarqué, j’essaie régulièrement de faire intervenir d’autres rédacteurs web sur mon site. Il s’agit généralement d’articles invités ou d’articles commandés (à mes élèves). Pour changer un peu et pour vous offrir du contenu toujours plus d’objectif, j’ai décidé d’interviewer des rédacteurs “rencontrés” sur le web. Cela vous permettra de découvrir des parcours différents du mien et qui sait, de vous identifier peut-être à l’un ou l’autre. Pour cette “première fois”, j”ai décidé d’interroger Mathilde Durand en lui envoyant des questions par e-mail, je me suis ensuite contentée d’un copié-collé de ses réponses sur WordPress. Je trouve son parcours très intéressant et j’espère qu’il vous inspirera autant qu’il aurait pu m’inspirer si je débutais dans le métier ! MERCI à elle ! Bonne lecture et bonne découverte ! (Lucie)

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour à tous ! Je m’appelle Mathilde et j’ai 26 ans. Orléanaise de naissance, j’ai entamé des études supérieures en 2010 avec un objectif en tête : réaliser mon « rêve de gosse » en devenant professeur des écoles. À la fin de ma Licence, j’ai dû me rendre à l’évidence : le professorat est un métier incroyable mais il n’était pas fait pour moi 😉
J’ai décidé de faire une « pause » d’un an. J’en ai profité pour vivre de belles expériences associatives. À l’été 2014, j’ai pris mon conjoint sous le bras et nous nous sommes exilés à Bordeaux. En Septembre, j’entamais des études en communication pour une période de 3 ans !
Si l’on fait un bilan 4 ans plus tard : je suis toujours à Bordeaux, diplômée d’un Master en stratégies de communication et depuis 1 an, rédactrice et consultante en stratégies éditoriales. Et bien sûr, freelance !

Comment as-tu découvert le métier de rédacteur web ?

C’était pendant mon Master, lors d’un cours intitulé « Écriture web ». J’ai découvert les spécificités de l’écriture sur Internet ainsi que les notions de netlinking et de ligne éditoriale.
Comme la communication éditoriale me plaisait et que le marketing de contenu était en train d’exploser, j’ai voulu me perfectionner. J’ai commencé à « fouiner » sur tout un tas de blogs et j’ai suivi plusieurs formations gratuites en ligne, notamment sur le storytelling.
Et pourtant … à ce stade-là, je n’avais toujours pas l’ambition d’être rédactrice et encore moins l’envie de me mettre à mon compte !

 Quand et comment t’es-tu lancée concrètement ? 

Mon stage de fin d’études s’est terminé en Juin 2017 et je ne savais pas vers quoi me diriger : quel type de structure ? quel métier exactement ? quel secteur d’activité ?
C’était une période difficile au niveau personnel et je me sentais perdue. En parallèle, j’avais cette envie d’indépendance qui grandissait et qui était certainement bien cachée en moi depuis plusieurs années. Pourtant je manquais de l’essentiel : de la confiance en moi et en mes capacités.

Le déclic s’est opéré pendant l’été : je n’avais pas envie de postuler pour un emploi salarié, j’avais trop besoin de liberté. J’ai appelé une amie du Master qui rédigeait des articles pour un site et elle m’a donné leurs coordonnées. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai contacté le responsable… Puis tout s’est enchaîné car ils m’ont très vite fait confiance : en septembre 2017, je commençais à écrire mon premier article, un mois après mon statut d’auto-entrepreneur était officiellement créé. Quand j’y repense, la transition du statut d’étudiante à celui d’auto-entrepreneur s’est faite rapidement. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir cette opportunité. Sans cela, je ne me serais probablement pas lancée.

 Es-tu spécialisée dans le SEO ?

Avec mon expérience d’à peine un an en tant que rédactrice, je ne peux pas me considérer comme « spécialisée dans le SEO ». J’ai encore à apprendre et le web évolue très vite. C’est pour cela que je cherche à me former constamment.
Quand j’ai commencé à rédiger pour mon premier client, il m’a appris les bases de la rédaction SEO : les balises, la recherche de mots-clés, le travail du champ lexical, la hiérarchisation de l’information, le maillage interne, etc. Ton blog m’a également été d’une aide précieuse. Je me souviens avoir dévoré tes articles en quelques heures.
Aujourd’hui, je connais les principes à mettre en place pour qu’un article soit à la fois agréable à lire pour l’internaute et suffisamment bien structuré pour plaire à Google. Je rédige de longs articles, des guides mais aussi des fiches produit, je réécris des textes pour les optimiser : ces aspects font donc partie de mon quotidien.

Dans les faits, j’applique les règles de la rédaction SEO à chaque fois que mes clients me le demandent. Comme ça n’est pas toujours le cas, et même si mon métier est aussi de les conseiller, je respecte la décision finale du client.

–> Sur ce blog : Comment rédiger un article optimisé ?

As-tu eu des périodes de doutes ?

Bien sûr, et encore aujourd’hui !
J’ai toujours été très consciencieuse et perfectionniste dans ce que j’entreprends. Alors quand il a fallu rendre ce premier article, j’ai été envahie, ou devrais-je dire engloutie, par le doute : est-ce que j’en suis vraiment capable ? est-ce que je ne suis pas complètement à côté de la plaque ? Derrière ça, se cachait surtout la peur de décevoir un client qui me faisait confiance.
Il y a quelques mois, j’ai eu à nouveau une période de remise en question car je devais relever un nouveau défi : prendre le temps de démarcher d’autres clients. Je ne savais pas par où commencer ni comment faire. Un matin je me suis levée et j’ai décidé d’arrêter de stresser. J’ai enfin créé mon portfolio, j’ai répertorié les professionnels dont le secteur d’activité me plaisait et j’ai commencé à les contacter.
J’ai cette sensation que ces périodes de doutes arrivent à des moments clés dans nos vies d’indépendants : première commande, premier démarchage …
Je voudrais mettre en garde ceux qui débutent : je pense sincèrement que les doutes sont nécessaires pour avancer mais ne vous laissez jamais envahir quotidiennement par des pensées négatives. Sinon, vous risquez d’avoir du mal à vous relever !

Combien as-tu de clients aujourd’hui ?

Pendant 7 mois je n’ai pas pris le temps de prospecter. Mon premier client me donnait beaucoup d’articles à rédiger et je n’étais pas très rapide. Puis je consacrais aussi du temps pour me former, tenir ma comptabilité … et profiter de cette nouvelle vie aussi !
En réalité, même si ce client me permettait de vivre correctement, je savais pertinemment que cette situation n’était ni légale ni pérenne pour mon entreprise. J’ai donc enclenché la seconde pour trouver de nouveaux clients.

Aujourd’hui, j’ai un client régulier, un client occasionnel et de nouvelles collaborations qui arrivent pour cet été et la rentrée. Sur ma liste, il me reste encore un paquet de professionnels à contacter. Mon objectif pour cet été jusqu’à la fin d’année est de consacrer plus de temps à la prospection.

À lire : comment trouver des clients en rédaction web ?

 Qu’est-ce qui te plaît dans ce métier ?

Quand j’étais plus jeune, je pouvais passer des heures à lire, écrire des poèmes ou des histoires. La rédaction est donc un vrai plaisir, surtout quand je peux l’associer au storytelling. J’ai récemment rédigé des fiches produit où j’ai pu créer une histoire et raconter des souvenirs autour de différentes saveurs. Je me suis éclatée !
Le consulting en stratégies éditoriales est aussi l’un des aspects que j’aime le plus : rentrer dans l’univers de mon client, comprendre les attentes de leurs cibles, développer une stratégie de contenus efficace et qui leur ressemble, être force de proposition … Avec cette activité, je peux faire intervenir mes compétences en communication et en stratégie. C’est très enrichissant !

Très honnêtement, au-delà du métier, c’est surtout le statut d’indépendant qui me plaît :

  • j’organise mes journées comme je veux (si je n’ai pas envie de travailler mardi, je me rattrape samedi) ;
  • je travaille avec des gens très professionnels, réactifs et bienveillants (je fais en sorte de les sélectionner 😉) ;
  • je me lance des défis au quotidien pour faire en sorte de développer mon activité.

 Qu’est-ce qui te déplaît ?

Quand j’ai commencé, j’étais dans l’euphorie des débuts. J’étais contente de pouvoir travailler chez moi et d’avoir mon petit confort. Très vite, j’ai commencé à ressentir la « fameuse » solitude de l’entrepreneur indépendant. Clairement, je n’en pouvais plus de travailler à domicile : j’avais du mal à me lever le matin, mon organisation était bancale et j’en suis arrivée à ne plus supporter mon appartement !
Un jour, j’ai pris mon ordinateur sous le bras et je suis partie à la médiathèque. Le seul fait de faire un trajet pour aller travailler ailleurs et de voir du monde m’a fait beaucoup de bien. À moyen terme, je compte intégrer un espace de co-working, au moins quelques jours par semaine. En attendant, je vais au sport tous les soirs depuis 6 mois : c’est devenu ma bulle d’oxygène !

–> Lire aussi “Indépendant : comment gérer la solitude ?”

 D’après toi, quel est le profil du rédacteur qui réussit ?

D’après ma petite expérience, le rédacteur qui réussit dispose de compétences propres à son métier et d’une appétence indispensable pour l’entrepreneuriat :

  • pour la partie « compétences du rédacteur » : il cherche à saisir l’univers de son client, il comprend et applique les principes du SEO en matière de rédaction, il se forme régulièrement pour rester à la page, il a un bon niveau en orthographe et syntaxe, il fait passer des émotions (si le client lui permet de le faire) …
  • pour la partie « appétence pour l’entrepreneuriat » : il sait rester seul, il réussit à se motiver au quotidien, il se lance des défis réalisables, il ne se laisse pas abattre à la moindre difficulté, il s’entoure de personnes positives et bienveillantes, il prospecte de manière régulière…

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner aux débutants, quels seraient-il ?

  • restez vous-même : pour faire la différence et attirer de potentiels clients, mettez en avant ce qui vous caractérise et trouvez votre propre style rédactionnel. En clair, soyez unique …
  • soyez courageux : l’entrepreneuriat est tout sauf un long fleuve tranquille. Vous allez traverser des journées ensoleillées et essuyer quelques tempêtes, accrochez-vous si vous souhaitez réussir !
  • relativisez : si vous n’arrivez pas à rédiger, si vous êtes dans un mauvais jour … ne stressez pas plus que de raison ! Il faut un certain temps pour trouver son propre rythme.

Merci Lucie de m’avoir donné l’opportunité de parler de notre métier et de la vie (trépidante !) de freelance !

Merci à toi Mathilde pour ce partage riche en enseignements ! 🙂

Lien LinkedIn de Mathilde : Mathilde Durand

Utiliser Instagram quand on est Rédacteur Web | 5 Astuces

Utiliser Instagram quand on est Rédacteur Web | 5 Astuces

Je sais déjà ce que vous vous dites. Utiliser Instagram pour promouvoir de la rédaction web, quel est le rapport ? Et je ne vous en veux pas, c’est tout à fait légitime de raisonner ainsi. De ce que vous avez entendu, vous n’êtes sans doute pas sans savoir qu’Instagram est un réseau social basé sur le partage de photos. Le texte n’y a, à priori, pas grand-chose à faire. Il est donc logique que vous n’y ayez jusque-là pas prêté attention… Et pourtant, je pense que c’est une grossière erreur de continuer à ne pas s’y intéresser… En particulier quand on cherche ses premiers clients en tant que rédacteur web !

Note : cet article a été rédigé par Mélanie, créatrice du blog WonderWildQueen. Merci à elle !

Ouvrez un peu les yeux

Resituons un peu le contexte actuel. Même si vous n’êtes pas inscrits sur Instagram, il est impossible que vous n’en n’ayez pas entendu parler. La raison à ça est simple : il s’agit d’un des médias sociaux qui grossit le plus en ce moment. Jetez un oeil autour de vous et interrogez vos proches. Quasiment tout le monde, aujourd’hui, a un compte Instagram au même titre que tout le monde a un compte Facebook.

Aux dernières nouvelles, les chiffres annoncés étaient de 200 millions de nouveaux utilisateurs par an. C’est à dire que chaque année, 200 millions de nouveaux inscrits créent leur compte sur la plateforme, contribuant à faire grossir petit à petit le nombre titanesque de ses utilisateurs (près de 800 millions à ce jour). Vous avez le vertige ? Parce que moi oui.

Info : Si vous souhaitez en savoir plus sur la communication sur les réseaux sociaux, j’ai créé un module vidéo gratuit pour tout vous expliquer.

Pourquoi utiliser Instagram quand on est rédacteur web ?

Ces chiffres sont très mignons, mais ils ne changent pas le mode de fonctionnement d’Instagram. On y poste des photos, et le texte n’y est que très peu présent. C’est un fait. Mais ces aprioris sont vexants pour moi qui passe mon temps à publier des citations et du contenu texte sous forme de visuel Instagram. Si vous êtes curieux, jetez un coup d’oeil à mon feed.

Croyez-moi, l’important, ce n’est pas franchement ce que vous publiez mais qui vous êtes. Parce que c’est comme ça que les choses fonctionnent sur Instagram, et c’est aussi pour ça que tout le monde aime tant. Laissez-moi vous expliquer un peu l’ambiance qui règne sur ce réseau social pas comme les autres.

Une stratégie digitale basée sur l’authenticité

Comme pour tous les réseaux sociaux, utiliser Instagram revient avant tout à partager une partie de son intimité. Il est aisé de construire un lien fort avec ses abonnés grâce aux nombreuses options disponibles pour maximiser l’engagement. Le format photo est idéal pour capter l’attention. Il permet de renvoyer un message avec un impact visuel fort, même si votre domaine de prédilection n’a rien à voir avec la photo donc.

Ce qui est recherché (et ce qui fait le succès des plus gros influenceurs), c’est l’authenticité. On attend de pouvoir “communiquer en direct” avec vous. Et bien sûr, ça renforce l’attachement des gens envers vous. J’ai moi-même obtenu plusieurs missions de rédaction web grâce à des clients qui m’ont découverte sur Instagram… Et c’est logique quand on y pense.

Les petites entreprises ne peuvent plus se passer d’Instagram

Parce que, elles, elles ont bien compris qu’il y avait de plus en plus de monde là-bas… Et qu’étant donné le fait qu’Instagram est encore une “jeune” plateforme, la concurrence est quasi nulle dessus, il est on ne peut plus malin d’y être présent dès maintenant. Ainsi, vous trouverez à la pelle quantité d’agences web qui cherchent justement des rédacteurs web. Ça tombe bien pour vous, ça, non ?

Utiliser Instagram vous permettra d’entrer directement en contact avec vos clients potentiels, car croyez-moi, ils sont tous en train de promouvoir leur propre activité sur ce réseau tandis que vous vous planquez derrière des excuses pour vous convaincre de ne pas vous y intéresser. Il est tout à fait possible d’avoir une réussite fulgurante sur Instagram, et j’en suis la preuve. Pourtant, en tant que rédactrice web, la logique aurait voulu que je n’ai rien à y faire. Comme quoi !

5 astuces pour utiliser Instagram quand on est rédacteur web

Si vous envisagez sérieusement d’apprendre à maîtriser ce réseau social, vous verrez à quel point il est simple de faire grimper son nombre d’abonnés. Et vous regretterez sans doute de ne pas vous y être intéressés avant ! Si le sujet vous intéresse, vous trouverez de nombreuses infos sur le sujet sur mon blog ! Vous apprendrez à utiliser Instagram et à atteindre vos 1000 premiers followers en moins d’un mois.

En attendant, voici 5 astuces pour trouver des clients sur le réseau et mettre en avant efficacement son contenu quand on se décide à créer son compte !

1. Créer une bonne stratégie de contenu

Etape souvent négligée, et pourtant… C’est le fait d’adopter une ligne éditoriale claire et cohérente tout en proposant du contenu pertinent à vos abonnés que vous augmenterez leur nombre et que vous renforcerez votre crédibilité. Si les photos publiées sont laides où n’ont aucun sens, personne n’y comprendra plus rien et vous réduirez vos chances de bénéficier de la viralité du réseau.

2. Soigner son image de marque mais rester ouvert

Se créer un réseau est très facile quand on sait comment utiliser Instagram. La règle est simple : soignez votre image. Même si les partages personnels plaisent toujours aux utilisateurs… Faites attention à ne pas dire ou faire n’importe quoi au risque de passer pour quelqu’un de peu sérieux. En tant que rédacteurs web par exemple, il est évident que vous devez veiller à ce qu’aucune de vos publications ne contiennent la moindre faute d’orthographe au risque de bousiller bêtement votre e-réputation.

3. Passer son compte en “Professionnel”

Quand on s’inscrit, notre compte est personnel par défaut. Il faut effectuer un paramétrage au niveau de la modification du profil pour relier son compte Instagram à une page Facebook… Ce qui, il faut le dire, est laborieux à deviner quand on découvre à peine la plateforme. Je vous explique d’ailleurs tout en détails à ce sujet dans l’un des modules de ma formation. En passant votre compte en professionnel, vous accéderez à vos statistiques et elles pourront vous être très utiles pour ajuster votre contenu !

4. Utiliser un maximum de fonctionnalités

Même si le format le plus populaire demeure l’image carrée qui reflète le réseau, on peut utiliser Instagram de différentes manières. Comme pour Snapchat, il est possible d’enregistrer des “Stories” temporaires pour maximiser encore plus les échanges avec son audience et la fidéliser. Les vidéos en direct aussi permettent de toucher un grand nombre de followers en leur offrant un contenu éphémère et exclusif. En variant les supports et formats proposés, vous renforcerez inévitablement l’engagement, alors surtout, ne vous en privez pas !

5. Maximiser l’interaction avec vos abonnés

Comme tous les algorithmes (coucou les copains Panda et Penguin), celui d’Instagram vise avant tout à proposer un contenu qualitatif et pertinent à l’ensemble de ses utilisateurs. Pour cette raison, il s’appuie sur différentes données pour déterminer quelles sont les publications les plus populaires afin de les mettre encore plus en avant.

En maximisant l’interaction avec vos followers, vous renforcez vos chances de voir votre engagement grimper en flèche. Voilà comment on berne l’algorithme. En réunissant une audience engagée.

Et puis, c’est un peu un cercle vicieux au fond. Plus les gens likent, commentent et apprécient vos contenus, et plus vous êtes mis en avant par la plateforme. C’est aussi pour cette raison qu’utiliser Instagram peut être très intéressant pour vous. On peut très vite voir notre notoriété décoller en un rien de temps.

Alors, vous ai-je convaincu de laisser sa chance à Instagram ? Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me rendre visite sur mon blog WonderWildQueen !

Mélanie de WonderWildQueen

Le Concept du Coworking : Mon Expérience de Freelance

Le Concept du Coworking : Mon Expérience de Freelance

Le concept du corwoking vous intéresse mais vous hésitez encore ? Dans l’article d’aujourd’hui, je vous propose de partager avec vous mon expérience en la matière. Moi, c’est Véronique, ancienne élève Origami de Lucie et freelance confirmée. Lorsque j’ai décidé de me mettre à mon compte et de devenir mon propre patron début 2016, je ne connaissais quasi personne dans ce milieu et me sentais un peu perdue. Le monde de l’entreprenariat m’était totalement inconnu, mais je savais deux choses : je ne voulais plus de patron et je ne pouvais pas travailler à la maison. Je me suis donc inscrite dans un espace de coworking près de chez moi.

Le coworking : définition

Un espace de coworking est un lieu dans lequel des professionnels se réunissent pour travailler. Il s’agit de bureaux aménagés comprenant généralement un espace commun avec une mise à disposition d’imprimantes, scanners, etc. Vous pouvez choisir un abonnement en fonction de vos besoins et de la fréquence à laquelle vous souhaitez disposez de ces espaces.

En tant que travailleur indépendant, le coworking présente de nombreux avantages : vous bénéficiez d’un espace de travail professionnel et équipé, à un tarif plutôt intéressant. Maintenant que vous êtes familier avec la définition du coworking, je peux continuer mon histoire.

Un espace de travail créé par des entrepreneurs pour des entrepreneurs

Le premier espace de coworking dans lequel j’ai travaillé venait d’ouvrir à une dizaine de kilomètres de chez moi et l’animatrice était bénévole dans la même librairie coopérative que moi. C’est donc par son intermédiaire que j’ai découvert le concept du coworking, dont j’avais vaguement entendu parler. Cette personne était elle aussi travailleuse indépendante. Elle partageait des bureaux avec son mari (qui avait également sa propre société) et son associé. Leurs anciens locaux devenaient étroits et quitte à déménager, ils avaient envie de se réunir avec d’autres chefs d’entreprise. Ensemble, ils ont donc eu l’idée de créer un espace professionnel puisqu’il n’en existait pas dans le coin. Ils ont acheté un terrain, puis fait construire un bâtiment. La gestion des lieux a finalement a été confiée à une association créée spécialement à cet effet.

Le concept du coworking : un espace multiple

Les concepteurs ont pris le temps de bien penser le lieu et de visiter de nombreux autres espaces de coworking, situés un peu partout en France. Le bâtiment a été construit selon des critères écologiques, en forme de U. On y trouve des bureaux privatifs, un open space, des entrepôts, des ateliers, un espace convivial, etc. Bien sûr, les entrepreneurs ont accès à un photocopieur, une cuisine et des sanitaires. L’association propose plusieurs types d’adhésions en fonction des besoins : accès à un bureau privatif, accès à l’open space aux heures d’ouverture ou 24h/24h et 7j/7j, placement libre ou fixe, un atelier, etc.

Pour ma part, je me suis d’abord inscrite en tant que « nomade », c’est à dire avec un accès à l’open space en continu. A l’époque, nous étions peu nombreux, 3 ou 4 maximum. Puis, à la fin de l’année 2016, j’ai eu la possibilité de partager l’un des bureaux privatifs avec une autre travailleuse indépendante avec qui j’avais sympathisé tout au long de l’année. Auparavant, elle le partageait avec une autre personne, mais cette dernière avait décidé qu’elle n’était pas assez présente au bureau pour en rentabiliser le coût. J’ai donc racheté bureau (le meuble) et fauteuil à celle-ci et j’ai emménagé pendant les fêtes de fin d’année. Quelle joie d’avoir enfin de la place pour laisser tous mes livres et ne plus avoir à tout transporter de la maison au bureau.

Un espace convivial

Cette année 2016 s’est très bien passée et j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler dans cet espace de coworking. Les autres entrepreneurs étaient sympas. Étant donné que j’ai été l’une des premières inscrites (l’espace a ouvert à peine un mois avant mon adhésion), cela m’a permis de rencontrer chaque nouvel adhérent. Pour une timide comme moi, c’était plutôt agréable. À mesure que l’année avançait, les bureaux se remplissaient et nous étions de plus en plus nombreux.

Étant donné que nous travaillions tous dans des domaines différents, nous pouvions facilement “troquer” nos compétences. C’est par exemple l’un de mes “collègues” qui a conçu mon site web et mes outils de communication. J’ai également pu bénéficier de coaching pour gagner en confiance. Nous nous entraidions également sur nos problématiques d’entrepreneurs : statut, déclaration, compta, prospection, etc. Plutôt sympa le concept du coworking ! Des événements, tels que des p’tits déj ou des soirées thématiques, ponctuaient régulièrement l’année. À midi, nous nous retrouvions autour d’une grande table et discutions autant de nos vies perso que de travail.

Un espace emprisonnant

La convivialité peut vite se transformer en prison dorée. En effet, la pause café du matin, c’était vers 9h-9h30. Le déjeuner, 12h30. L’après-midi, le goûter vers 16 h. Bien sûr, nous n’étions pas obligés d’y aller, mais l’espace convivial était situé au milieu du bâtiment en U. Même en restant dans mon bureau, j’entendais les voix. Dans l’open-space entièrement vitré, je voyais mes collègues discuter… pas idéal pour se concentrer !

Par ailleurs, l’animatrice se chargeait de faire le tour des bureaux et des ateliers pour avertir que le café était prêt. Je ne pouvais donc pas l’ignorer et si, malgré tout, je ne voulais pas faire de pause, je prenais le risque de passer à côté d’informations importantes, comme la venue d’élus ou l’organisation d’un événement quelconque.

L’ambiance s’est nettement détériorée quand l’animatrice a décidé de se mêler de nos activités et a reproché à ma collègue de bureau d’être intervenue dans un lycée avec d’autres entrepreneures du cowork, dont je faisais partie. Par la suite, on m’a reproché ma liberté d’expression sur mon site internet, suite à la publication d’un poème. Suite à cet “incident”, les propriétaires du lieu ont d’ailleurs décidé d’établir un avenant rempli d’interdictions restrictives pour nos activités respectives.

Et maintenant ?

Nous avons donc, avec ma collègue de bureau (qui est devenue une véritable amie), quitté cet espace de coworking qui n’était plus du tout collaboratif, mais qui devenait au contraire une véritable dictature. Nous avons trouvé un local, dans la même ville, mais en plein centre (le cowork était situé à l’écart, dans une ZAC). Nous l’avons aménagé, décoré et y travaillons depuis un peu plus d’un an en totale harmonie. On boit le café quand on veut (et si on veut, moi c’est plutôt chocolat chaud l’hiver), on s’entraide, on se soutient, on se motive, on se rebooste et on rit (beaucoup).

Cependant, je ne regrette rien de cette aventure, d’une part parce qu’elle m’a menée où je suis aujourd’hui et d’autre part parce que ce cowork m’a beaucoup aidé au début, ne serait-ce qu’en m’offrant un lieu où travailler (chez moi, je me laisse distraire par la TV !). J’ai appris également beaucoup de choses, notamment que je faisais confiance aux gens beaucoup trop facilement et qu’ils n’étaient pas tous aussi gentils et remplis de bonnes intentions qu’ils en avaient l’air.

J’espère que ce témoignage vous aura plu. Je vous rassure sur le concept du coworking, ils ne sont pas tous comme celui-ci, la plupart sont très agréables. J’en ai visité un autre qui a ouvert en fin d’année dernière et qui fonctionne tout à fait différemment. Je ne m’y suis pas inscrite car je n’ai plus besoin de ce type d’espace, puisque j’ai un bureau, mais je connais plusieurs personnes qui en sont satisfaites.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. N’hésitez pas à partager vos retours d’expérience si vous avez déjà essayé le cowork 😉

Véronique Dessogne

Réforme du RSI : le Point sur les changements | Indépendants


Depuis le 1er janvier 2018, le RSI ou Régime Social des Indépendants est officiellement remplacé par la Sécurité sociale pour les indépendants. Qu’est-ce que cela change réellement pour vous, rédacteurs web freelance ? Faisons le point sur cette réforme élaborée en à peine 6 mois.

Le RSI : définition et fonctionnement (rappels)

Qu’est-ce que le RSI ?

Le RSI (Régime Social des Indépendants) était le régime de Sécurité sociale obligatoire de nombreux travailleurs indépendants :

  • artisans ;
  • commerçants ;
  • professions libérales ;
  • entrepreneurs (micro-entreprise, EI, EIRL, EURL, SARL…).

–> À lire aussi : Statuts Juridiques du Rédacteur Web Freelance

Créé en 2006, ce régime avait pour but de simplifier le système de protection sociale des travailleurs indépendants en réunissant les différentes caisses sociales dont ils dépendaient avant. Ainsi, le RSI assurait le versement des prestations maladie, des indemnités journalières, des congés maternité et des retraites complémentaires. Au 1er janvier 2017, il comptait plus de 6 millions de cotisants.

Quel était le fonctionnement du RSI ?

Le RSI était un organisme de droit privé bien qu’il effectuait une mission de service public en tant que régime spécial de la sécurité sociale. Il se composait de 28 caisses régionales autonomes financièrement et était administré par des représentants de ses assurés, c’est à dire des entrepreneurs élus par ceux-ci.

Comme toute caisse, il prélevait des cotisations et, en contrepartie, versait des prestations à ses assurés. La plupart de ses missions étaient déléguées à d’autres organismes :

  • l’URSSAF pour le recouvrement des cotisations : calcul, envoi des appels de cotisations et encaissement des sommes ;
  • les organismes conventionnés (assurances ou mutuelles) pour le versement des prestations.

Le RSI : une réforme devenue nécessaire

De nombreux dysfonctionnements

En 2012, la Cour des comptes avait qualifié ce régime de « catastrophe industrielle » et en 2017, plus de 76 % des indépendants en avaient une opinion négative d’après une étude du syndicat des indépendants. Outre la complexité et le manque de lisibilité des cotisations à régler, de nombreux dysfonctionnements étaient notés, notamment dus à un système informatique inadapté :

  • erreurs dans les appels de cotisations et échéanciers ;
  • absence d’appel à cotisations ;
  • délai de rectification des erreurs très long ;
  • mauvais suivi des courriers et des dossiers des assurés ;
  • procédures de recouvrement engagées sur la base de données faussées ;
  • problèmes pour l’obtention des droits à la retraite.

La protection sociale : un besoin pour les professionnels indépendants (et donc pour les rédacteurs web !)

Le caractère universel de la protection sociale inscrit dans la constitution et le système par répartition (les bien-portants paient pour les mal-portants) impliquent l’obligation d’une protection sociale pour les indépendants.

La suppression pure et simple du RSI a été demandée par de nombreux indépendants, lassés de tous ces dysfonctionnements. Revendications reprises par les candidats lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, qui ont lancé plusieurs pistes :

  • intégration pure et simple dans le régime général : les dirigeants seraient assimilés à des salariés et verraient leurs cotisations augmenter ;
  • création d’un nouveau RSI, sans les inconvénients de l’ancien.

Le RSI : une réforme promise par le candidat Macron

Emmanuel Macron reprochait au fonctionnement du RSI d’être un frein à l’activité et prônait sa suppression. Il proposait d’adosser le régime spécial des indépendants au régime général de la sécurité Sociale en créant un guichet spécifique pour les indépendants au sein de la sécurité Sociale. Celui-ci permettrait aux indépendants de bénéficier d’un traitement spécifique et adapté tout en bénéficiant de la même qualité de gestion que les salariés.

Les changements apportés par la réforme

À partir du 1er janvier 2018, la protection sociale des travailleurs indépendants est attachée au régime général de la Sécurité sociale qui gère déjà la majorité de la population française et notamment les salariés en ce qui concerne l’Assurance Maladie et retraite. Le décret est paru au journal officiel le 9 mars 2018.

Un nouveau nom

Adieu RSI, vive la sécurité sociale des indépendants ! Changement surtout symbolique, le régime social des indépendants prend un nouveau nom et devient donc la sécurité sociale des indépendants. L’organisme se dote également d’un nouveau logo, nouvel en-tête des courriers et nouveau site internet : www.secu-independants.fr.

Un changement relatif

Dans un premier temps, les changements sont peu visibles : fonctionnement et interlocuteurs restent identiques. Les caisses du RSI restent ouvertes (mais sont rebaptisées) et continuent de recevoir les indépendants. Les numéros de téléphone ainsi que le site Internet du RSI sont conservés. Les cotisations continuent à être réglées aux mêmes interlocuteurs et les prestations sont versées de la même manière.

Une période de transition

Le changement sera progressif, sur 2 ans. Dès 2019, les nouveaux indépendants, anciennement salariés, resteront affiliés à la CPAM. En 2020, un guichet spécial indépendant sera créé dans chacune des 3 caisses du régime général (maladie, retraite et recouvrement des cotisations) et la sécurité sociale des indépendants disparaîtra. Les indépendants devront donc s’adresser à :

  • la CPAM pour l’Assurance-maladie ;
  • la CARSAT pour la retraite de base ;
  • l’URSSAF pour le recouvrement des cotisations.

Des protections pour éviter les problèmes techniques

Si la réforme a été préparée très rapidement, en quelques mois seulement, le gouvernement ne veut pas répéter les erreurs du passé. La loi a donc prévu la création d’un groupement d’intérêts économiques réunissant l’ensemble des acteurs des trois branches du régime général et de la sécurité sociale des indépendants. Ce groupement a pour charge d’éviter tout problème technique ou informatique qui pourrait perturber cette bascule. Il devra donc préparer les logiciels, veiller à ce que tout soit prêt et former les agents. Il aura la possibilité de repousser l’échéance afin de ne pas brusquer les choses et pénaliser les usagers. La création d’un conseil de surveillance de la réforme va également être créé. Il sera chargé de donner son feu vert à toutes les étapes.

Voilà, à présent vous êtes incollable sur la réforme du RSI dont tout le monde parle depuis quelques mois. Comme vous l’avez compris, les changements sont peu invasifs pour l’instant et votre activité de rédacteur web freelance ne devrait pas s’en trouver perturbée.

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Véronique, rédactrice web SEO freelance, élève de la formation Origami proposée par Lucie R

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