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Écrire… C’est facile. Tout le monde peut le faire. C’est vrai. Alors, pourquoi se former à la rédaction ? Parce que bien rédiger est un métier, avec des règles, des trucs et astuces. C’est un long apprentissage. Vous devez acquérir les bases de la création de contenu. Et vous entraîner. Vous voulez aussi faire partie de ceux dont la prose est likée, partagée et affichée sur la première page de la SERP ? Alors, il faut apprendre à écrire un article. Commencez par ce qui suit, cela ne vous prendra que 10 minutes !

Trouver le sujet

Vous avez reçu un briefing ? Formidable. Long de quelques lignes à quelques pages, c’est l’assurance de ne pas vous tromper. S’il manque de détail, demandez quelques informations complémentaires à votre client.

Parfois, il vous laisse carte blanche. Ce sont mes clients préférés. Mais cette liberté stresse beaucoup de rédacteurs. Ils se demandent quel sujet choisir, quelle requête clé travailler, quel angle adopter… Et cela les bloque totalement.

Vous vous reconnaissez dans ce portrait ? Alors vous êtes au bon endroit.

Apprendre à écrire un article, c’est bien. À condition d’avoir un sujet ! Comment le trouver ?

  • En scrutant les commentaires des lecteurs, sur le blog et sur les réseaux sociaux. Vous y trouverez sans doute des questions des internautes qui seront idéales dans un article.
  • En espionnant la concurrence. Non seulement vous pouvez découvrir les sujets traités, mais aussi les questions de l’audience des concurrents.
  • En vous mettant à la place de l’utilisateur. Que cherche-t-il?
  • En utilisant Google autocomplete. Vous saisissez le thème général du site dans la barre de recherche et optez pour une des suggestions plus précises.
  • En consultant AnswerThePublic et AlsoAsked.

À ce stade, vous devriez avoir quelques idées. Il ne vous reste plus qu’à vérifier qu’elles n’ont pas déjà été utilisées sur le site de votre client.

Profitez-en pour démarrer un semblant de planning éditorial. Vous serez beaucoup plus efficace si vous faites vos recherches d’idées de contenus en une fois. Idéalement, prévoyez des sujets pour les deux prochains mois.

Envie d’en savoir plus ?

Identifier l’objectif et le lectorat de l’article

Une fois que vous avez votre sujet, vous devez vous poser quelques questions stratégiques. Les réponses influenceront votre travail.

Il s’agit d’un article : le contenu sera donc informationnel. Mais encore ? Que voulez-vous réellement transmettre à votre lecteur ?

  • un savoir-faire ;
  • une réponse précise à un problème ou une question ;
  • une information complète sur une thématique ;
  • etc.

Mais ce n’est pas tout !

Une autre question importante est de savoir dans quel but vous rédigez ce texte. Quel est l’avantage recherché par votre client ? Comment pourrez-vous démontrer que ce contenu a rempli son objectif ? Il peut y avoir des objectifs de partages sur les réseaux sociaux, de conversion…

Et ce n’est pas fini.

Quelques questions sur votre lecteur (persona) s’imposent :

  • Qui est-il ?
  • Qu’attend-il de votre article ?
  • Dans quelles conditions va-t-il lire ce contenu ?

En effet, vous devez adapter votre contenu, sa longueur, voire son design aux circonstances de sa consommation. Vous ne pouvez pas attendre le même niveau de concentration d’un lecteur confortablement installé devant son ordinateur, que celui de l’internaute en train de lire sur son smartphone dans le train. Ou ailleurs…

Pour aller plus loin dans votre apprentissage de l’écriture pour le web :

Faire une recherche de mots clés

Si vous vouliez apprendre à rédiger un article, vous voilà dans le vif du sujet. Car votre première action après avoir identifié une thématique et un objectif, c’est de choisir les mots clés.

Les outils ne manquent pas. Mais le plus puissant reste votre cerveau. Encore une fois, prenez la place de l’internaute : quelle requête taperiez-vous dans la barre de recherche si vous cherchiez des renseignements sur la thématique choisie ?

Vous avez réuni 3 ou 4 idées de requêtes ? Parfait ! Maintenant vous avez le droit d’utiliser certains outils.

Que vont-ils vous dire ? D’abord, ils vous apprendront si votre requête est effectivement recherchée ou non. Ils vous diront aussi s’il y a beaucoup de concurrence.

La requête idéale est très recherchée et peu concurrencée… autant vous dire que la requête idéale n’existe quasiment plus !

Vous pouvez aussi utiliser une longue traîne. Typiquement moins recherchée, elle subit peu de concurrence. Non seulement vous positionnerez plus facilement votre article dans la SERP, mais en plus, le trafic obtenu sera plus qualifié. Pourquoi ? Parce qu’elle saisit mieux l’intention de l’internaute qu’une requête plus générale.

Une requête générale pourrait être : bouquet de fleurs. Avec cette requête, vous n’avez pas la moindre idée de l’intention de l’utilisateur. Veut-il en acheter un, en fabriquer un ou en offrir un ? Si vous optez pour une requête plus longue, par exemple « acheter un bouquet de fleurs », votre texte apparaîtra directement devant les internautes intéressés par un achat.

Pour apprendre à écrire un article optimisé :

Chercher des sources fiables

Vous lisez ceci pour apprendre à écrire un article, mais pas n’importe lequel : un article de qualité. Et pour ça, vous devez distinguer les sources fiables des autres.

Une source de qualité n’est pas le premier article d’un blog inconnu trouvé en ligne dans la précipitation. Les blogs peuvent servir de source, à condition qu’ils soient reconnus dans leur domaine.

Connaissez-vous les deux grands types de sources ?

  • Les sources primaires : elles viennent des personnes qui ont créé l’information (scientifiques, politiciens, experts de toutes sortes), qui l’ont vue ou vécue.
  • Les sources secondaires : elles sont relayées a posteriori, par des personnes sans lien direct avec l’information. Il peut s’agir d’articles de vulgarisation, d’opinion…

Si on vous informe qu’un astéroïde va frapper la Terre, la source primaire est l’organe lanceur d’alerte (la NASA ou l’Agence spatiale européenne en général). La source secondaire est le journal dans lequel vous lisez cette information.

Les sources primaires sont les plus fiables. Les sources secondaires peuvent être fiables, mais la vulgarisation ou l’angle choisi peut les altérer. Il faut donc redoubler de vigilance si vous utilisez exclusivement des sources secondaires.

Où trouver des sources fiables ?

  • google scholar ;
  • encyclopédies ;
  • livres ou revues spécialisées ;
  • sites et blog d’autorité ;
  • sites (inter) gouvernementaux ;
  • sites des universités ;
  • sites d’institutions ou d’organisations référentes dans un domaine.

Ne faites plus ces erreurs :

Analyser les articles concurrents

Non, pas copier. Analyser.

Plus la requête est concurrentielle, plus cette étape est importante. Votre objectif ? Faire mieux que les articles les plus performants pour la requête choisie.

Vous ne pouvez pas contrôler certains aspects, notamment le nombre de backlinks et l’autorité du domaine concurrent. Mais tout ce qui apparaît sur votre page est sous votre entière responsabilité :

  • la fiabilité des informations et des sources ;
  • la qualité du rédactionnel ;
  • le nombre de mots ;
  • la variété du champ lexical ;
  • l’utilisation correcte des balises ;
  • la recherche du mot clé ;
  • le choix et l’optimisation des images ;
  • l’intitulé de l’URL ;
  • la qualité des liens externes.

Si le sujet choisi est généralement traité de façon complète en 4 000 mots, la probabilité de bien positionner un article de 1 000 mots est faible. Le critère du nombre de mots ne semble pas être, à lui seul, un facteur. Mais Google veut offrir l’information la plus complète et pertinente aux internautes. Sauf exception, un article de 4 000 (bons) mots sera plus complet qu’un de 1 000 mots.

L’analyse vous permet aussi de repérer les oublis de vos concurrents. Ils ont omis le mot clé dans l’URL ou dans le title ? Ne faites pas la même erreur. Bien entendu, cela reste de petits critères parmi des centaines de facteurs d’optimisation. Mais vous devez mettre toutes les chances de votre côté.

Comment analyser une page d’un autre site (sans vous prendre la tête) ? Mon outil préféré est Textfocus, mais vous pouvez aussi le faire avec Keywords Everywhere ou un logiciel d’aide à la rédaction.

Créer le plan de l’article

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. »

Cette citation de Nicolas Boileau ne pourrait pas mieux illustrer le processus de création d’un texte.

Apprendre à écrire un article nécessite d’avoir les idées claires. Vous voulez transmettre un message au lecteur. Sans structure, votre message ne sera pas compris.

Commencez par identifier le type d’article le plus adapté à votre sujet :

  • how to ;
  • opinion ;
  • liste ;
  • dossier ;
  • infographie ;
  • interview ;
  • analyse
  • etc.

Rédigez ensuite un titre — qui pourra être revu — et les intertitres (Hn). Demandez-vous :

  • si ce sont les sujets clés pour la thématique envisagée ;
  • si leur ordre est logique.

Le type de texte a une influence sur la structure :

  • Un article how to doit consister en une suite d’étapes à l’issue desquelles le lecteur obtiendra le résultat promis.
  • Une liste est organisée avec des intertitres numérotés.
  • Le dossier doit aborder toutes les dimensions d’un thème. C’est un article long et exhaustif qui commence par une définition du sujet. Il contient des exemples, des analyses…
  • L’analyse est plus courte. Sa structure suit généralement la pyramide inversée, en commençant pas l’élément le plus important.

Vous pouvez ensuite mettre les idées principales en dessous de chaque intertitre. Lorsque vous êtes certain de ne rien avoir oublié, une dernière question s’impose : cette structure répondra-t-elle bien à la promesse faite dans votre titre ?

Pour en savoir plus :

Écrire le contenu (enfin)

Vous vous demandiez si ce texte allait vraiment vous apprendre à écrire un article ? Oui, vous y êtes ! Écrivez maintenant.

Sérieusement, écrivez.

Tout ce qui vous passe par la tête. N’essayez surtout pas de faire de jolies phrases, de corriger vos fautes d’orthographe ou de syntaxe. En cherchant à faire un texte trop parfait dès le premier jet, vous perdrez du temps. Pire, vous pourriez faire un blocage.

L’inspiration ne vient pas pour l’un de vos intertitres ? Vous ne trouvez pas un mot ? Laissez l’espace vide, vous y reviendrez plus tard.

Après avoir suivi de nombreuses formations et lu de nombreux livres consacrés à l’écriture — pour le web ou littéraire —, je peux vous assurer que tous les rédacteurs, copywriters, romanciers, essayistes… passent par cette étape.

C’est le brouillon. Sa création est douloureuse. Vous accouchez de vos idées, vous les extirpez de votre cerveau.

Mais après, ce n’est que du bonheur. (Parole de femme ! 🥰)

Soigner les zones chaudes du texte

Le titre (title SEO)

C’est lui qui apparaît sur la page de résultats du moteur de recherche. Il a donc une double fonction :

  • Refléter fidèlement le contenu de l’article.
  • Donner envie de cliquer.

Il est donc d’une importance capitale.

Vous avez un titre temporaire. Je vous conseille d’en créer plusieurs versions et de choisir celui qui remplit le mieux ces deux fonctions.

N’hésitez pas à partager l’information essentielle dès le titre. Bien sûr, cela enlève un peu de suspens. Mais cette précision incite les lecteurs à en savoir davantage.

Et n’oubliez pas que l’espace est limité : vous avez environ 600 pixels, soit 60 à 70 caractères. Si vous dépassez, votre titre apparaîtra tronqué sur la page de résultat de Google.

L’introduction

C’est elle qui va inciter votre lecteur à lire… ou à fuir.

La méthode la plus simple est d’introduire votre article avec le point le plus surprenant, le plus utile ou le plus pertinent de votre raisonnement. Cela donne une excellente raison au lecteur de poursuivre.

Deux autres méthodes existent, mais elles doivent être parfaitement maîtrisées pour obtenir le résultat souhaité :

  • Le suspens : vous titillez la curiosité du lecteur en lui révélant une partie de l’information et en lui faisant comprendre que le reste est encore mieux.
  • Le storytelling : vous introduisez votre texte par une histoire afin d’immerger l’internaute dans la lecture.

Les intertitres

J’en ai déjà parlé. Les intertitres (vos h2, h3…) structurent votre texte. Ils sont aussi scannés par le lecteur et doivent lui donner une idée précise de ce qu’il va trouver dans votre article.

Vous devez insérer un intertitre dès que le texte atteint 300 mots. Cela améliore la lecture et donne un repère visuel à l’utilisateur.

Comme pour le titre, l’intertitre est généralement descriptif. Il complète le titre pour que le lecteur se fasse une idée précise du contenu rien qu’avec ces éléments.

Vous n’avez aucune limite de pixels, mais je vous conseille de faire court. Le but des intertitres est la lisibilité. Si l’internaute les trouve trop longs, il ne les lira pas.

Les images

S’il y a une chose qui attire le regard, c’est une image !

Lorsqu’elle est choisie avec soin, l’image vaut mille mots. En pratique, elle est souvent choisie parce qu’elle est jolie, qu’elle va bien avec le design du site et que vous voulez aérer votre texte (oui, oui, avouez !).

Ce n’est pas grave. Ce que vous devez retenir, c’est que les mots qui suivent l’image sont aussi scannés par le lecteur. Légende ou paragraphe, le texte qui suit doit apporter de la valeur au lecteur.

Si votre image est unique et pertinente pour le lecteur, pensez à l’optimiser en lui attribuant un nom de fichier adéquat (pas IMG254823.jpg) et un attribut Alt descriptif. L’attribut Alt est ce qui s’affiche par défaut si l’image ne charge pas. Il est aussi lu aux personnes malvoyantes qui utilisent un lecteur d’écran.

La méta-description

C’est la vitrine de votre article. C’est l’accroche grâce à laquelle le lecteur est tenté de cliquer sur votre lien lorsqu’il est sur la page des résultats de recherche. Elle doit compléter — et non répéter — votre title.

Comme le titre, elle doit révéler une information suffisamment importante ou promettre un bénéfice à la lecture de l’article. Ce bénéfice peut simplement être la promesse d’un renseignement utile pour le lecteur, comme une solution pour un problème, une méthode pour parvenir à un objectif…

La méta-description ne peut pas être trop courte : si elle est inférieure à 50 caractères environ, elle sera remplacée par un extrait de votre texte choisi par Google. Elle ne peut pas être trop longue non plus, sinon elle sera tronquée. Elle doit faire environ 920 pixels, soit environ 160 caractères.

Que se passe-t-il si vous ne créez pas de méta-description ? Google prend l’extrait qu’il estime le plus représentatif de votre page. Cela donne une vision plus représentative de votre contenu à l’internaute. C’est d’ailleurs la solution utilisée par Lucie pour ce blog.

Vous n’êtes pas certain de correctement optimiser votre article ? Visionnez cette pépite dans laquelle Lucie vous explique l’optimisation d’un article de blog de A à Z. Pour la petite histoire, c’est cette vidéo qui m’a convaincue de lui faire confiance et de suivre sa formation. Je voulais savoir faire ça aussi. Et je n’ai pas été déçue.

Vous voulez en savoir plus ?

Charcuter le texte (euh… corriger l’article)

Nous arrivons à l’étape finale. Vos microcontenus (titre, intertitres…) sont au top, mais alors, le reste… c’est la cata.

Lors de la première relecture, vous devez :

  • Effacer tout ce qui n’apporte rien à votre texte : les mots inutiles, les digressions, les doublons…
  • Renforcer la puissance de votre texte : réduire ou scinder les phrases trop longues, remplacer les mots et verbes faibles, modifier les phrases passives…
  • Vérifier l’agencement de vos arguments : le texte mène-t-il logiquement à votre conclusion ? Remplit-il sa promesse pour le lecteur ?
  • Insérer un appel à l’action : indispensable pour n’importe quel contenu, il doit idéalement être court et à l’impératif.

Lors de la seconde relecture, vous devez chasser la moindre faute : les mots oubliés, les fautes de frappe, de syntaxe, d’orthographe…

Pour cette étape, vous aurez besoin de :

Apprendre à écrire un article (et bien d’autres contenus) avec Lucie

Cet article rassemble déjà les informations principales. Mais pour aller plus loin et vous tenir informé, je vous conseille :

Anne Beckers — ancienne élève de la promotion Origami 2 et coach dans l’équipe de Lucie Rondelet.

Sources :

  • Ann Handley, Everybody writes
  • Muriel Gani, Écrire pour le Web
  • Webrankinfo
  • Julia Mccoy, So you think you can write
  • Et bien d’autres

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